« Une fausse alerte », martèle le DG de l’OVD Victor Ntumba

* Aux dires du n°1 de l’OVD, tous les projets de réhabilitation des routes sont effectifs et suivent leur chronogramme.

Il n’y a pas de détournement des fonds destinés à la réhabilitation de la chaussée dans le cadre des projets Tshilejelu, Modern, ABC et JKK et il n’y en aura pas, a martelé le Directeur général de l’Office des voiries et drainage, Victor Ntumba, au cours d’une conférence de presse tenue, hier mercredi 12 janvier, à Kinshasa, pour éclairer la lanterne du public sur ce sujet à polémique.

Pour le numéro un de l’OVD, le mode de financement de ces différents projets ne facilite pas ce genre de compromission, car il s’agit d’un partenariat Public-privé (PPP) et non d’un financement normal. La particularité de ces quatre projets, explique Victor Ntumba, c’est que ce sont des projets qui se font sur un financement PPP. 

« Le partenariat Public-privé signifie qu’un partenaire va chercher sa ligne de crédit auprès d’une banque et revient vers le gouvernement à travers l’OVD pour chercher la garantie de remboursement.  Et c’est ce qui a été fait pour les projets Tshilejelu, ABC, Modern et JKK », explique Victor Ntumba.  « Ça signifie, poursuit-il, que le privé va vers une institution bancaire et on lui donne sa ligne de crédit et lui revient vers l’OVD pour chercher la garantie de remboursement et la garantie de remboursement a été trouvé pour ces quatre projets à travers le Foner, qui assure le remboursement ».

« C’est donc un prêt du gouvernement auprès de Foner, que le gouvernement doit rembourser, parce que le Foner ne s’occupe que de l’entretien. Et là, nous sommes dans un domaine de réhabilitation.  Ce qui fait que le gouvernement, qui ne disposait pas en ce moment-là des ressources, est obligé d’emprunter de l’argent auprès de Foner qu’il va rembourser pour pouvoir réaliser ces projets« , a-t-il précisé.

Impossible de détourner

« Dès que la garantie de remboursement est assurée« , précise Victor Nutmba, « nous signons un accord de financement avec la banque dans lequel, avec le Foner, nous définissons la quotité de remboursement mensuel.  Pour Tshilejelu, c’est 1,5 millions USD qui doit être donné mensuellement.  Ce qui fait 18 millions Us à rembourser sur une année.  Pour le projet Tshilejelu, le montant, c’est 138 millions Usd pour des travaux qui vont se réaliser pendant trois ans. Mais, le remboursement se fait pendant 6 ans pour assouplir le trésor public« .

Avec ce mode de financement, insiste Victor Ntumba, c’est impossible de détourner l’argent par l’OVD, comme on entend certains le dire. « Les seules sociétés qui peuvent voler de l’argent dans ce circuit, c’est CREC-7, Modern, JKK ou ABC. Mais à leur niveau aussi, c’est impossible parce que le remboursement se fait sur base de facturations qui sont approuvées par la mission de contrôle et l’OVD avant d’être envoyées à la banque pour le remboursement. Donc, s’il y a vol, c’est le partenaire qui a lui-même trouvé sa ligne de crédit, alors qu’il ne peut pas voler lui-même l’argent qui lui permet de faire des travaux. Or, s’il n’effectue pas de travaux, il n’y aura pas de facturation ni de remboursement. C’est un élément qu’il faudra clarifier.  L’OVD ne voit pas l’argent.  Il y a un compte dépôt qui est ouvert au niveau des différentes banques pour lesquelles le Foner verse de l’argent.  Et ces comptes servent au remboursement par rapport aux factures approuvées.  Donc, l’OVD n’est pas au contact avec de l’argent et c’est impossible qu’il détourne de l’argent« .

Le gré à gré se justifie avec Le mode PPP

Pour le moment, l’Office des voiries et drainage gère cinq projets : Tshilejelu, ABC, Modern construct, JKK, Zéro trous et d’autres projets sous financement de Foner (Fonds d’entretien routier). Les projets phares sont : Tshilejelu et Zéro trou.  Le projet Tshilejelu, ABC, Modern et JKK sont faits sous un même bloc, un même package. 

Victor Ntumba fait remarquer qu’à son arrivée à la tête de l’OVD, au mois de juin 2020, le projet Tshilejelu était déjà en gestation, au niveau de la présidence et du Ministère des Infrastructures et Travaux publics. « Au moment où nous sommes arrivés, l’OVD n’était pas concerné dans le projet. Quand nous sommes arrivés, comme on parlait de la voirie, nous avons fait la plaidoirie auprès des autorités pour que l’OVD soit pris en compte.  C’est comme ça qu’au cinquième mois de préparatifs du projet Tshilejelu que l’OVD va entrer. Et à l’époque lorsque le montage était fait, Tshilejelu ne concernait que l’espace Kasaï. Mais quand nous nous sommes arrivés, nous avons fait aussi une plaidoirie pour que la ville de Kinshasa soit prise en compte. Ce qui explique les 40 Kms qui ont été réservés à la ville de Kinshasa« . 

Le projet Tshilejelu a bénéficié des autorisations préalables avant de signer des contrats, fait remarquer Victor Ntumba. « La première autorisation, c’est celle du 1er ministre. En dehors de cette autorisation, il y a eu l’autorisation du ministère des Finances. Et nous avons eu aussi les autorisations de notre ministre de tutelle, qui est le ministre des Infrastructures et des Travaux publics. Fort de ces autorisations, nous avons amorcé tous les processus de passation des marchés. Cela signifie que nous avons commencé par écrire à la Direction de contrôle des marchés, qui nous a donné un avis de non-objection.  Et à partir de cet avis de non objection, nous avons signé  le contrat avec CREC-7, le 23 septembre 2020« . 

Le gré à gré qui a été fait avec CREC-7, Modern, JKK, ABC se justifie par la simple raison que ce sont ces entreprises qui sont allées chercher leurs lignes de crédit auprès des banques. « Je tiens à souligner que le contrat n’est pas opérationnel tant qu’il n’y a pas l’avis du ministère des Travaux publics qui est le maître d’ouvrage.  Nous avons aussi obtenu pour ces quatre projets, l’approbation du ministère des Travaux publics qui nous a permis de signer en bonne et due forme les différents contrats. Tous ces éléments prouvent que l’OVD est respectueux de la procédure de passation des marchés.  Et le gré à gré qui a été fait est un mode de passation des marchés« .

Exécution des travaux

Le chef de l’Etat a lancé les travaux du projet Tshilejelu le 17 mars sur l’avenue Ngapama à Kinshasa et le 27 mars sur instruction du chef de l’Etat, l’ancien vice-Premier ministre des ITPR a lancé les travaux à Mbuji-mayi et le 29 du même mois à Kananga. 

« Nous avons, dit-il, commencé avec les trois provinces  parce que Tshilejelu comprend tout l’espace Kasaï avec 100 Km (25 Km dans le Kasaï Oriental, dans la ville de Mbuji-Mayi ; 35 Km dans le Kasaï central à Kananga ; Lomami 10 Km à Kabinda et 5 Km à Muene Ditu ; Province du Kasaï avec 15 Km à Tshikapa et au Sankuru 10 Km) et Kinshasa 40 Km.  Nous avons commencé les travaux par les assainissements dans les villes de Kinshasa, Kananga et Mbuji-Mayi, parce que c’est l’eau qui détruit la chaussée« .

Après, il faut attaquer la chaussée. C’est là où se situent les préoccupations de la population, qui est restée longtemps avec des infrastructures délabrées et veut voir rapidement le bitume.  « Mais avant cela il y a tout un processus qui doit se faire.  Dans la chaussée, il y a trois parties: la couche de fondation, la couche de base et la couche de roulement que les gens veulent voir immédiatement. Or, ça ne peut se faire comme ça pour la raison que, dans la ville de Kinshasa, nous avons un délai de 28 mois, avec deux mois de mobilisation. A la date d’aujourd’hui, l’OVD a 7 mois des travaux à Kinshasa.  Nous avons 36 mois pour Mbuji-Mayi et Kananga. Il nous reste encore 29 mois des travaux.  Donc, on ne peut pas dire que le projet est un fiasco, parce qu’il poursuit son chemin. La grande difficulté qu’on a eue, c’est dans l’espace Kasai suite à son enclavement« , a-t-il ajouté.

Le patron de l’OVD invite  la population au calme et à la patience.  Car, les travaux se poursuivent normalement suivant une programmation bien suivie.  Rocco NKANGA

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