La Chine et l’Afrique, main dans la main, ensemble pour un avenir meilleur

(Par l’ambassadeur de Chine en RDC, Zhu Jing)

La 8ème Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) se tiendra à Dakar les 29 et 30 novembre 2021. Ayant pour thème « Approfondir le partenariat sino-africain et promouvoir le développement durable pour bâtir une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique dans la nouvelle ère« , la conférence de Dakar fera le bilan de la mise en œuvre des décisions du Sommet de Beijing du FCSA en 2018 ainsi que ceux des efforts conjoints sino-africains dans la lutte solidaire contre la COVID-19, et se concentrera sur la coopération en matière de santé, d’agriculture, de numérique, de protection de l’environnement. Cette conférence verra sortir également une série de nouvelles mesures de coopération pragmatique, et tracera la voie à suivre pour les relations sino-africaines dans les trois prochaines années et au-delà.

Depuis sa création en 2000, le FCSA a progressivement mis en place un mécanisme huilé et efficace de communication, de gestion et de suivi, devenant un modèle de coopération avec l’Afrique pour la communauté internationale. En 21 ans, les relations sino-africaines sont passés du « partenariat de type nouveau » au « partenariat stratégique de type nouveau« , avant d’être portées aujourd’hui au « partenariat de coopération stratégique global« . Guidés par les principes dits « sincérité, résultats réels, amitié et bonne foi » et « recherche du plus grand bien et des intérêts partagés« , avancés par le Président chinois Xi Jinping, la Chine et l’Afrique ont vu ces dernières années se renforcer sans cesse leur confiance politique mutuelle, et leur coopération pragmatique couronnée de succès avec des résultats fructueux. La Chine s’ambitionne de devenir l’un des partenaires stratégiques les plus fiables du continent Africain qui s’avance vers le renouveau. Un partenariat stratégique qui se distingue par quatre caractéristiques:

Primo, une amitié sincère et solide qui se traduit par un soutien infaillible à la souvraineté et à l’indépendance des pays africains, ainsi qu’à leurs efforts visant à explorer une voie de développment adaptée à leur situation. Le Président chinois Xi Jinping a dit: « Pour nos amis africains, nous restons sincères comme toujours« . Dans l’époque de la lutte anti-impérialiste et anti-coloniale, la Chine soutenait déjà résolument le peuple africain dans ses combats pour l’émancipation et contre la l’agression ou l’ingérence étrangères. A nos jours, la Chine n’a pas changé sa position ni cessé son appui aux pays africains dans les affaires internationales et régionales. Bien au contraire, elle défend farouchement les droits et intérêts légitimes des pays africains, exhorte la communauté internationale à respecter leurs souveraineté, indépendance et intégrité territoriale, et préconise la recherche des solutions à l’africaine par rapport aux problèmes africains. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, le droit de vote de la Chine sert toujours à la défense des intérêts légitimes de l’Afrique.

Secundo, un attachement aux principes de l’équité et de gagnant-gagnant dans le plus grand respect des intérêts de l’Afrique. Pour la Chine, la fraternité avec les pays africains est plus précieuse que l’intérêt pur et simple. En tant que pays socialiste dirigé par le Parti Communiste Chinois, la Chine fonde sa diplomatie sur l’internationalisme et s’emploie à la prospérité commune du monde entier. Elle n’hésite pas à mobiliser ses propres ressourses pour aider les pays en développement à progresser ensemble. Dans la coopération sino-africaine, la Chine ne cherche pas son propre gain exorbitant mais plutôt ménage les intérêts des pays africains. Elle fait souvent des concessions amicales en faveur de ces derniers quand il s’agit de l’intérêt à long terme. Depuis 2000,  le total de l’importation chinoise en provenance de l’Afrique a atteint 1,2 trillion de dollars américains. De janvier à septembre de 2021, la RDC a enregistré un excédent de 6.152 milliards de dollars dans son commerce avec la Chine. Les investissements chinois en Afrique maintiennent un rythme de croissance soutenu, et le stock d’investissements directs chinois en Afrique a atteint 43,4 milliards de dollars, soit une contribution à plus de 20 % de la croissance économique du continent. Dans le cadre du FCSA, des assistances directes, prêts, allègements de dettes et d’autres politiques préférentielles jouent également des rôles très positifs pour l’Afrique. Récemment, la Chine a annulé des prêts sans intérêt arrivant à échéance à la fin 2020 en faveur de 15 pays africains, dont la RDC.

Tertio, une fidélité à ses promesses et une persévérance dans la mise en oeuvre de ses engagements. Le FCSA publie tous les trois ans un plan d’action contenant des centaines de mesures bénéfiques pour l’Afrique. Lors du Sommet de Beijing en 2018, la partie chinoise a déclaré un méga-plan de coopération avec l’Afrique dit « huit initiatives ». A nos jours, plus de 880 projets ont été réalisés. Parmi eux, on trouve grand nombre de projets étroitement liés au bien-être de la population africaine. Selon les statistiques, la Chine a jusqu’à présent, construit et modernisé sur le continent africain plus de 10 000 kilomètres de voies ferrées, environs 100 000 kilomètres de routes, plus de 400 services médicaux, et plus de 1 200 services d’éducation. Elle a également créé 4,5 millions d’emplois en Afrique. Grâce à ces résultats de la coopération sino-africaine, les conditions de vie du peuple africain se sont largement améliorées.

Quarto, un esprit d’ouverture et d’inclusion pour inviter tous les partenaires du monde à apporter chacun leur pierre à la batisse de la coopération avec l’Afrique qui se voit offrir plus de bénéfices et opportunités. Selon la Chine, l’Afrique a beaucoup souffert de la colonisation et de la guerre froide. L’histoire ne doit pas se répéter et l’Afrique ne devrait pas redevenir un champs de bataille des puissances. La Chine adopte une attitude ouverte dans sa coopération avec l’Afrique, pratique le multilatéralisme et s’oppose à l’exclusivisme. Face aux nouveaux défis, la Chine a lancé conjointement avec les pays africains une « Initiative sur le partenariat pour le développement de l’Afrique« , dans le but de créer une meilleure synergie au sein de la communauté internationale en terme de la coopération avec l’Afrique, et de promouvoir la paix, le redressement économique et le progrès social en Afrique dans le contexte post-pandémique. Il est partout prouvé que la coopération avec la Chine a permis à l’Afrique de mobiliser plus de ressources de développement, de renforcer sa capacité de développement et améliorer son climat d’affaires, et de se doter de nouveaux atouts quand elle fait face aux autres partenaires du monde.

Dans quelques jours, la Chine et les pays africains se réuniront à Dakar pour cette 8ème conférence du FCSA qui planifiera notre future coopération. Vu les résultats abondants des sept dernières conférences, nous sommes convaincus que la conférence de Dakar sera sans aucun doute une réussite qui ouvrira pour la Chine et l’Afrique de belles perspectives de coopération et imprimera une grande dynamique à nos relations.

La Chine et l’Afrique doivent donner un nouvel exemple dans la construction de la communauté d’avenir partagé pour l’humanité. Plus la situation internationale est complexe et instable, plus la Chine et l’Afrique ont besoin de tenir le cap de l’unité et de la coopération. Il nous faut maintenir l’élan des échanges mutuels de haut niveau, approfondir le partage des expériences en matière de la gouvernance de l’État, resserrer les liens d’amitié entre nos peuples, accroître le soutien mutuel sur les questions touchant aux intérêts vitaux et aux préoccupations majeures de part et d’autre, et faire face ensemble aux divers défis internationaux, afin de porter le partenariat de coopération stratégique global sino-africain à des niveaux toujours plus élevés.

La Chine et l’Afrique doivent offrir un nouveau modèle pour la coopération internationale contre la COVID-19. La Chine et l’Afrique sont mises à de rudes épreuves à cause de la COVID-19. La situation d’aujourd’hui est chèrement acquise. A l’heure actuelle, le virus continue de se propager dans le monde entier. La Chine et l’Afrique font face à des tâches ardues telles que vaincre la pandémie, stabiliser l’économie et assurer le bien-être de la population. Nous devons rester solidaires dans la lutte contre la COVID-19, favoriser la distribution équitable et raisonnable des vaccins, s’opposer fermement à toute tentative de politisation et de stigmatisation, et poursuivre, par actions concrètes, nos efforts dans la contruction d’une communauté de santé sino-africaine.

La Chine et l’Afrique doivent libérer de nouveaux potentiels de coopération pragmatique. Il est prévu que la conférence à Dakar  débouche sur une série de nouveaux documents qui orienteront la coopération sino-africaine vers un avenir radieux. Nous devons saisir cette opportunité, mettant activement en œuvre tous nos consensus, accouplant nos plans de développement, et associant l’initiative « la Ceinture et la Route » avec les grandes stratégies de développement de l’Afrique, afin de promouvoir un nouvel élan de coopération. La Chine est disposée à encourager ses entreprises à accroître leurs investissements en Afrique, à mettre en œuvre avec les pays africains des projets de coopération générateurs d’emploi et bénéfique à la population, et à activer plus de potentiel de coopération dans des domaines comme infrastructures, économie numérique, modernisation agricole et inter-connexion des chaînes de production et d’approvisionnement.

La Chine et l’Afrique doivent assumer de nouvelles responsabilités dans la lutte contre le changement climatique. La Chine et l’Afrique sont tous victimes du changement climatique. Ayant des positions similaires et des intérêts communs sur cette question, la Chine et l’Afrique se décident à s’en tenir aux objectifs de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et de l’Accord de Paris, comme au principe des responsabilités communes et différenciées, et à mobiliser ensemble la communauté internationale pour relever d’une manière plus efficace les défis du changement climatique, dans le droit fil de la construction d’une gouvernance climatique mondiale plus juste, plus raisonnable et plus contractuelle.

La Chine et l’Afrique doivent construire une nouvelle ligne de défense pour l’équité et la justice internationales. Sous les impacts de cette pandémie sans égal en un siècle, l’échiquier international évolue à un rythme très accéléré. Nous devons continuer à porter haut la bannière du multilatéralisme, à sauvegarder résolument l’ordre et le système internationaux centré sur les Nations Unies, et à faire entendre notre voix commune contre l’unilatéralisme, le protectionnisme, l’hégémonisme, la politique du plus fort, la discrimination raciale et l’ingérence étrangère. Nous devons également soutenir fermement les pays en développement dans leur luttes pour la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement, afin de maintenir la paix et la stabilité dans le monde.

L’Afrique est un continent dynamique, plein de potentiels et d’espoirs. Ses perspectives de développement sont infiniment lumineuses. Je suis convaincu que, grâce aux efforts conjoints de la Chine et de l’Afrique, le FCSA jouera pleinement son rôle dans l’impulsion de la coopération sino-africaine et la conférence à Dakar apportera de nouvelles contributions à la construction d’une communauté d’avenir partagé sino-africaine plus étroite.

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