Tout sur la coopération entre Pékin et l’ONU

Le 26 octobre 2021

I. La création de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a marqué un jalon dans la cause de la paix et du développement de l’humanité. Membre fondateur de l’ONU, la Chine est le premier pays à avoir apposé sa signature sur la Charte des Nations Unies. Le 25 octobre 1971, l’Assemblée générale des Nations Unies, lors de sa 26e session, a adopté à une majorité écrasante la résolution 2758 qui décide le rétablissement de la République populaire de Chine dans tous ses droits et la reconnaissance des représentants de son gouvernement comme les seuls représentants légitimes de la Chine à l’Organisation des Nations Unies.

C’est une victoire de la justice dans le monde, et aussi une victoire pour les buts et principes de la Charte des Nations Unies. Depuis, le peuple chinois, qui représente près d’un quart de la population mondiale, est véritablement représenté aux Nations Unies. L’universalité, la représentativité et l’autorité des Nations Unies ont été effectivement renforcées. L’adhésion de la communauté internationale au principe d’une seule Chine a été largement consolidée et élargie. Les forces en faveur de la paix et du développement dans le monde ont connu une croissance sans précédent.

Depuis 50 ans, la coopération entre la Chine et l’ONU se déploie dans des domaines toujours plus larges et gagne sans cesse en profondeur. Des institutions onusiennes ont ouvert successivement des bureaux de représentation en Chine, et ont mené avec elle une coopération tous azimuts et fructueuse dans de nombreux domaines tels que le développement économique, l’éradication de la pauvreté, la santé, la sécurité alimentaire et la protection de l’environnement.

II. L’année 2021 marque le 50ème anniversaire du rétablissement de la République populaire de Chine dans son siège légitime aux Nations Unies. Au cours des 50 ans écoulés, la Chine a mis en pratique le multilatéralisme, participé et accordé son soutien à la cause des Nations Unies sur tous les plans et apporté sans cesse sa part de contribution à la paix et au développement dans le monde.

1. Depuis 50 ans, la Chine préserve fermement la paix et la sécurité dans le monde. Elle s’engage toujours pour la paix, le développement, la coopération et le bénéfice pour tous, adopte une position objective et impartiale et préconise toujours le dialogue et les concertations dans le règlement des divergences. Elle est attachée au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures, s’oppose fermement au recours arbitraire à la force ou à la menace par la force dans les affaires internationales. Elle participe activement au règlement politique des grands dossiers brûlants régionaux tels que la question nucléaire de la Péninsule coréenne, la question nucléaire iranienne, l’Afghanistan, le Myanmar, la question palestino-israélienne, la Syrie, la Libye, le Soudan et le Soudan du Sud, et travaille sans cesse à explorer et mettre en pratique les solutions aux caractéristiques chinoises aux dossiers brûlants internationaux et régionaux. Elle œuvre à préserver l’autorité et l’unité du Conseil de Sécurité, et soutient activement les bons offices que l’ONU offre conformément à son mandat ainsi que la coordination et la coopération entre l’ONU et les organisations régionales et sous-régionales, en vue de contribuer à la préservation de la paix et de la sécurité dans le monde.

Depuis 1990, la Chine a envoyé plus de 50 000 casques bleus à près de 30 opérations onusiennes de maintien de la paix. Elle est le deuxième contributeur financier et un fournisseur important de contingents pour ce genre d’opérations et le premier pourvoyeur de casques bleus parmi les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité, avec plus de 2 200 casques bleus chinois déployés actuellement dans huit missions des Nations Unies. Elle a mis en place une force en attente de 8 000 éléments et une unité de police permanente constituée d’un effectif total de 300 éléments pour le maintien de la paix, devenant ainsi le pays avec la plus grande force en attente de maintien de la paix de l’ONU et le contingent avec la plus grande variété. La Chine a travaillé à pousser le Conseil de Sécurité à adopter la résolution 2518 portant sur la question de la sécurité des casques bleus et lancé l’initiative de créer le Groupe d’amis pour la sûreté et la sécurité des soldats de la paix de l’ONU, apportant ainsi la sagesse chinoise à la réforme et au renforcement des opérations de maintien de la paix.

La Chine prend une part active au processus international du contrôle des armements et du désarmement. Elle a adhéré jusqu’ici à plus de 20 instruments et mécanismes internationaux sur le contrôle des armements tels que le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, la Convention sur l’interdiction des armes biologiques et la Convention sur l’interdiction des armes chimiques. Elle a participé de manière constructive aux travaux des conférences et mécanismes internationaux concernés, et publié à temps les informations sur les actions prises pour mettre en œuvre ces instruments. Et elle perfectionne sans cesse le système juridique et les mesures nationaux en matière d’application de ces instruments, et travaille à renforcer les capacités des institutions nationales chargées de leur mise en œuvre. Le Président Xi Jinping a participé en 2014 et en 2016 au Sommet sur la sécurité nucléaire. Il a souligné à ces occasions la nécessité de poursuivre le concept de sécurité nucléaire rationnel, coordonné et équilibré, et d’instaurer un régime international de sécurité nucléaire fondé sur l’équité, la coopération et le gagnant-gagnant. La Chine a participé de manière constructive aux examens et négociations des Nations Unies et des institutions internationales concernées sur le contrôle des armements et le désarmement, avancé de son propre chef des initiatives et propositions chinoises telles que le non-recours en premier aux armes nucléaires, et œuvré à l’instauration d’un mécanisme de vérification de la Convention sur l’interdiction des armes biologiques, apportant ainsi une contribution active à la promotion de la paix et de la sécurité internationales et à la préservation de la stabilité stratégique mondiale.

La Chine participe activement à la coopération internationale pour répondre aux menaces sécuritaires non conventionnelles. Elle soutient les efforts de l’ONU visant à jouer son rôle leader dans la lutte internationale contre le terrorisme et appuie les résolutions antiterroristes adoptées par le Conseil de Sécurité, et a travaillé énergiquement à la mise en œuvre sur tous les plans de la Stratégie antiterroriste mondiale de l’ONU. Elle soutient depuis toujours le rôle leader des Nations Unies dans la gouvernance mondiale du cyberespace et a participé de manière constructive au Groupe de travail à composition non limitée sur les progrès de l’information et des télécommunications dans le contexte de la sécurité internationale et au Groupe d’experts gouvernementaux. Elle a proposé avec les membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai le Code de conduite international pour la sécurité de l’information, premier document systématique dans le monde sur les règles de conduite internationales dans le cyberespace, et travaillé à faire progresser les négociations sur une convention internationale générale sur la lutte contre l’utilisation des technologies de l’information et des communications à des fins criminelles. La Chine a présenté en 2020 à l’Assemblée générale de l’ONU l’Initiative mondiale sur la sécurité des données, donnant un exemple à l’élaboration de règles mondiales sur la sécurité des données. Elle a présenté en 2021 à l’Assemblée générale de l’ONU les Directives de biosécurité de Tianjin pour l’élaboration de Codes de conduite à l’intention des scientifiques, apportant par là une nouvelle contribution à la réduction des risques de biosécurité et à la promotion de la science biologique au service de l’humanité.

Depuis 50 ans, la Chine a œuvré énergiquement à promouvoir le développement mondial. Grâce à des efforts persévérants, la Chine a réalisé l’objectif du premier centenaire de parachever l’édification intégrale de la société de moyenne aisance sur son territoire et mis fin pour la première fois dans son histoire à la pauvreté absolue. Elle a réalisé avec dix ans d’avance l’objectif d’élimination de l’extrême pauvreté du Programme de développement durable à l’horizon 2030 (Programme 2030), créant un miracle dans l’histoire de la lutte de l’humanité contre la pauvreté et apportant par là une contribution considérable à la cause de la lutte contre la pauvreté et à la réalisation du développement durable à l’échelle mondiale.

La Chine attache une grande importance à la mise en œuvre du Programme 2030. Elle a été parmi les premiers pays à publier un plan national sur la mise en œuvre du Programme et trois rapports sur son état d’avancement et a obtenu de premiers résultats dans de nombreux domaines. Elle a pris une part active à la coopération internationale sur la réduction de la pauvreté, en contribuant à l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU pendant trois ans consécutifs des résolutions sur la lutte contre la pauvreté dans les zones rurales et en publiant le rapport Élimination de la pauvreté absolue : la pratique de la Chine. Elle continue d’y accroître son investissement, en mettant en œuvre les mesures concrètes majeures annoncées par le Président Xi Jinping en faveur des pays en développement, notamment les « cent projets de réduction de la pauvreté ». La sécurité alimentaire met en jeu la survie de l’humanité et constitue un aspect important de la concrétisation du Programme 2030. La Chine participe activement à la coopération agricole internationale, fait autant qu’elle peut pour soutenir les nombreux pays en développement dans le cadre de la coopération Sud-Sud, et œuvre à promouvoir la gouvernance alimentaire et agricole internationale et la sécurité alimentaire mondiale.

En 2013, le Président Xi Jinping a lancé l’Initiative « la Ceinture et la Route ». Cette initiative préconise les principes d’amples consultations, de contribution conjointe et de bénéfices partagés et la vision de l’ouverture, du développement vert et de l’intégrité et vise une coopération de haut standard pour améliorer la vie des peuples et maintenir la soutenabilité. Axée sur la connectivité, elle favorise la coordination des politiques, l’interconnexion des infrastructures, la facilitation du commerce, la coopération financière et le rapprochement des peuples, apportant la sagesse et les propositions chinoises au perfectionnement du système de gouvernance mondiale, à la promotion du développement commun dans le monde et à la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. Jusqu’ici, 141 pays et 32 organisations internationales, y compris 19 institutions onusiennes, ont signé des documents de coopération dans le cadre de cette initiative. Un grand nombre de projets ont été concrétisés, ce qui a permis d’améliorer le niveau de connectivité entre les pays et régions et de promouvoir effectivement le développement économique et social et l’amélioration du bien-être des populations dans les pays et régions concernés. En dépit des impacts de la COVID-19, la coopération dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route » a affiché une grande résilience et une forte vitalité et joué un rôle important pour la riposte sanitaire, la stabilisation de l’économie et la garantie du bien-être des populations de différents pays. Les différentes parties ont travaillé activement à construire une Route de la Soie verte, numérique et de la santé et à créer de nouveaux pôles de croissance pour leur coopération, ce qui a ouvert de nouvelles perspectives pour la relance des activités économiques et sociales et le développement durable et fourni un fort appui aux efforts internationaux pour la mise en œuvre du Programme 2030.

Lors du débat général de la 76ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président Xi Jinping a lancé l’Initiative pour le Développement mondial pour que la communauté internationale puisse accélérer la mise en œuvre du Programme 2030 et réaliser un développement mondial plus fort, plus vert et plus sain. Fidèle à la vision essentielle de la primauté du peuple, cette initiative prend la promotion du bien-être de la population et la réalisation du plein épanouissement de l’homme comme le point de départ et l’objectif final des actions, et a pour vocation de répondre aux aspirations des peuples du monde à une vie meilleure. Axée sur le développement qui est la clé à tous les problèmes, elle vise à lever les obstacles au développement et à créer plus d’opportunités de développement mondial, de sorte qu’aucun pays ni aucun individu ne soit laissé pour compte. En privilégiant la coopération pragmatique et les actions concrètes et en tenant compte de la tendance générale et des besoins pressants en matière de développement mondial, elle accorde la priorité à la coopération sur la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire, la riposte sanitaire et les vaccins, le financement du développement, le changement climatique et le développement vert, l’industrialisation, l’économie numérique et l’interconnexion et avance des pistes et propositions de coopération pour traduire le consensus de développement en actions concrètes. Cette initiative représente un bien public et une plateforme de coopération importants que la Chine a offerts à la communauté internationale.

La Chine a déployé des efforts inlassables pour promouvoir la coopération internationale sur le changement climatique. Dans les négociations sur l’Accord de Paris en 2015, elle a œuvré pour que les différentes parties travaillent dans le même sens en vue d’un consensus, apportant une contribution majeure à la conclusion de l’Accord dans les délais prévus. En septembre 2020, lors du débat général de la 75ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président Xi Jinping a déclaré que la Chine s’efforcerait d’atteindre le pic des émissions de CO2 avant 2030 et de réaliser la neutralité carbone avant 2060. La Chine s’est fixé un délai de loin plus court que celui dans les pays développés pour passer du pic des émissions à la neutralité carbone, ce qui lui coûtera des efforts extrêmement durs. Elle a accepté l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal, renforcé le contrôle des émissions des gaz à effet de serre autres que le CO2 et lancé le marché national du carbone.

La Chine a accéléré la transition vers une énergie propre et bas carbone. En 2020, la part des énergies non fossiles dans sa consommation des énergies primaires a atteint 15,9%, soit au même niveau que la moyenne mondiale, et celle du charbon est descendue à 56,8%. Elle effectuera un contrôle plus strict des projets de centrales à charbon de sorte que la consommation du charbon n’augmente plus pendant la période du 14e Plan quinquennal et diminue progressivement pendant la période du 15e Plan quinquennal. Accordant la priorité au développement des énergies non fossiles, elle occupe le premier rang mondial en termes de puissance installée de l’hydraulique, de l’éolien et du photovoltaïque et de celle de l’électronucléaire en construction. Jusqu’à la fin de l’année 2020, près de la moitié de la puissance du parc chinois de production d’électricité provient des énergies propres. La Chine travaille énergiquement à la transformation des centrales à charbon en vue de réduire au minimum les émissions et d’économiser les énergies. Elle a fermé des centrales à charbon obsolètes d’une capacité totale de plus de 100 000 mégawatts, réduit à 305,5 g/kWh la consommation moyenne de charbon des centrales thermiques, et mis en place le plus grand système d’approvisionnement en électricité au charbon propre du monde. Lors du débat général de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président Xi Jinping a déclaré solennellement que la Chine soutiendrait vigoureusement le développement des énergies vertes et bas carbone dans les pays en développement et ne construirait plus de nouveaux projets de centrales à charbon à l’étranger.

La Chine attache une grande importance à la conservation de la biodiversité, œuvre résolument à promouvoir les coopérations et échanges internationaux sur la biodiversité, participe en profondeur au processus de gouvernance dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique, remplit strictement ses obligations au regard de la Convention et travaille activement à promouvoir la gouvernance mondiale de la biodiversité. Elle est acteur, contributeur et pionnier importants dans le processus multilatéral en la matière. En 2020, le Président Xi Jinping a prononcé une allocution importante au Sommet des Nations Unies sur la biodiversité, dans laquelle il a avancé une proposition en quatre points sur la gouvernance environnementale mondiale, à savoir : promouvoir la civilisation écologique, défendre le multilatéralisme, favoriser le développement vert et renforcer le sens des responsabilités, et exposé les expériences chinoises en matière de gouvernance de la biodiversité et la contribution chinoise à la gouvernance environnementale mondiale. Du 11 au 15 octobre 2021, la partie I de la 15e réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique s’est tenue avec succès à Kunming, province du Yunnan. Le Président Xi Jinping a avancé dans son discours quatre points importants : se guider sur la vision de la civilisation écologique pour coordonner les relations entre l’homme et la nature, faire jouer le moteur de la transition verte pour contribuer au développement durable dans le monde, placer le bien-être du peuple au cœur des préoccupations pour promouvoir l’équité et la justice sociales et baser les actions sur le droit international pour préserver le système de gouvernance internationale juste et équitable, apportant ainsi la proposition chinoise pour réaliser un développement de haute qualité de l’humanité et donnant une nouvelle impulsion à la gouvernance mondiale de la biodiversité.

La Chine travaille activement à promouvoir le transport durable et l’interconnexion dans le monde. Du 14 au 16 octobre 2021, la seconde Conférence mondiale des Nations Unies sur le transport durable s’est tenue à Beijing. Le Président Xi Jinping a avancé dans son discours une proposition en cinq points : poursuivre l’ouverture et promouvoir l’interconnexion, poursuivre le développement partagé et promouvoir l’équité et l’inclusion, promouvoir l’innovation et renforcer les moteurs de développement, donner la priorité à la protection écologique et réaliser un développement vert et bas carbone, et défendre le multilatéralisme et perfectionner la gouvernance mondiale, apportant ainsi la sagesse chinoise pour promouvoir le transport durable et réaliser le développement durable. La conférence a publié la Déclaration de Beijing pour inviter tous les pays à intensifier la coopération, à renforcer les capacités et les échanges de savoir dans ce domaine, à accélérer la transformation vers le transport durable, à contribuer à une reprise verte mondiale post-COVID-19 et à créer davantage de nouveaux moteurs de développement pour la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Depuis 50 ans, la Chine ne cesse de travailler à promouvoir l’état de droit au niveau international. Elle a adhéré à presque toutes les organisations internationales intergouvernementales à vocation universelle et à plus de 600 instruments internationaux et leurs amendements. Elle remplit de bonne foi ses obligations au regard de ces instruments, honore effectivement ses engagements internationaux et défend fermement l’ordre international fondé sur le droit international.

La Chine soutient fermement les efforts des pays en développement visant à défendre leurs droits et intérêts maritimes et a joué un rôle important pour la conclusion de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. La Chine a signé, ratifié et mis en application la Convention, et pris une part active aux négociations sur plusieurs accords connexes.

La Chine œuvre activement à faire avancer les négociations et l’élaboration des règles internationales dans des domaines émergents comme cyberespace, mer profonde, régions polaires, espace extra-atmosphérique et lutte anti-corruption. Elle prend une part active aux négociations sur un instrument international portant sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, préconise un équilibre raisonnable entre la conservation et l’utilisation durable des mers et océans et soutient fermement les revendications légitimes des autres pays en développement. Elle participe activement à l’élaboration d’un règlement relatif à l’exploitation des ressources dans la zone internationale des fonds marins et travaille à la mise en place d’un système d’exploitation minière en mer profonde qui soit équitable et juste et prévoie des droits et obligations équilibrés. Elle participe de manière constructive à l’élaboration de règles relatives à l’espace extra-atmosphérique sur notamment la prévention d’une course aux armements dans l’espace extra-atmosphérique, l’exploitation et l’utilisation des ressources spatiales et la viabilité à long terme des activités extra-atmosphériques et travaille avec toutes les parties à préserver ensemble le système de gouvernance mondiale de l’espace extra-atmosphérique basé sur le droit international. D’avis qu’il faut élaborer dans le cadre des Nations Unies une convention internationale sur la cybercriminalité, elle a lancé l’initiative de créer le groupe intergouvernemental d’experts des Nations Unies sur la cybercriminalité et œuvre à soutenir et à promouvoir son action. Elle a œuvré activement à l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies d’une résolution visant à lancer des négociations sur une convention internationale sur la lutte contre la cybercriminalité. C’est la première fois que les Nations Unies conduisent l’élaboration d’une convention internationale sur la cybercriminalité.

La Chine participe en profondeur aux négociations sur la Convention des Nations Unies contre la Corruption, défend fermement le rôle de la Convention en tant que canal principal de coopération internationale contre la corruption, prend une part active aux conférences précédentes des États parties et aux réunions des groupes de travail compétents, remplit scrupuleusement ses obligations au regard de la Convention et attache une grande importance à l’examen de l’application de la Convention. Elle a participé activement à la session extraordinaire de l’Assemblée générale contre la corruption, lors de laquelle elle a présenté de manière approfondie sa position sur la coopération internationale anti-corruption, et travaille à la construction d’un système de gouvernance mondiale anti-corruption plus juste et plus équitable.

La Chine participe activement aux travaux dans le cadre de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et agit dans le strict respect de cette convention. Elle travaille à mettre en œuvre intégralement et effectivement la convention et lutte résolument contre la criminalité transnationale organisée à travers le perfectionnement de la législation nationale, la coopération internationale et l’accroissement de l’aide en matière de technologies et de renforcement de capacités aux pays en développement.

La Chine soutient résolument le travail des organes judiciaires de l’ONU, participe activement aux activités judiciaires internationales, et défend fermement les principes importants du droit international comme la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale.

4. Depuis 50 ans, la Chine apporte son plein soutien à l’ONU pour qu’elle joue un rôle central dans les affaires internationales. L’ONU est l’étendard du multilatéralisme. La Charte des Nations Unies constitue le socle de l’ordre international moderne et définit les normes fondamentales régissant les relations internationales contemporaines. La Chine est fermement convaincue qu’il n’y a dans le monde qu’un seul système – le système international centré sur l’ONU ; qu’un seul ordre – l’ordre international basé sur le droit international ; et qu’un seul ensemble de règles – les normes fondamentales régissant les relations internationales basées sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies.

La Chine porte depuis toujours le drapeau du multilatéralisme et poursuit le véritable multilatéralisme. Elle est toujours d’avis que les affaires internationales doivent être gérées à travers des consultations et que l’avenir du monde doit être décidé par tous les pays. Elle s’oppose fermement à l’unilatéralisme, au protectionnisme, aux actes d’intimidation et à toutes formes de « pseudo-multilatéralisme » telles que la politique des blocs et la création de petits cercles. Elle travaille à faire évoluer le système de gouvernance mondiale dans un sens plus juste et plus équitable.

La Chine participe activement aux actions de l’ONU dans différents domaines et œuvre pour que l’ONU se concentre sur les préoccupations et les revendications des pays en développement. En septembre 2015, lors des sommets commémorant le 70e anniversaire de l’ONU, le Président Xi Jinping a annoncé la création du Fonds Chine-ONU pour la paix et le développement. Dans le cadre de ce Fonds, la Chine a jusqu’ici apporté une contribution financière de 120 millions de dollars américains et lancé et développé 112 projets de coopération pour appuyer les actions de l’ONU sur la paix et le développement. En septembre 2020, à l’occasion des réunions de haut niveau commémorant le 75e anniversaire de l’ONU, le Président Xi Jinping a annoncé que la Chine apporterait un soutien financier supplémentaire de 50 millions de dollars américains au Plan de réponse humanitaire global à la COVID-19 de l’ONU, fournirait 50 millions de dollars américains au Fonds fiduciaire Chine-FAO pour la coopération Sud-Sud (III), prolongerait de cinq ans le Fonds Chine-ONU pour la paix et le développement après son expiration en 2025, soutiendrait activement la création en Chine par l’ONU d’un centre mondial du savoir géospatial et de l’innovation, et mettrait en place un centre international de recherche sur les mégadonnées pour les objectifs de développement durable, apportant par là une nouvelle contribution à l’effort de la communauté internationale pour vaincre le virus, relancer l’économie et accélérer la mise en œuvre du Programme 2030.

La Chine porte depuis toujours une vision de gouvernance mondiale basée sur les amples consultations, la contribution conjointe et les bénéfices partagés. Elle estime qu’il faut maintenir le rôle prépondérant des États membres et poursuivre une approche orientée vers des actions efficaces pour que le système de gouvernance mondiale reflète mieux l’évolution de l’échiquier international, incarne mieux la volonté et les intérêts de la majorité des pays, notamment des pays émergents et des pays en développement, et permette de relever plus efficacement les défis planétaires. Elle soutient l’ONU dans ses efforts pour évoluer sans cesse avec le temps, renforcer par la réforme ses capacités à coordonner les divers pays face aux défis planétaires et mieux répondre aux attentes de la communauté internationale.

5. Depuis 50 ans, la Chine déploie des efforts actifs pour promouvoir et protéger les droits de l’homme. Portant la vision des droits de l’homme centrée sur le peuple, elle considère le droit à l’existence et le droit au développement comme les droits de l’homme fondamentaux primordiaux, et travaille à promouvoir systématiquement les droits économiques, politiques, sociaux, culturels et environnementaux de tous les Chinois, à préserver l’équité et la justice sociales et à favoriser le plein épanouissement de l’homme. Sous la direction du Parti communiste chinois, la Chine s’est frayé avec succès une voie de développement des droits de l’homme adaptée aux conditions et aux besoins du pays. Elle a gagné le soutien du peuple chinois et remporté des succès remarquables dans le domaine des droits de l’homme.

La Chine est acteur, bâtisseur et contributeur actifs de la cause internationale des droits de l’homme. Elle a adhéré ou ratifié 26 instruments internationaux des droits de l’homme, dont six conventions principales, et joué un rôle constructif dans l’élaboration d’importants instruments internationaux en la matière, tels que la Déclaration sur le droit au développement et la Déclaration et le Programme d’action de Vienne. La Chine est profondément engagée dans les travaux des mécanismes multilatéraux des droits de l’homme et a été élue cinq fois membre du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Elle estime qu’il faut respecter scrupuleusement les buts et principes de la Charte des Nations Unies et les normes fondamentales régissant les relations internationales, observer les principes d’impartialité, d’objectivité et de non-sélectivité, accorder la même importance à tous les droits de l’homme et les promouvoir de manière systématique. Elle a œuvré à l’adoption par le Conseil des droits de l’homme des résolutions dont «La contribution du développement à la jouissance de tous les droits de l’homme», « Promotion d’une coopération mutuellement avantageuse dans le domaine des droits de l’homme » et « Effets négatifs de l’héritage du colonialisme sur l’exercice des droits de l’homme », et fait des déclarations à plusieurs reprises au nom des pays en développement sur la réalisation du droit au développement, la promotion des droits de l’homme par la réduction de la pauvreté, la promotion de la coopération internationale sur les droits de l’homme et la promotion d’une distribution équitable des vaccins dans le monde, apportant sa sagesse et sa contribution à la gouvernance mondiale des droits de l’homme. Elle a établi des mécanismes de dialogue ou de consultations sur les droits de l’homme avec plus de 20 pays et organisations régionales, et s’engage à mener des échanges et coopérations au sujet des droits de l’homme sur la base de l’égalité et du respect mutuel.

6. Depuis 50 ans, la Chine œuvre énergiquement au développement des secteurs sociaux et à la coopération en la matière. Elle prend une part active aux actions des Nations Unies dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture, du sport, de la santé, des femmes et des jeunes, développe des coopérations multiformes à divers niveaux et œuvre aux échanges et à l’inspiration mutuelle entre les civilisations pour contribuer au développement et au progrès de l’humanité sur tous les plans.

Attachée à sa politique fondamentale de promouvoir l’égalité des genres, la Chine a mis en place un système juridique de protection globale des droits et intérêts des femmes, constitué de plus de 100 lois et règlements. En Chine, les femmes représentent la moitié des personnes sorties de la pauvreté et plus de 40% de la population active occupée. L’égalité des genres a été réalisée pour l’essentiel dans l’enseignement obligatoire. La Chine met activement en commun ses expériences réussies en matière de promotion de la cause des femmes. En 1995, elle a organisé avec succès la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, lors de laquelle ont été adoptés la Déclaration et le Programme d’action de Beijing. Le Président Xi Jinping a présidé en 2015 la Réunion des dirigeants mondiaux sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et prononcé en 2020 une allocution importante à la Réunion de haut niveau sur le 25e anniversaire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, insufflant ainsi une nouvelle dynamique à la promotion de l’épanouissement global des femmes et de la coopération internationale pour la cause des femmes.

Depuis de longues années, la Chine œuvre activement à coopérer avec l’ONU et l’UNESCO dans le domaine de l’éducation. La Chine a créé avec l’UNESCO le Prix pour l’éducation des filles et des femmes dans le but de récompenser les contributions exceptionnelles d’institutions et d’individus en faveur de cette cause. Ce prix a été décerné depuis six ans consécutifs. Premier et seul prix de l’UNESCO dans le domaine de l’éducation des filles et des femmes, il est devenu un bel exemple de la coopération pragmatique entre la Chine et l’UNESCO. Depuis 2012, la Chine alloue chaque année deux millions de dollars américains au projet UNESCO-Fonds-en-dépôt chinois pour soutenir activement le renforcement des capacités des pays africains à former les enseignants et réduire l’écart en matière d’éducation de l’Afrique. L’épidémie de la COVID-19 a causé la fermeture d’un grand nombre d’écoles à travers le monde, ce qui a eu un grave impact sur l’éducation à l’échelle mondiale. La Chine soutient les efforts de l’ONU pour promouvoir la numérisation de l’éducation et favoriser l’exploration par la communauté internationale de modalités d’enseignement flexibles et hybrides dans le contexte de l’épidémie, afin de contribuer à la réalisation de l’égalité des chances et du bénéfice pour tous dans l’éducation ainsi que de l’objectif en matière d’éducation du Programme 2030.

Le sport est symbole du développement de la société et du progrès de l’humanité et l’esprit olympique représente l’aspiration commune des peuples du monde qui transcende les frontières. Comme indiqué clairement dans le Programme 2030, le sport est une force motrice importante du développement durable et contribue grandement au développement et à la paix. La Chine accorde une grande importance au développement du sport. Elle soutient activement le Mouvement olympique et y prend une part active. Au cours des 50 ans écoulés, elle a organisé à plusieurs reprises de grands événements sportifs internationaux multidisciplinaires dont les Jeux Olympiques, les Jeux Paralympiques, les Jeux Olympiques de la Jeunesse et les Jeux asiatiques. De plus, elle travaille énergiquement à encourager la pratique des sports olympiques à une plus grande échelle, apportant la contribution chinoise au Mouvement olympique mondial. Beijing accueillira les XXIVe Jeux Olympiques d’hiver du 4 au 20 février 2022 et les XIIIe Jeux Paralympiques d’hiver du 4 au 13 mars, et deviendra la première ville au monde à avoir accueilli les Jeux Olympiques d’été et d’hiver. Portant la vision de jeux verts, inclusifs, ouverts et intègres, la Chine a la capacité et la confiance pour organiser un grand rendez-vous olympique simplifié, sûr et splendide et elle sera heureuse d’accueillir la participation de toutes les parties. La Chine travaillera avec les autres pays pour porter les principes de la Charte olympique, défendre l’esprit olympique, valoriser pleinement le rôle actif du sport dans la promotion de la paix mondiale, du développement de tous les pays et de l’amitié entre les peuples, promouvoir un développement sain du sport dans le monde, traduire en actes l’esprit de solidarité incarné par le mot « ensemble » dans la nouvelle devise olympique, et réaliser l’objectif « Ensemble pour un avenir partagé ». La Chine déposera à la 76e session de l’Assemblée générale le projet de résolution portant sur la trêve olympique et espère qu’il sera activement soutenu par les États membres.

La Chine prend depuis toujours une part active à la coopération internationale sur la jeunesse et mène d’amples échanges avec les pays et organisations internationales concernés. Elle participe activement au Forum Jeunesse de l’ECOSOC et au Forum des jeunes de l’UNESCO, partage avec différentes parties ses expériences en matière de renforcement de l’éducation des jeunes et de mise en œuvre de la Stratégie des Nations Unies pour la jeunesse, et apporte sa part de contribution à la cause des jeunes dans le monde. Elle soutient activement les jeunes de différents pays désireux de venir en Chine pour des études ou des échanges à travers par exemple la création du Centre de coopération Chine-Afrique sur l’innovation, la promotion de la coopération sur l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes, l’organisation de programmes de formation des jeunes talents pour la Ligue des États arabes et la mise en œuvre du programme d’échanges des jeunes scientifiques entre la Chine et les pays d’Amérique latine et des Caraïbes.

7. Depuis 50 ans, la Chine ne cesse d’apporter sa part de contribution à l’amélioration de la santé de l’humanité. Elle prend une part active aux affaires sanitaires mondiales, mène des échanges et coopérations sur la santé par de multiples canaux et à différents niveaux, fournit des aides internationales importantes en matière de santé, participe activement aux actions sanitaires internationales majeures, et joue un rôle important dans la lutte contre les crises sanitaires et dans le développement du secteur médical et sanitaire dans les pays bénéficiaires.

Les maladies infectieuses menacent gravement la santé humaine et constituent un défi commun pour toute l’humanité dans son développement. En adoptant une approche scientifique et basée sur la loi, la Chine a mis en œuvre sans discontinuer plusieurs plans quinquennaux pour la prévention et le contrôle du VIH/sida. La qualité de vie de la population affectée par le VIH/sida continue de s’améliorer, la discrimination se réduit davantage, et le VIH/sida a maintenu dans l’ensemble un faible taux de transmission en Chine. Après des années d’efforts, la Chine a obtenu officiellement en 2021 la certification de l’élimination du paludisme de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Suivant de très près l’évolution de l’épidémie d’Ebola en Afrique, la Chine a répondu activement à l’appel des pays africains, expédié en premier une grande quantité d’aides en matériels médicaux aux zones infectées et aux pays voisins, et envoyé un grand nombre d’experts et de professionnels de santé pour lutter contre l’épidémie aux côtés des peuples africains. Elle soutient la mobilisation par l’OMS et d’autres organes onusiens des ressources mondiales pour accélérer la R&D de vaccins et de médicaments, accompagner l’Afrique dans le renforcement des capacités en matière de santé publique et contribuer au développement de l’Afrique.

Depuis l’apparition de la COVID-19, la Chine été la première à partager des informations sur l’épidémie et des expériences de lutte contre l’épidémie avec toutes les parties, à fournir en grandes quantités des matériels médicaux aux autres pays et des aides en vaccins de grande ampleur aux autres pays en développement, et à envoyer des groupes d’experts médicaux à l’étranger. Le Président Xi Jinping a prononcé une allocution importante à l’ouverture en séance virtuelle de la 73e Assemblée mondiale de la Santé, appelant les pays à vaincre le virus par la solidarité et la coopération et à construire ensemble une communauté de santé pour tous.

La Chine a répondu activement au Plan de réponse humanitaire global lancé par l’ONU. Elle a accordé des dons de matériels à plus de 150 pays et organisations internationales et exporté des matériels médicaux à plus de 200 pays et régions. Au total, elle a fourni dans ce cadre plus de 320 milliards de masques, 3,9 milliards de combinaisons de protection et 5,6 milliards de kits de dépistage. La Chine soutient la Stratégie pour garantir la vaccination contre la COVID-19 lancée ces derniers jours par l’OMS et reste fidèle à son engagement de faire des vaccins un bien public mondial. Elle a apporté à une centaine de pays et d’organisations internationales plus de 1,5 milliard de doses de vaccins anti-COVID-19 jusqu’à mi-octobre 2021, contribuant de manière significative à la construction de la barrière mondiale contre l’épidémie. En octobre 2020, elle a rejoint la Facilité COVAX sous l’égide de l’OMS et lancé un appel aux institutions financières multilatérales pour qu’elles soutiennent les pays en développement dans leurs achats et production de vaccins par la finance inclusive. En 2021, les vaccins anti-COVID-19 de Sinopharm et de Sinovac ont été homologués par l’OMS pour une utilisation d’urgence et ont été ajoutés en juillet au portefeuille de la Facilité COVAX. Des accords d’approvisionnement à long terme ont été signés. La Chine a décidé d’accorder à la Facilité COVAX un don de 100 millions de dollars américains destiné à la distribution de vaccins aux pays en développement, et de leur accorder un don supplémentaire de 100 millions de doses. Elle a annoncé son soutien à la levée des droits de propriété intellectuelle sur les vaccins contre la COVID-19 et appelle tous les pays à renforcer la coopération internationale sur les capacités de production de vaccins à travers la R&D conjointe, la production sous licence et le transfert de technologies, et à prendre des mesures concrètes et réalisables pour renforcer les capacités de production de vaccins dans les pays en développement.

III. La Chine entend aller de l’avant avec toutes les forces pour le progrès dans le monde, en faisant rayonner les valeurs communes de l’humanité que sont la paix, le développement, l’équité, la justice, la démocratie et la liberté, en apportant une nouvelle contribution à la préservation des buts et principes de la Charte des Nations Unies, à la sauvegarde de la paix mondiale et à la promotion du développement commun et du progrès de l’humanité, et en travaillant à la construction d’un nouveau type de relations internationales marquées par le respect mutuel, l’équité, la justice et la coopération gagnant-gagnant, en vue de l’avènement de la communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

1. La Chine demeurera un bâtisseur de la paix mondiale. Elle poursuit résolument sa voie du développement pacifique, ne prétend jamais à l’hégémonie, ni à l’expansion ni à la conquête des sphères d’influence, et œuvre à développer l’amitié et la coopération avec tous les pays sur la base des Cinq Principes de la Coexistence pacifique. Dans le même temps, elle défend avec résolution ses intérêts et sa dignité, ses droits et intérêts légitimes ainsi que l’équité et la justice internationales. Elle est toujours d’avis que tous les pays, qu’ils soient grands ou petits, puissants ou faibles, riches ou pauvres, sont membres égaux de la communauté internationale. Elle respecte toujours la voie de développement et le système social choisis en toute indépendance par le peuple de chaque pays et reste attachée au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’autrui. Elle entend travailler ensemble avec les autres pays à appliquer le concept de sécurité mondiale commune, globale, coopérative et durable et à répondre efficacement à toutes sortes de menaces sécuritaires traditionnelles et non traditionnelles, en vue de bâtir un monde de sécurité universelle. Elle continuera de soutenir la mise en œuvre de l’appel au cessez-le-feu mondial lancé par le Secrétaire général des Nations Unies, de pousser les parties en conflit à cesser rapidement les hostilités et les violences et à régler les points chauds par des moyens politiques et de s’opposer fermement au recours arbitraire à la force ou à la menace par la force, aux sanctions unilatérales et aux pratiques extraterritoriales.

La Chine soutient le renforcement de la coopération internationale antiterroriste et la mise en place d’un front uni mondial antiterroriste organisé autour des Nations Unies. Elle condamne vivement le terrorisme et l’extrémisme sous toutes leurs formes, s’oppose à la pratique de lier le terrorisme et l’extrémisme à un pays, une ethnie ou une religion particuliers ainsi qu’au « deux poids, deux mesures » sur la question de la lutte antiterroriste. Il faut adopter une approche intégrée qui s’attaque tant aux manifestations qu’aux racines du terrorisme en veillant notamment à promouvoir le règlement politique des points chauds, à préconiser le respect mutuel et la coexistence harmonieuse entre différentes civilisations et religions et à aider les régions et pays concernés à développer l’économie et à améliorer le bien-être social, afin d’éliminer à la source le terreau du terrorisme.

La Chine est d’avis que les pays dotés d’armes nucléaires doivent réaffirmer qu’«une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée», renoncer à la stratégie de dissuasion nucléaire fondée sur le recours en premier aux armes nucléaires, réduire le rôle des armes nucléaires dans leurs politiques de sécurité nationale, cesser de développer et de déployer le système mondial de défense antimissile et s’abstenir de déployer à l’étranger des missiles de portée intermédiaire basés à terre, afin de promouvoir l’équilibre et la stabilité stratégiques dans le monde. Le désarmement nucléaire doit se réaliser de manière graduelle dans le respect des principes de préservation de la stabilité stratégique mondiale et de non atteinte à la sécurité d’aucun pays. Les pays dotés des plus grands arsenaux nucléaires assument une responsabilité particulière et primordiale en matière de désarmement nucléaire. Ils doivent poursuivre de façon vérifiable, irréversible et juridiquement contraignante la réduction massive et substantielle de leurs arsenaux nucléaires pour créer des conditions favorables au désarmement nucléaire complet et total.

2. La Chine demeurera un contributeur au développement dans le monde. Elle travaillera avec tous les pays à mettre en œuvre l’Initiative pour le Développement mondial, à accorder la priorité au développement, à placer le peuple au centre des préoccupations, à œuvrer à l’inclusion et au bénéfice pour tous, à promouvoir le développement tiré par l’innovation, à veiller à la coexistence harmonieuse entre l’homme et la nature et à adopter des actions concrètes, en vue de promouvoir une coopération multilatérale pour le développement plus efficace et de bâtir une communauté d’avenir partagé pour le développement mondial. Elle continuera de faire de son mieux pour aider les autres pays en développement dans le cadre de la coopération Sud-Sud à mettre en œuvre le Programme 2030.

La Chine continuera de promouvoir la synergie et le renforcement mutuel entre l’Initiative « la Ceinture et la Route » et le Programme 2030 et travaillera à construire une Route de la Soie de la santé, une Route de la Soie verte, une Route de la Soie numérique et une Route de la Soie de l’innovation, en s’appuyant notamment sur les efforts dans la lutte contre l’épidémie, la réduction de la pauvreté, la coopération pour le développement et la lutte contre le changement climatique, en vue de créer un bel avenir de la coopération gagnant-gagnant pour tous.

La Chine soutient le renforcement global de la gouvernance climatique et environnementale mondiale. Tous les pays doivent observer le principe des responsabilités communes mais différenciées, promouvoir la mise en place d’un système de gouvernance environnementale mondiale juste, équitable et basé sur la coopération gagnant-gagnant, intensifier leurs actions en réponse au changement climatique en fonction de leurs conditions nationales et capacités et appliquer de manière intégrale et effective l’Accord de Paris. Elle soutient le renforcement de la protection des écosystèmes dans le monde et la promotion de la coexistence harmonieuse entre l’homme et la nature. Tous les pays doivent faire avancer de manière équilibrée les trois objectifs énoncés dans la Convention sur la diversité biologique, à savoir la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques, et, en conformité avec les principes de l’équité, de la transparence et d’un processus conduit par les Parties, élargir sans cesse le consensus et travailler dans la même direction en vue de mettre en place un système de gouvernance de la biodiversité plus juste, plus équitable et basé sur les capacités de chacun.

3. La Chine demeurera un défenseur de l’ordre international. Face à la nouvelle situation et aux nouveaux défis, le monde a besoin d’un véritable multilatéralisme. La Chine continuera de porter haut l’étendard du multilatéralisme, de préserver résolument le système international centré sur les Nations Unies, l’ordre international fondé sur le droit international et le système commercial multilatéral centré sur l’Organisation mondiale du Commerce, et de participer activement à la réforme et à la construction du système de gouvernance mondiale. Elle s’oppose fermement à l’unilatéralisme, au protectionnisme, aux pratiques d’intimidation, à la création de petits cercles et à la politique des blocs. Elle défend résolument le droit des pays en développement à l’usage pacifique des technologies et plaide pour l’ouverture d’un processus de discussion inclusif et transparent dans le cadre de l’ONU afin de gérer de manière plus équilibrée et plus juste le rapport entre la non-prolifération et l’usage pacifique.

4. La Chine demeurera un fournisseur de biens publics. Elle continuera de concrétiser les initiatives et les mesures majeures annoncées par le Président Xi Jinping dans le cadre de l’ONU et travaillera à mieux faire valoir le rôle du Fonds Chine-ONU pour la paix et le développement, du Fonds fiduciaire Chine-FAO pour la coopération Sud-Sud, du Centre de savoir international sur le développement (CIKD), du Centre international de recherche sur les mégadonnées pour les objectifs de développement durable, du Centre mondial d’innovation et de savoir pour le transport durable et des mécanismes de la force en attente et de l’unité de police permanente pour le maintien de la paix. Elle œuvrera avec l’ONU pour accélérer la construction du dépôt et hub de réponse humanitaire globale et du centre mondial du savoir géospatial et de l’innovation sous l’égide de l’ONU, en vue d’apporter une plus grande contribution à la paix et au développement dans le monde. La Chine honorera son engagement à faire des vaccins un bien public mondial en vue de réaliser l’accessibilité et l’abordabilité pour les pays en développement.

Depuis 50 ans, la Chine reste toujours fidèle à son engagement initial à défendre le multilatéralisme, à préserver la paix mondiale et à promouvoir le développement commun. Elle soutient fermement un rôle accru des Nations Unies dans les affaires internationales. Sur le nouveau point de départ historique, la Chine avancera main dans la main avec tous les pays pour œuvrer inlassablement à la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

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