Le CALCC et le Milapro manifestent ce samedi 27 novembre

*Par ailleurs, le ministre provincial de l’Intérieur invite le président du CALCC à une séance de travail ce vendredi 26 novembre à son cabinet.

Le Conseil de l’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CALCC) et le Ministère des laïcs protestants (Milapro) ont déposé à l’Hôtel de ville de Kinshasa un document retraçant l’itinéraire de leur marche « pacifique et populaire » prévue  le samedi 27 novembre sur toute l’étendue de la République.

A Kinshasa, ces deux structures des laïcs catholiques et protestantes associées aux forces politiques et sociales ont confirmé hier jeudi 25 novembre la tenue de leur manifestation.

Selon l’itinéraire rendu public, les manifestants de la capitale sont répartis en trois axes. Il s’agit, en premier lieu, des habitants des districts de Tshangu, Mont-Amba et Funa. Ces derniers se dirigeront jusqu’au Palais du peuple choisi comme point de chute par les organisateurs de la marche. Ceux venant du district de Lukunga vont converger vers le siège du bureau national de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sur le  boulevard du 30 juin à la Gombe.

Selon le président du CALCC, les forces politiques et sociales devant prendre part à cette marche devraient respecter les dispositions prises par les organisateurs. Les deux organisations des Eglises catholique et protestante interdisent à leurs partenaires de se munir de drapelets, de drapeaux ou autres signes d’un quelconque parti politique ou mouvement citoyen. « Seul le drapeau de la RDC est toléré« , indique Jean-Bosco Lalo, président du CALCC.

UNE MARCHE INTERDITE

Cette marche convoquée par le CALCC et le Milapro n’est pas autorisée par l’Hôtel de ville de Kinshasa. Dans sa correspondance du vendredi 19 novembre aux animateurs de ces deux structures, le gouverneur de Kinshasa avait allégué le « défaut de qualité« .

« (…) Considérant que l’itinéraire de la marche n’est aucunement indiqué dans votre correspondance mais également les atteintes physiques observées  lors des activités similaires, je ne saurai prendre acte de votre requête« , avait répondu l’autorité urbaine à la saisine du CALCC et du Milapro.

Le gouverneur de Kinshasa avait, pour ce faire, rappelé aux intéressés les dispositions arrêtées lors de la réunion du 12 novembre 2021 au sein de son cabinet, selon lesquelles toute initiative devrait lui parvenir par la Cenco et l’ECC, structures dotées de personnalités juridiques auxquelles le CALCC et le Milapro sont rattachés. Aussi, Gentiny Ngobila  insiste-t-il sur le fait que « toute autre organisation émanant du Milapro et du CALCC sera à l’avenir non considérée pour défaut de qualité« .

RAISON DE LA MARCHE

Mais pour le CALCC et le Milapro, « la marche du 27 novembre doit avoir lieu« . Les organisateurs de la manifestation  « exigent la dépolitisation de la CENI, la suppression de la taxe RAM, la démission de la CENI/Kadima, le consensus de toutes les parties prenantes dans la désignation des animateurs de la centrale électorale, la requalification de l’état de siège qui a échoué... »

A travers cette marche, le CALCC et le Milapro veulent dénoncer notamment « la mise en place irrégulière d’une CENI de l’Union dite Sacrée, donc partisane, dirigée par Dénis Kadima, très proche du pouvoir en place« . Rachidi Mabandu

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