Le SPACE accompagne le gouvernement pour un enseignement de qualité, rassure son Secrétaire permanent

Le  Secrétariat Permanent d’appui et de coordination du secteur de l’éducation (SPACE) est une structure interministérielle qui a la lourde mission d’aider les quatre ministères à savoir  EPST, ESU, FPAM et Affaires sociales dans la conception des reformes éducatives importantes. Une initiative du gouvernement en collaboration avec ses partenaires qui voulait mettre en place la stratégie sectorielle de l’éducation pour la période 2016-2025 , a estimé  que la réforme du système éducatif  ne pouvait bien fonctionner ou être mise en application que si les quatre ministères qui s’occupent de l’éducation au pays  se parlaient techniquement.

Ainsi, le SPACE a l’honneur d’accompagner le gouvernement dans la conception  et la mise en œuvre de ces réformes. Ce sont là, les explications du Secrétaire permanent de SPACE qui s’est  confié aux membres du Réseau des Journalistes pour l’éducation ( RJE) au cours d’un entretien le week-end à Kinshasa. Occasion pour le Prof Valère Munsya d’éclairer l’opinion sur les missions de cette structure et les perspectives  dans la reforme du secteur de l’éducation en RDC.

Réagissant aux propos de ses détracteurs, le SP de SPACEl a fait savoir que cette structure  accompagne le gouvernement dans le processus de conception, d’élaboration et de suivi de la mise en œuvre d’importantes réformes du secteur de l’éducation.  » Cette structure est toujours ouverte. Si les gens ont besoin d’informations, qu’ils viennent, moi je n’ai pas d’audience. Il est important  que les gens comprennent que s’ils voient le SPACE apparaitre dans tel ou tel projet, ce n’est pas que je veux gérer ce projet.  Le SPACE est là tout simplement pour  voir si on est dans la bonne direction ou pas et lors de la revue, on va dire que tel projet a atteint l’objectif ou pas. Nous ne gérons pas. Nous sommes sur le plan stratégique pour se projeter sur l’avenir de l’éducation « , a expliqué le Secrétaire permanent du SPACE.

Cependant, le Prof Valère Munsya a précisé à l’attention de  l’opinion que sa structure  ne gère pas les projets contrairement aux allégations faites par certaines personnes en mal de positionnement.  « Le SPACE n’assure pas la gestion au quotidien des projets des réformes du système  éducatif.  Nous avons   deux sortes des projets. Il y a des projets  mis en œuvre par le gouvernement à travers le ministère de l’EPST (PEQPESU, PAQUE, etc.) et nous avons ceux mis en route directement par les partenaires qui les financent mais évidemment avec les administrations. Il n’y a pas un seul dollar qui sort sans l’autorisation du financeur et dans le cas du PAQUE, il y a l’avis de non objection de la Banque Mondiale et des audits indépendants tous les trois mois », a-t-il expliqué. Le SPACE s’occupe de suivi des reformes, raison pour laquelle il  est partout là où il y a  les projets qui  s’occupent des réformes. A ce sujet, le salaire des cadres du SPACE n’est pas à multiplier par le nombre de projets.  » Nous n’avons  qu’un seul salaire « , a laissé entendre Valère Munsya.

Pour apaiser ceux qui l’accusent d’être omniprésent   dans tous les projets de réformes,   le Secrétaire permanent du SPACE a émis le vœu de voir l’année 2022 être celle du dialogue entre tous les acteurs du secteur de l’éducation pour une bonne mise en œuvre des réformes éducatives et cela dans l’intérêt supérieur du pays.

Des reformes

On rappelle que de  par sa mission, le SPACE  aide le gouvernement dans l’élaboration des politiques et des reformes éducatives. Après l’adoption de ces politiques, l’étape suivante est la mobilisation des ressources auprès du gouvernement, parce que les réformes sont un investissement comme dans tous les autres secteurs.  Aussi, le Prof indique-t-il que  le SPACE  ne met pas en œuvre les réformes. Ce sont les ministères et leurs administrations qui s’occupent de la mise en œuvre.

  » Je peux vous assurer qu’au jour d’aujourd’hui, le SPACE n’a pas de caisse. Si j’ai besoin d’un lap top, je prépare un état de besoin, que j’adresse à un des projets qui nous soutiennent et il nous livre non pas l’argent, mais plutôt, le matériel demandé.  Notre chargé de toutes ces questions, prépare un état de besoins qu’il adresse dans un cas comme dans un autre, à un projet. Si la demande est jugée fondée, alors on nous fournit le matériel demandé. Donc nous n’avons pas d’argent que nous gardons ou nous gérons« .

Selon Valère Munsya, le SPACE a   joué un rôle important dans la mobilisation des ressources financières du secteur de l’éducation concernant notamment  la part du budget alloué à l’éducation. Qui est passé de  7% en 2010 à 23 % en 2022 bien que les défis à relever sont encore énormes. A ce sujet, le Secrétaire  permanent du SPACE, a  salué  la volonté politique du Président de la République, Félix Tshisekedi qui a fait de la gratuité de l’éducation son cheval de bataille.  Car toute réforme doit être soutenue par une volonté politique, a-t-il mentionné.

Par ailleurs, le numéro 1 de ce programme du gouvernement a estimé que pour plus d’efficacité, il faut proposer au gouvernement de recentrer les réformes envisagées selon les priorités.  » Mettre en œuvre 10 reformes en même temps, c’était une grande ambition. On ne peut pas les mettre toutes en œuvre en même temps. Nous allons proposer lors de la grande revue au gouvernement, de pouvoir recentrer, compte tenu des moyens qui sont pas énormes, sur quelques réformes peut-être deux et que les partenaires qui veulent aider le gouvernement, puissent centrer leurs interventions sur ces deux reformes « , a-t-il martelé.

Les autres missions de SPACE sont  la mise en oeuvre des réformes dans les 4 ministères pour un accompagnement; le suivi pour l’atteinte des objectifs ainsi que le dialogue avec les bénéficiaires de ces projets.

Toutefois, il a reconnu qu’il y a des réformes qui marchent et d’autres non. Mathy Musau

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