Sama Lukonde priorise le recensement de la population pour un État fort

La septième édition du réseau d’affaires Makutano s’est tenu, hier mardi 7 décembre, à Kinshasa. Cette année, les participants ont été invités à penser « out of the box » (agir autrement) sur la réappropriation de l’économie africaine.

La tradition est maintenue. Pour cette 7ème édition,  le business club Makutano a de nouveau, laissé place à des espaces d’échanges avec les décideurs publics et de séances de business networking. Pour le premier panel, le premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde était face à des experts pour répondre à leurs questions sur différents secteurs notamment l’éducation, la réforme et les mines.

 A la question de savoir qu’elle est la réforme prioritaire à mettre en exécution, le Premier ministre a jugé primordial  le recensement général de la population. Pour le chef du Gouvernement, pour qu’un Etat soit fort, il faut que sa population soit identifiée.

« Dans tous les forums auxquels j’assiste, je dis toujours que c’est la priorité des priorités. Il faut identifier la population. Il faut doter les Congolais d’une carte d’identité. Il faut aller dans les autres secteurs pour le démembrement et la digitalisation. D’où d’ailleurs le ministère du Numérique a été créé comme innovation dans notre Gouvernement« , a indiqué le Chef de l’Exécutif national.

Il a, par ailleurs, évoqué la réforme de la Fonction publique. Celle-ci s’avère indispensable pour identifier tous les agents et  fonctionnaires  au sein de la Fonction publique et ainsi mettre fin  aux problèmes des fictifs. Tout en invoquant le programme de développement à la base de 145 territoires.

Accroître les moyens pour l’effectivité de la gratuité de l’enseignement

Pour ce qui est du secteur de l’éducation, Sama Lukonde a fait allusion aux stratégies mises en place par le gouvernement afin d’accroitre le financement de l’éducation. « La gratuité de l’enseignement primaire est constitutionnelle. On ne peut pas parler de l’avenir d’un pays si on n’investit pas dans sa jeunesse. C’est un secteur difficile car nous avons beaucoup d’engagements. On n’a pas encore un budget suffisant. Nous avons d’ailleurs assisté à une rentrée de classe difficile. Mais au-delà de tout, nous sommes très volontaristes en essayant de mettre en place des structures qui vont nous permettre d’accroître nos moyens. Nous avons créé un Fonds de promotion de l’Education nationale (FPEN) dans l’objectif de soutenir la gratuité de l’enseignement décrété par le Chef de l’Etat congolais, Félix-Antoine Tshisekedi« , a-t-il expliqué.

Grâce à la mise en place de ce Fonds, poursuit le Chef du gouvernement,  il y aura la possibilité d’accéder à d’autres ressources pour les accroître et appuyer la gratuité de l’enseignement. Le FPEN va permettre au Gouvernement d’accéder à des ressources extrabudgétaires pour appuyer la gratuité de l’enseignement en termes des rémunérations des enseignants.

Pour le Premier ministre, l’effectivité du FPEN interviendra en 2022. Et des structures étatiques telles que le FPI, le FOMIN … vont appuyer ce fonds afin d’accompagner la gratuité de l’éducation en RDC.

 Nicole Sulu, l’initiatrice du forum, a, dans son allocution, souligné la nécessité de sortir du cadre hérité du passé que personne n’ose remettre en cause.

« Il faut sortir du cadre pour changer le devenir de nos sociétés. Le cadre, ce sont ces notions que nous n’avons jamais remises en question depuis notre enfance. Des certitudes dans lesquelles nous nous sommes installés du fait de notre culture. Les serments que nous avons reçus, les relations que nous avons tissées tout au long de notre vie« , a expliqué Nicole Sulu.

Pour elle, il faut impérativement laisser la place aux visionnaires capables de réfléchir sur de nouvelles bases de développement. « Il faut donc laisser la place à nos visionnaires, à ceux qui osent penser le lendemain sur de nouvelles bases, à ceux qui savent sortir des logiques déjà dépassées si nous ne voulons pas échouer. C’est à ce prix que naîtra un nouveau contrat de confiance entre les dirigeants et la population et un nouveau contrat de confiance entre l’État et le secteur privé. Cela est la clé du développement. « , a-t-elle soutenu.

 Au courant de la journée, les 300 participants ont été conviés à participer aux débats économiques et sociétaux phares pour la RDC, (Relation RDC-Chine, double nationalité, table ronde sur le digital…)

Pour rappel, le réseau d’affaires, Le Makutano, est un forum créé en 2014. Il réunit les champions économiques du Congo et de la sous-région ainsi que les décideurs (Chefs d’État et Ministres) pour notamment développer les opportunités d’affaires afin de transformer durablement les économies de la région.  Aujourd’hui, ce Forum annuel constitue un rendez-vous économique incontournable de la région.         Fyfy Solange TANGAMU

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