La RDC se prépare à solliciter des financements verts auprès de la Comifac

La République démocratique du Congo se prépare à envoyer un dossier bancable de demande des financements verts à la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) et aux autres partenaires publics et privés au niveau bilatéral et multilatéral. C’est dans le cadre des financements verts pour accélérer le suivi après la conférence de Glasgow en Ecosse sur les changements climatiques tenue du 1er au 13 novembre 2021.

 Le Congo-Kinshasa ne voudrait donc pas être considéré comme «pays solution» d’une manière théorique, à ne pouvoir offrir à ses habitants des solutions de portée significative sur tous les projets de nature à renforcer son leadership régional et international en matière environnementale.

DEMANDE DE FINANCEMENTS

Au cours de la 36ème réunion du Conseil des ministres du vendredi 14 janvier dernier, le Président de la République, Félix Tshisekedi  a chargé le Premier ministre, Sama Lukonde et les ministres en charge de l’Environnement, de l’Entrepreneuriat, du Numérique, des Finances, de l’Agriculture et de l’Aménagement du territoire de se concerter dans le meilleur délai avec différents experts de toutes les institutions publiques et privées concernées par la question environnementale. Le but de cette rencontre est de dégager des pistes de convergence et proposer rapidement un dossier bancable de demande des financements à la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) et aux autres partenaires publics et privés au niveau bilatéral et multilatéral.

Le Chef de l’Etat a insisté, apprend-on, sur la nécessité d’évaluer les retombées des réunions bilatérales organisées dans le cadre de la COP 26 et l’urgence de mutualiser les efforts de reforestation et d’évitement de la déforestation, ainsi que de les capitaliser sous forme de crédits carbones, dans le but d’accroître les ressources de financement pour la transformation rapide des économies rurales.

GENERER DES RESSOURCES DANS LES ECONOMIES VERTES

Il a par ailleurs relevé l’importance d’inciter la population, et surtout la jeunesse, à se lancer dans l’économie verte de manière à contribuer à une création d’emploi durable et ainsi générer des revenus.

Le programme de développement à la base des 145 territoires initié par le premier citoyen congolais devra contribuer à générer des ressources dans les économies rurales dont la plupart présentent des terres propices au développement de l’agriculture.

Les dirigeants ont la responsabilité d’aider les populations rurales concernées à appréhender le respect de l’environnement non comme un frein à l’économie, mais plutôt comme une véritable opportunité d’améliorer la qualité ou les conditions de vie dans leur milieu naturel et de participer au business vert, dont ils doivent être des acteurs de premier plan.

DEBOISEMENT ET DEFORESTATION SANS MERCI

Bien des milieux ruraux vivent un déboisement et une déforestation sans merci depuis des décennies car les populations s’adonnent à la fabrication des braises et la coupe de bois de chauffe. Ce qui a réduit la production agricole car le sol jadis fertile s’appauvrit de plus en plus. Le phénomène a pour conséquence immédiate la malnutrition des populations rurales.

Les dirigeants ont un grand travail de sensibilisation sur la question est à mener auprès des populations qui doivent commencer à apprendre à vivre autrement conformément à la nouvelle donne environnementale. Kléber KUNGU

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