Fatshi rappelle la nécessité d’un retour à la palabre africaine dans la résolution de différends

Le Président de la République démocratique du Congo et Président en exercice de l’Union africaine (UA),  Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo,  a présidé, hier lundi 24 janvier à Kinshasa, la cérémonie marquant  la Journée mondiale de la culture africaine et afro- descendante « (JMCA), célébrée le 24 janvier de chaque année.

 « Nous célébrons cette journée avec une pensée particulière pour celles et ceux qui ont laissé leurs vies en combattant pour la dignité de nos sœurs et frères. L’Afrique doit prendre conscience de l’immensité de sa diaspora dont le poids démographique est impressionnant « , a souligné le Chef de l’Etat.

Rien qu’en Amérique, dit-il,  citant les Nations unies, 200 millions de personnes se réclament être de descendance africaine, sans compter celles qui sont éparpillées dans les pays d’Asie et d’Océanie. « C’est donc, à juste titre, que cette impressionnante  diaspora  est considérée comme constituant la 6ème région du continent, en plus de l’Afrique du Nord, de l’Est, de l’Ouest, du Centre et du Sud« .

Pour  le premier des Congolais, « la célébration de cette journée est aussi et surtout un moment d’affirmer  la richesse de notre culture, l’exhibition de sa grande diversité et de présentation des pistes prometteuses au développement ».

« Le berceau de l’humanité va mal »

Félix Tshisekedi  a salué la commémoration de cette Journée dans le sens de la valorisation de la dignité africaine, en rappelant la nécessité d’un retour vers la palabre africaine dans la résolution des problèmes du continent.

Des instants plus tôt, le Togolais John Ayité Dossavi, initiateur de la JMCA, a affirmé que l’Afrique, qui est le berceau de l’humanité, va mal, regrettant le fait que ses filles et fils ne considèrent pas du tout ce qu’ils sont, en réalité.

« Le jour où l’Afrique ira bien, tout ira mieux sur la planète terre« , a déclaré John Ayité Dossavi, félicitant, par ailleurs, les Congo Kinshasa et Brazzaville pour avoir placé la Rumba comme patrimoine immatériel de l’humanité.

La ministre de la Culture, Arts et Patrimoines,  Catherine Katumbu Furaha, a, quant à elle, fait savoir que cette Journée est une première, car « l’histoire de l’humanité, naguère brouillée et mal rédigée est en train de se reconstituer« .

Auparavant, les professeurs congolais Isidore Ndaywel Enziem et Alphonse Tumba Luaba, tous membres du Panel qui accompagne le Chef de l’État à sa mandature à la tête de l’Union africaine, ont félicité et remercié ce dernier « pour avoir placé, en bonne place, la culture et les arts africains dans le programme de son mandat à la tête de l’UA« .

La cérémonie s’est clôturée par la visite du chef de l’État de différentes œuvres d’art exposées pour la circonstance.

On rappelle qu’à l’occasion de sa quarantième session de la Conférence générale en 2019, l’Unesco a proclamé le 24 janvier, Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante. Cette date est un hommage à la Charte de la renaissance africaine, adoptée à Khartoum par l’Union africaine, le 24 janvier 2006 rappelle-t-on.

La Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante vise à célébrer, annuellement, la culture dans sa diversité, l’histoire, les coutumes, les valeurs, les traditions africaines. Elle rend hommage à l’Afrique, berceau de l’humanité.

Outre la promotion de la culture africaine, cette journée a aussi pour objectif, de sensibiliser la jeunesse africaine dont une grande partie a abandonné  ses valeurs culturelles, tournant le dos à son histoire et à sa culture en raison de la mondialisation, fait-on remarquer.  Didier KEBONGO

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