Francophonie : A huit mois de jeux, les chantiers stagnent

Kinshasa est toujours la ville qui doit accueillir les IXèmes Jeux de la Francophonie d’août 2022. Malgré les reports dus à la crise de Covid-19 d’un côté et au retard dans la finalisation des travaux des installations devant accueillir ces olympiades de l’autre, le comité national des jeux de la RDC récemment nommé tient à gagner son pari.   

Ce comité a pris le relai de l’organisation des jeux après la transition assurée par Didier Tshiyoyo, Haut Représentant du Chef de l’État à ces jeux, après environ neuf mois de fonction. Ce, pour finaliser les préparatifs. 

La RDC devrait livrer, en 14 mois, ses infrastructures sportives à savoir les stades des Martyrs et Tata Raphaël rénovés. Sur le site de Tata Raphaël, un gymnase et un village des jeux de 12 immeubles de 7 étages chacun. Question de faciliter le séjour à plus de 3000 jeunes talents des pays francophones et de leurs accompagnateurs. 

Mais à huit mois du coup d’envoi des jeux qui accusent un grand retard tant sur le plan du financement, des infrastructures que de la préparation des athlètes, paraît à la fois risqué et d’une grande responsabilité pour Isidore Kwanja et son équipe. 

Surtout avec certaines indiscrétions qui font état d’un «souhait du nouveau comité de vouloir effectuer une table rase au sein des équipes». 

«Le pari risque de devenir impossible si et seulement si l’on décide de passer outre les efforts fournis par le comité précédent et les différentes équipes ayant servi dans la mise en place du plan directeur des jeux», fait remarquer l’une des sources internes. 

«Étant donné qu’il est malheureusement de coutume en RDC que les dirigeants entrant une fois aux commandes se débarrassent des collaborateurs trouvés en place pour nommer les leurs, nous courrons un grand risque. Les nouvelles recrues n’ayant pas participé aux travaux préliminaires de l’organisation préfèrent répartir à zéro. Causant ainsi un retard sans précédent dans le calendrier général déjà avalisé par les comités national et international des jeux», poursuit-elle. 

Ces soupçons se confirment, car certains experts contactés vont jusqu’à trancher «que ce sera une manière indirecte de signer l’échec de ces IXèmes jeux. Car, en moins de 8 mois on ne peut pas remplacer l’essentiel du personnel et surtout les experts. C’est la RDC qui en sortira perdante. Après les cérémonies de remise et reprise, le radical vient élire domicile et l’on s’éloigne de plus en plus de la continuité pour sacraliser le tabula rasa. Cette façon de procéder pour marquer son impact ou sa touche aura sans doute des conséquences énormes sur le calendrier».  

La RDC face à ses responsabilités

Entre le souhait de remplacement des experts et la mise à l’écart des spécialistes, il se passe des jours, des semaines voire des mois et les chantiers sont à l’arrêt. À ce jour, seulement 4 fondations des 12 immeubles attendus sont finalisées. Le gymnase aussi serait en train de (vouloir) sortir des terres. Mais à l’arrêt. Faute de financement. 

En ce qui concerne le village des jeux pour le séjour des athlètes et délégations, l’option des installations préfabriquées devient de plus en plus envisageable pour permettre à la RDC de tenir sa promesse faite à la jeunesse francophone.  DK 

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