RDC: Il y a péril en la demeure, alerte Kibambi Shintwa

Un gros nuage est bien perceptible sur la RDC. Ne le voit pas que celui qui ne veut pas voir. Pendant ce temps, comme si de rien n’était, on continue à se chamailler. En tout cas tous les noms d’oiseaux volent dans tous les sens.

Les seconds couteaux sont mis à contribution. Ceux du pouvoir affirment avoir raison, ceux de l’opposition disent  le contraire. Et le message est reçu cinq sur cinq. Nous allons faire parler la rue, disent les uns. C’est notre chanson qu’elle (la même rue) entendra, rétorquent les autres.

Qui aura raison sur l’autre ? Là n’est pas notre préoccupation première, car, c’est la suite des événements qui tranchera. Où se trouve l’intérêt de cette population dans ces querelles futiles, ces bisbilles pour qu’elle demeure l’éternel arbitre seulement lorsque les choses ne tournent pas rond?

Lorsqu’on se dit dirigeant politique dans un pays comme la RDC, peu importe l’obédience, on devrait se mettre présent à l’esprit que ce n’est pas n’importe quel pays. L’autre aurait dit: « Il n’est pas facile d’être ce pays« . Pendant que les grandes puissances : Etats-Unis, Chine, Russie et les autres sont en compétition pour le leadership planétaire, et que c’est chez-nous que se trouve le gros des instruments de cette confrontation? Pensez-vous qu’ils nous laisseront continuer à jouer aux billes?

Nous savons, pourtant, que dans les têtes de certains étrangers, ce pays est trop grand pour nous. Ne sommes-nous pas en train de leur donner raison ?

Déjà, le peuple au nom de qui tout le monde parle, comme pour amuser la galerie,  estimait, sous forme de blague, que ce pays devrait être purement et simplement vendu. C’était pour rire, mais, une façon de crier son désarroi. Il n’a pas été entendu dans son humour funeste.

Ces zones de non droit, où des étrangers exploitent nos richesses à leur guise, sans la moindre autorisation, qui nous ont été révélées ne constituent-elles des signes avant-coureurs du danger qui nous guette? Pendant ce temps, nous dénonçons tous, et non sans emphase, à Kinshasa et ailleurs, la balkanisation du pays sans nous donner les moyens d’y faire face.

N’est-ce pas jouer le jeu des prédateurs en l’invitant à venir se servir à moindre frais ? Calculateurs qu’ils sont, ne savent-ils pas déjà par quel morceau commencer leur morcellement de ce géant qui refuse de se développer ? Alors, nous n’aurons que nos yeux pour pleurer. Le peuple lui, dans les chaumières, n’a plus de larmes pour n’avoir que trop pleurer. Est-il déjà tard? Je ne sais pas. KIBAMBI SHINTWA        

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