Félix Tshisekedi artisan de l’indépendance vaccinale de l’Afrique

*Le panel chargé d’accompagnement dresse un bilan satisfaisant du mandat de Fatshi à la tête de l’UA.

* A l’en croire, grâce au partenariat lancé, le continent africain va produire d’ici à 2040 60 % de ses vaccins contre différentes maladies. 

Le président de la République démocratique du Congo Félix-Antoine Tshisekedi a exercé la fonction de président de l’Union africaine de février 2021 à février 2022. Au cours d’une conférence de presse le week-end dernier, le panel chargé d’accompagner sa mandature à la tête de cette organisation panafricaine a dressé un bilan satisfaisant.  Le partenariat qu’il a signé pour la production des vaccins en Afrique est parmi les grandes réalisations à l’actif du président de l’UA sortant.

Pour ce panel dirigé par le professeur Alphonse Ntumba Luaba, le bilan de Félix Tshisekedi à la tête de l’UA est positif, au regard des priorités déclinées lors de son discours d’acceptation prononcé lors de sa prise de fonction le 7 février 2021. Pour Ntumba Luaba, en lançant ce partenariat sur la production des vaccins, celui que des Congolais appellent «Fatshi béton» s’est révélé l’un des artisans du combat pour l’indépendance vaccinale de l’Afrique.

«Face à l’inégalité vaccinale, les chefs de l’Etat ont décidé de  mettre en place un système. Ça c’est un héritage du président Felix Tshisekedi. C’est le lancement d’un partenariat pour la production des vaccins en Afrique. Les chefs de l’Etat se sont dit, pourquoi continuer à dépendre d’autres pays pour des besoins de base de ce genre. Non seulement ils ont affirmé la volonté politique de produire des vaccins en Afrique, mais ils ont mis en place une feuille de route permettant d’atteindre ces objectifs. Présentement, l’Afrique ne produit qu’un pourcent de ses besoins en vaccins. Les chefs d’Etat se sont mis d’accord qu’en 2040, l’Afrique devra produire 60 % de ses vaccins. Il s’agit de 22 types de vaccins. Pas seulement contre la Covid-19« , a déclaré un membre du panel chargé des questions de santé.

RAYONNEMENT CULTUREL

Pour le professeur Isidore Ndaywel, le mandat de Felix Tshisekedi à la tête de l’UA a été un moment de grand rayonnement pour la culture africaine de manière générale. Parmi les acquis sur le plan de la culture, cet historien a cité en premier la mise en application de la Charte de la renaissance culturelle africaine.

«C’est un document extrêmement important. Voilà que les différents ministères de la Culture en Afrique disposent enfin d’une feuille de route unique qui met l’accent sur les fondamentaux de notre culture. C’est-à-dire la nécessité d’affirmer notre identité et l’unité africaine, en rêvant sur l’importance de notre patrimoine et la la nécessité de soutenir les créativités africaines», a-t-il déclaré.

Les autres réalisations citées par le professeur Ndaywel sont entre autres la prise en charge par l’UA de la célébration, le 24 janvier de chaque année, de la journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante et la multiplication des espaces d’expression des artistes. C’est dans ce cadre, soutient-il, que le cinéma africain a eu un pavillon à la dernière édition du festival de Cannes.

PRIX PANAFRICAIN DE LITTÉRATURE

Il a aussi parlé de l’institutionnalisation du Grand prix panafricain de littérature, la création du festival panafricain de Kinshasa, l’inauguration de la maison de la culture africaine et afrodescendante et la traduction de l’hymne de l’UA en Lingala.

Le professeur Ndaywel a saisi cette occasion pour annoncer la publication dans les prochains jours d’un ouvrage préfacé par le chef de l’État qui raconte l’histoire de la RDC à l’intention des enfants congolais. Au chapitre des innovations sur le plan culturel, il a cité l’inscription de la Rumba au patrimoine immatériel de l’Unesco et la chanson que la RDC a dédiée à l’UA qui a connu la participation des artistes comme Lokwa Kanza, Fally Ipupa et Charlotte Dipanda, sous la coordination de Souzy Kaseya.

Sur le plan sanitaire, le Panel note aussi un bilan satisfaisant. Outre le partenariat pour la production des vaccins et la lutte contre la Covid-19, le chargé des questions de santé dans cette cellule d’accompagnement a évoqué les consultations pour le nouvel ordre de santé publique en Afrique.  

LANCEMENT DES ACTIVITÉS DE LA ZLECAF

Au plan économique, le professeur Daniel Mukoko Samba a retenu le lancement effectif des activités de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Il a aussi rappelé la participation du président Tshisekedi à la déclaration de Paris qui a permis de mettre en place l’initiative de suspension de service de la dette et son extension pour l’Afrique.

Cet économiste a par ailleurs rappelé le combat bénéfique mené par le président Félix Tshisekedi lors du sommet de Paris pour l’augmentation de la part revenant à l’Afrique des Droits des tirages spéciaux du FMI, de 33 milliards USD (sur les 650 milliards USD) à 100 milliards USD. 

Parlant des acquis dans le chapitre Jeunesse et éducation, Raissa Malu a épingle l’organisation, avec la collaboration de la direction genre, jeunesse et éducation de la commission de l’UA, de l’Académie des jeunes agents de changement. Cette académie a permis la formation de 150 jeunes congolais sur les politiques et programmes de l’UA. Elle avait pour objectif de les outiller afin de se porter candidats dans les postes ouverts au sein de l’UA.

TAIRE LES ARMES

Dans le registre sécuritaire, le Panel retient la poursuite de la campagne «taire les armées». Il s’est félicité du rôle joué par le président Félix-Antoine Tshisekedi dans la relance des négociations entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie dans le cadre du barrage de la Renaissance. Quant au projet du barrage grand Inga, les membres du panel ont affirmé que les équipes sont actuellement à pied d’œuvre pour l’adapter à la transition énergétique.

«Le président Félix Tshisekedi a assuré sa charge avec dignité et pleinement. Il a été apprécié par ses pairs. Il a été un président à l’écoute des autres. Sa présidence à l’Union africaine a marqué le retour de la RDC sur la scène internationale, panafricaine et sur l’échiquier mondial. On peut dire que la RDC est devenue un partenaire incontournable dans la recherche des solutions pour l’Afrique et pour le monde», a conclu le professeur Alphonse Ntumba Luaba. Orly-Darel NGIAMBUKULU

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