Élection au Conseil de paix et de sécurité de l’UA: Le retrait par la Libye de sa candidature en faveur du Maroc, une décision à forte connotation politique (écrivain-journaliste)

Rabat – La décision de la Libye de retirer sa candidature pour siéger au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) pour le mandat 2022-2025 en faveur du Maroc et de soutenir la candidature du Royaume est un acte diplomatique à forte connotation politique, estime l’écrivain-journaliste Talaâ Saoud Al Atlassi.

«L’initiative libyenne donne toute la mesure de l’importance de la place et de l’estime dont jouit le Maroc auprès des Libyens. C’est aussi une reconnaissance des efforts de Rabat en faveur d’une sortie de crise pour une Libye unifiée», souligne-t-il dans un article intitulé «Entre le Maroc et la Libye, une interaction profonde, multiple et sincère», publié sur le site d’informations «Machahid 24».

Et de noter que la diplomatie marocaine tire sa force de la vision clairvoyante de SM le Roi Mohammed VI, s’appuyant sur la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays et des peuples ainsi que sur des solutions endogènes, à l’abri de toutes formes de tutelle ou de pressions. Il relève, à ce propos, que l’accord de Skhirat représente un texte de référence, fruit d’un consensus entre l’ensemble des parties en conflit.

«Toutes les ententes scellées et entérinées dans un accord signé en décembre 2015 ont résisté aux tentatives d’escalade militaire et autres manœuvres cherchant à décrédibiliser ou à renier l’accord», note-t-il, tout en mettant en garde contre les ingérences militaires ou politiques ou les deux à la fois dans les affaires intérieures de la Libye, surtout venant du régime algérien.

«Ce régime qui use de chantage et de pressions sur son voisin libyen avec qui il partage de longues frontières et ce, dans la perspective d’asseoir sa mainmise et de prendre en otage l’avenir politique de la Libye pour assouvir ses velléités de conquête sur la région maghrébine et de profiter dans la foulée de la grande manne de reconstruction de la Libye estimée à plus de 500 milliards de dollars, suite à des dizaines de conférences de «réconciliation» parrainées par l’Algérie dans le but de faire passer à la trappe l’accord de Skhirat», analyse-t-il.

L’ACCORD DE SKHIRAT, SEULE SOLUTION POSSIBLE ET PRAGMATIQUE

Mais toutes les manœuvres algériennes se sont soldées par un échec total car les Libyens et aussi toute la communauté internationale ont très vite compris que la seule solution possible et pragmatique de la crise libyenne réside dans l’application de l’accord de Skhirat, fruit d’une médiation fraternelle assurée par le Maroc, poursuit-il, avant de faire remarquer que «toutes les parties respectent le Maroc pour sa crédibilité et sa médiation en faveur d’une solution de la crise libyenne, sans favoritisme aucun, ni intentions cachées, se souciant avant tout de la consolidation de l’unité libyenne et de la prospérité du peuple libyen».

D’où, pour lui, l’importance significative de la décision de la Libye de retirer sa candidature pour siéger au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine pour le mandat 2022-2025 en faveur du Maroc et de soutenir la candidature du Royaume, une forme de «vote utile» en faveur de l’UA, par lequel la Libye exprime sa confiance et sa reconnaissance du rôle effectif et agissant du Maroc en Afrique et au sein de l’Union Africaine. Une préférence marocaine au détriment d’un pays avec lequel la Libye partage des frontières géographiques et aussi une histoire, fait-il remarquer.

Et de mettre en avant la vision marocaine dans ses rapports avec sa famille africaine, laquelle vision promeut une renaissance globale de l’Afrique, portée par le Souverain avant même le retour du Royaume au sein de l’Union et qui reste toujours un des fondamentaux de la diplomatie marocaine à l’intérieur de l’UA et dans les relations bilatérales du Maroc avec les pays africains.

Cette renaissance africaine qui s’appuie sur la confiance de l’Afrique en elle-même et sur une valorisation quantitative et qualitative de ses immenses potentialités humaines et naturelles, dans un partenariat gagnant-gagnant, souligne-t-il, avant d’assurer que «le Maroc est bien déterminé sur les plans politique et opérationnel à faire de l’Union Africaine un outil de raffermissement des liens entre les pays et peuples africains et à promouvoir les relations inter-africaines pour le grand bien du continent et en faveur d’une présence agissante sur la scène internationale. MAP

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