Le « succès diplomatique » d’abord

Autant le répéter tout de go. A moins d’une mauvaise foi manifeste, il n’y a jamais l’once d’un procès en impopularité contre l’UDPS. Tout le monde sait que ce parti locomotive de l’opposition jusqu’à fin 2018 dispose d’un socle quasi religieux. Ce qui s’est passé hier n’est qu’une énième démonstration de force dont le Père a légué le secret au Fils.

Lorsqu’on ajoute le réflexe autant légitimiste que « régimiste » de nombre d’acteurs politiques zairo- congolais, on aura réalisé le CQFD (Ce qu’il fallait démontrer) de la marée humaine d’hier à l’occasion du retour au pays du PR05.

Les Congolais d’un certain âge ne se priveront pas d’établir le parallèle avec des mobilisations monstres d’une certaine période où à chaque « exploit » diplomatique, le régime de la IIème République organisait des accueils délirants pour le Président- fondateur. Le peuple chantait et dansait. Preuve qu’il était heureux.

Hier, il a flotté comme un air de ce  » bon vieux temps » où le spontané le disputait au « conditionné« . Pour décoder cet oxymore, tout est question de la strate à laquelle on appartient. Combattant fondamental – allusion à Aimé Césaire – ou fatshiste de fraiche date pour le besoin du tube digestif?

Dans tous les cas, dans le mano a mano façon  » pièce contre pièce« , le camp présidentiel a marqué son territoire. Une réponse à la marche réussie du 16 octobre dernier de Lamuka. Une manière surtout de tenter de préempter la manif du  » bloc patriotique » que prépare la constellation anti-Fatshi.

A charge pour les marcheurs anti CENI version Kadima de faire sinon mieux, du moins aussi bien que le peuple de l’UDPS et ses alliés.

Lorsque la ferveur aura baissé, une seule question remontera à la surface: qu’est-ce que ce  » succès diplomatique  » change au sort toujours peu enviable – c’est un euphémiste – du Congolais ? Il s’en trouvera sans doute des Kinois, braillards de tous les temps , pour pester: « allons-nous manger le succès diplomatique« ?

Manière de dire que du Pouvoir on attend davantage des résultats dans le sens s’améliorer l’ordinaire proverbialement difficile du  » peuple d’abord » que des processions sur les artères de la capitale. Après tout, il y a un temps pour tout. Pour Fatshi, l’heure est à la réalisation des promesses. José NAWEJ

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