IXèmes Jeux de la Francophonie et …élections

Pas de IXèmes Jeux de la Francophonie cette année. Ceux qui croyaient au miracle en ont eu pour leur pari. Ce sera, théoriquement, l’année prochaine.

Problème, 2023 c’est déjà demain. Et si les préparatifs continuent à se passer davantage dans des bureaux que sur le terrain, la prolongation  risque de s’avérer aussi improductive que le temps additionnel. Les jeux comme toute grand-messe de cette nature -CAN, Jeux olympiques…- valent principalement  par leur préparation en amont.

 Sans ce préalable, au mieux des jeux bâclés et, au pire, point de compétition. Et bonjour le report, l’annulation ou encore la délocalisation.

Mutatis mutandis, les élections répondent aux mêmes exigences. C’est l’année préélectorale qui détermine la qualité des scrutins. 2022 est donc une année cruciale pour le processus électoral.

Sans intenter un procès en immobilisme contre le bureau Kadima, force est tout de même de constater qu’il il y a retard à l’allumage. La faute d’abord à  quantité de difficultés objectives liées à l’absence de consensus à tous les étages.

Au niveau des confessions religieuses avec le décrochage des Catholiques et des Protestants, les deux confessions pourvues d’expertise électorale avérée. Au sein de la classe politique où les oppositions et même la branche katumbiste du pouvoir ne sont pas partie prenante. Une vraie pesanteur  quand on sait que la crédibilité des élections dépend de la participation des opposants.

Autrement, on retournerait au bon vieux plébiscite mobutien sous le pouvoir…UDPS. De quoi faire se retourner dans leurs tombes ceux  de 13 parlementaires – défunts – signataires de la lettre ouverte au Président Mobutu prélude à la création du parti voici 40 ans presque  jour pour jour. 

 A ces deux hypothèques s’ajoute le sempiternel double défi logistique et financier. Les élections nécessitant la mobilisation de plusieurs centaines de millions de dollars. Tout comme les IXèmes Jeux de la Francophonie et le projet de développement de 145 territoires ! ça sent le  » qui trop embrasse, mal étreint « .

Comme si cela ne suffisait pas, last but  not least,  il y a cette chasse à l’homme ou- aux sorcières ?-  déclenchée à la suite des  » indices sérieux d’atteinte à la sûreté de l’Etat ».

Au pays de mille et une opérations, une espèce d’opération  » kanga suspect  » nous est née ! Délits  de faciès, de parenté, délation, B.I ,purge au sein de l’appareil d’Etat,  croisade contre tous les suspects  » potentiels « , des militants tièdes  et autres  » ennemis  » du pouvoir… Un vaste  chantier qui ferait  craindre la  résurgence des pratiques très Deuxième République et qui éloignerait l’horizon électoral. Et les IXèmes Jeux de la Francophonie.     José NAWEJ

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