Kintambo: les motocyclistes ont doublé le prix de la course hier

Les Kinois ont vécu un calvaire, hier lundi 22 novembre dans la matinée et jusque dans la soirée. A la base de ce chemin de croix, la grève des conducteurs de bus et taxis bus qui assurent le transport en  commun. Ils ont ainsi  répondu à l’appel de leurs syndicats qui fustigent les tracasseries policières et des agents commis à la circulation routière.

Au rond-point Kintambo Magasin jusqu’au niveau de l’arrêt Batetela à Gombe, les motocyclistes, communément appelés  » Wewa » ont profité de l’occasion pour doubler le prix de la course. La population, abandonnée à son triste sort n’a fait qu’encaisser cette série d’épreuves douloureuses.

« Le malheur des uns fait le bonheur des autres » dit-on. Les Wewa ont profité de cette aubaine pour se frayer un boulevard en dictant leur loi.

Kintambo Magasin a été noir de monde. Se tailler une place à bord d’un véhicule nécessitait une lutte très âpre, un combat des titans.

La rareté des bus était à la base de ce casse-tête de 7h à 11h. Le mot d’ordre des grévistes taximen a eu raison des décisions prises in extremis par les autorités de la ville sur la levée de la grève après la réunion avec leurs représentants.

LA MARCHE

Sur les grandes artères, juste quelques bus Transco et Esprit de vie et des engins roulants des privés étaient visibles dans la matinée. Les Kinois étaient contraints de prendre la moto à un prix exorbitant assorti de risques de sécurité.

Certains ont décidé de marcher  pour arriver à destination. Au pire des cas, rebrousser chemin.

« J’étais obligée de prendre la moto pour arriver au restaurant où je travaille  à Gombe. Je suis parmi les premiers responsables et entant que tel je devrais être à l’heure. J’ai dû payer 2000fc. Pourtant cette course revient à 1000fc », a indiqué une dame endimanchée.

Pareil pour Patrick qui a dû débourser 2000fc depuis Pompage dans la commune de Ngaliema pour joindre Kintambo.

 »  Beaucoup de gens ont fait les pieds de Mbudi pour arriver à Pompage. J’ai déboursé le double de ce que je paie en temps normal soit 2000fc au lieu de 1000fc. Les chauffeurs ont leur motivation  pour faire la grève. C’est leur droit légitime, mais nous voudrions que nos autorités politiques et administratives puissent remédier aux problèmes de transport », a décrié ce jeune homme.

LES BLEU ET BLANC ENTRENT EN DANSE

Sur le chemin de retour après l’école vers 13h, plusieurs élèves ne se sont pas posé des questions face à cette difficulté de transport. Ils ont fait  » la ligne onze » c’est-à-dire les pieds de l’arrêt 24 novembre jusqu’à leur domicile. Nous avons rencontré des Bleu et Blanc vers Batetela et Socimat. Il s’agit notamment des élèves du Collège Boboto, Lycée Bosangani, Sacré Coeur, Institut de la Gombe, l’École d’application de l’Institut supérieur pédagogique de la Gombe (ISP).

 » A l’aller c’est maman qui m’accompagnée avec la voiture avec des embouteillages terribles. A mon retour, je fais les pieds avec deux de mes condisciples, La Rose et Merveille de l’Athénée de la Gombe. Nous n’avons pas de choix. C’est déplorable« , a affirmé Diane Katem, élève en 5è latin-philo.

L’après-midi la situation a quand même évolué. Des bus pour le transport en commun étaient visibles sur plusieurs artères de la mégapole. Cependant le prix n’a pas du tout baissé. C’était le cas jusqu’à la soirée avec dame la pluie qui a envenimé la situation. Gloire BATOMENE

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