CENI : Les OSC réclament une feuille de route, une législation électorale et un budget dans l’urgence

Les organisations de la Société civile recommandent à la Centale électorale de requalifier le cadre de concertation, de rendre disponible sa feuille de route, ainsi que le budget lié aux élections.  Elles insistent sur la nécessité  de tenir compte du facteur temps dans la planification des opérations électorales, afin d’éviter  le coût excessif des élections.

Ces recommandations relatives au processus électoral pour les échéances 2023 ont été formulées et dévoilées à la presse par le secrétaire permanent de l’AETA, Jérôme Bonso, lors d’une table ronde de deux jours qui vient de démarrer. 

De ce fait, précise Jérôme Bonso, le Parlement est invité à tenir une session extraordinaire accordant l’urgence à la législation électorale, allusion faite à la loi électorale, à la loi sur la répartition des sièges, sur l’identification et l’enrôlement des électeurs.  Mais aussi de doter la Ceni à temps réel ldu budget important. 

C’est dans ce même sens que les OSC appellent le gouvernement à doter la Ceni de son autonomie financière et à établir d’un plan de décaissement de fonds rapide en sa faveur.

Les acteurs de la Société civile se sont recommandés de se spécialiser, de se former et de se professionnaliser pour se faire considérer, se faire respecter et vendre leurs services. 

Pour y parvenir, ils se proposent de créer un fond de la société civile pour éviter la dépendance financière, procéder à la mise en place du code d’éthique et de bonne conduite, assorti des sanctions positives ou négatives pour redorer l’image de la société civile.

Ils trouvent aussi important de se démarquer de certains partenaires techniques et financiers qui limitent l’espace d’expression des organisations de la société civile. 

A cet effet, ils exigent à l’Etat congolais une gouvernance ouverte qui rend accessible l’information à tous les citoyens, en mettant en place un mécanisme favorisant la participation citoyenne dans la gestion de chose publique.

Ces échanges sur la problématique de l’indépendance et de l’autonomie de la société civile face aux enjeux démocratiques et de gouvernance en RDC ont accouché de plusieurs recommandations.  Cet atelier, rendu possible grâce à l’appui financier de l’ONG « Cndc 11.11.11 », a connu la participation des acteurs de la société civile en provenance de différents coins du pays, ainsi que des acteurs du monde scientifique.  Les participants ont exposé sur différents thèmes liés à la gouvernance démocratique, politique, mais aussi à la participation citoyenne au processus électoral.  Rocco NKANGA

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