Kinshasa: Clôture de la campagne de 16 jours d’activisme: L’ACOFEPE prône l’accès à la justice pour les survivantes des VSBG

L’Association Congolaise des Femmes de la  Presse Écrite, (ACOFEPE). a organisé le week-end dernier, un café de presse à l’occasion des 16 jours d’activisme contre les Violences Sexuelles et  Basées sur le Genre, (VSBG). Cette activité, avait comme thème “L’accès à la justice des victimes des violences sexuelles et basées sur le genre”. Dans l’objectif de contribuer à la réduction des VSBG au sein des communautés et améliorer l’accès à la justice pour les survivantes.

Sous la modération de Astrid Tambwe, experte en Genre à l’ACOFEPE, cette rencontre a connu la participation de nombreuses femmes activistes et expertes congolaises, telles que Belinda Luntadila, Valentine Bisimwa, mais aussi du ministre déléguée aux affaires sociales en charge des personnes vivant avec handicap, Irène Esambo Diata. Ces dernières ont rehaussé de leur présence cette activité avec les différents thèmes qu’elles ont abordé.

La Ministre déléguée en charge des personnes vivant avec handicap, Irène Edambo Diata,  a lancé le go de la tenue du café de presse et a présenté et fait un état de lieux de l’accès des survivantes des VSBG à la justice.

D’après elle, la question des violences basées sur le Genre et spécialement les violences sexuelles est une question primordiale pour notre pays parce que nous savons d’où nous venons et où nous sommes actuellement. «  »Il y a des victimes qui ont du mal à sortir en public parce qu’elles se sentent stigmatisées, y a des victimes qui ont perdu le sens de la vie parce qu’elles n’ont plus de place dans la société. Et si tout le monde se tait sur cette question, je ne sais pas ce qui arriverait à cette catégorie de personnes » », a-dit Irène Esambo.

De son coté, l’experte juriste, membre de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, Belinda Luntadila, a exposé sur les failles et limites du projet de loi actuel concernant les violences sexuelles sur les VSBG.

Quant à elle, Il y a eu des modifications de loi mais on n’a pas de loi spécifique en matière de violences sexuelles et donc les activistes en la matière ont trouvé qu’il était nécessaire d’avoir une loi spécifique dans ce domaine.

«  »Notre combat aujourd’hui si on peut l’appeler ainsi est de faire endosser à un député national ce projet de loi pour qu’il soit présenté au parlement » », a-t-elle dit.

Pour finir, la présidente de l’Acofepe, Grâce Ngyke Kangundu, a fait Savoir que ce café de presse est une opportunité de préparer le terrain pour le projet de loi-cadre spécifique sur les VSBG en RDC, qui est en attente d’examen au parlement.

Il sied de noter que, ce café de presse a été organisé par l’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE) avec l’appui technique d’Internews en marge de la clôture de la campagne de 16 jours d’activisme. Tricya MUSANSI

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