PROCÈS CHEBEYA: L’audience de plaidoirie prévue pour le 1er décembre prochain

*  La Haute Cour militaire a clôturé l’instruction hier avec la comparution d’un nouveau renseignant.

On amorce l’atterrissage du procès de l’assassinat des activistes des droits de l’homme, Floribert Chebeya et Fidèle Bazana. S’estimant suffisamment éclairée, la Haute Cour militaire a clôturé le débat sur le fond au cours de l’audience d’hier mercredi 17 novembre à la prison militaire de Ndolo, dans la commune de Barumbu.

Après une brève discussion avec les parties, la composition a décidé de renvoyer l’audience de plaidoirie et réquisitoire à la date du premier décembre prochain. C’est donc à cette date que les avocats des prévenus vont démontrer, à titre de conclusion, l’innocence de leurs clients et solliciter, le cas échéant, leur acquittement.

Le ministère public va, au cours de cette audience, présenter son réquisitoire. Cela veut dire que le parquet va requérir la peine et les dommages et intérêts. Les avocats des parties civiles feront pratiquement la même démarche. Ils vont présenter leurs conclusions, en sollicitant la peine à infliger aux présumés coupables et les dommages et intérêts à allouer aux victimes pour la réparation des préjudices subis.

LES PRÉVENUS RISQUENT LA PEINE DE MORT

Au regard des infractions à charge et de l’évolution des débats durant ce procès tel que réouvert, il ne fait l’ombre d’aucun doute que les prévenus risquent la peine capitale. Au cas où les juges le prononceraient, il ne serait appliqué dans la pratique que la servitude pénale à perpétuité, étant donné le moratoire en cours.

Les juges ont clôturé l’instruction hier avec la comparution du nouveau renseignant. Il s’agit du policier Jeancy Mulanga, un des gardes au poste à l’inspection générale de la Police le jour de l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, le 1er juin 2010.

Selon les avocats des parties civiles, c’est cet élément de la Police qui a reçu Floribert Chebeya à son arrivée dans les locaux de l’Inspection générale de la Police. Il a donc participé à cet assassinat, ont-ils soutenu.

FAUX, RETORQUE LA PARTIE CIVILE

« Une fois au bureau de Paul Milambwe, j’ai remis Chebeya entre les mains de Jacques Mugabo sur ordre de Christian Ngoy Kenga« , a affirmé Jeancy Mulanga, répondant à une question des juges.

Une version des faits que n’avalent pas les parties civiles. Les avocats des familles de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana affirment qu’il a bel et bien participé à cet assassinat et faisait partie de l’équipe qui a été évacuée à Lubumbashi pour faire disparaitre les traces après le forfait.

« Jeancy Ngoy était là au commissariat de l’inspection générale de la police le 1er juin 2010. Il a lui-même témoigné que c’était lui qui est allé chercher Chebeya dans le bureau de Mwilambwe. En plus, il a été évacué ensemble avec les autres policiers impliqués dans cette affaire à Lubumbashi pour faire disparaitre les traces. Sa déposition n’a pas convaincu les parties civiles. Nous sentons qu’il y a des zones d’ombre« , a affirmé à la presse Me David Tshimanga, l’un des avocats des parties civiles.

L’INSTRUCTION CLÔTURÉE APRÈS LA DESCENTE SUR TERRAIN

La clôture de l’instruction intervient après la descente dans les concessions du général Zelwa Katanga dit Djadjidja, à Mitendi, dans la commune de Mont Ngafula, où Fidèle Bazana serait enterré après son assassinat. Arrivé au numéro 19 de l’avenue Djadjidja, parcelle visée, une femme trouvée sur place a affirmé avoir vu les militaires non autrement identifiés passer une nuit du mois de mars dernier dans cette parcelle. Ils ont mis du temps à creuser partout sans dire ce qu’ils cherchaient.

Pour les avocats des parties civiles dont Me Bondo, tout est clair. Les bourreaux de ces activistes des droits de l’homme ont déployé des gens pour déterrer la dépouille de Fidèle Bazana question de brouiller les pistes. Orly-Darel NGIAMBUKULU

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