Gare aux effets d’entrainement !

* Selon l’arrêté du ministre signé hier mardi, 1 litre d’essence passe de 2.000 Fc à 2.095 Fc, celui du gazole se vendra désormais à 2.085 Fc …

Mauvaise nouvelle pour les « consommateurs » des produits pétroliers de la zone Ouest en RD Congo. Dans un communiqué officiel hier mardi 25 janvier, le ministre de l’Economie nationale a annoncé la signature des arrêtés portant fixation du prix des carburants terrestres et d’aviation dans la zone d’approvisionnement Ouest. A savoir, la ville de Kinshasa, les provinces du Kongo central et de l’ex-Bandundu.

Selon ces nouvelles structures des prix, un litre d’essence passe de 2000Fc (1$US), à 2095 Fc. Soit, une légère augmentation de 0,95 Fc. Par ailleurs, un litre de gazole se vendra désormais à 2085 Fc. Celui du pétrole à 1700Fc. En ce qui concerne les carburants d’aviation, le litre se négociera dorénavant à 1575,43 Fc.

« Cette décision fait suite à l’évolution considérable des paramètres de la structure des prix desdits produits. Elle vise à soulager la trésorerie des sociétés pétrolières et à maintenir l’équilibre du système d’approvisionnement en carburants dans cette partie du pays« , argumente le ministre Jean-Marie Kalumba Yumba, dans ce communiqué signé par son directeur de cabinet, Guillain Malère Mukedekereza.

GARE AUX EFFETS BOOMERANGS

Ici comme ailleurs, au-delà de son utilisation efficiente dans la production, le pétrole conserve encore jusqu’ici, son caractère indispensable. Mieux, son importance en tant que combustible, pour une part croissante dans le secteur des transports.

Si les prix de cette matière première sont fixés en rapport des contraintes sur le marché international, toute tendance haussière impacte inexorablement sur les marchés internes. Normal, quand on sait que tous les pays n’ont pas les mêmes réalités économiques !

En RD Congo, par exemple, le coût du carburant a toujours été l’un de principaux déterminants des prix sur le marché des biens et de services. L’expérience renseigne qu’à Kinshasa, lorsque le marché pétrolier est « enrhumé« , celui des biens et services tousse.

« Généralement, le ton est donné par les transporteurs en commun qui, sans attendre une nouvelle grille officielle des prix du transport urbain, prennent pour prétexte la donne à la pompe pour revoir unilatéralement le prix de la course en taxi ou du billet des bus et minibus, selon des itinéraires fixés de leur propre gré.

Nombreux sont également ces transporteurs en commun moyens qui, comme pour contourner la hausse de prix du carburant, jouent au malin en sectionnant leurs itinéraires traditionnels.

Ainsi, par exemple, un taxi ou minibus desservant la ligne Victoire-Lemba, commence par embarquer des passagers à destination de la 7ème rue Limete. Une fois arrivé à destination, il embarque à nouveau pour la Place Victoire, qui est sa vraie destination finale.

Dans ces conditions, les passagers embarqués au premier point de départ, sont obligés de payer deux fois, pour la même trajectoire. Il s’agit de la fameuse pratique de « demi-terrain« , bien connue des services publics qui est dans leurs attributions la règlementation de ce secteur.

REVISER LES PRIX

Dans un pays comme la RD Congo, où non seulement, des privés prennent parfois des libertés avec des textes légaux, mais aussi des services publics censés veiller au respect desdits textes, ne contrôlent plus rien, ça craint. Car, l’augmentation des prix du carburant risquent d’entrainer et, de manière incontrôlée, celle des denrées alimentaires, au cas où les dirigeants du pays tarderaient à prendre des mesures idoines d’encadrement.

Dès lors que la zone Ouest du pays englobe les provinces du Kongo central et de l’ex-Bandundu, considérées non sans raison, comme le grenier de proximité de la ville de Kinshasa, pas donc étonnant que le coût d’un sac de cossette de manioc, de maïs en grains, en provenance de ces deux provinces, prenne disproportionnellement de l’ascenseur à leur tour.

Le week-end dernier, le ministre de l’Economie nationale avait signé les premiers arrêtés portant fixation du prix des carburants terrestres et d’aviation dans la zone Sud-est du pays. Comme pour dire, les arrêtés signés hier pour la même raison et qui concernent la zone d’approvisionnement Ouest, sont  la suite logique de ceux du vendredi 21 janvier courant. Grevisse KABREL

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