Les enseignants de l’EPST dans la rue dès ce vendredi !

* A Kinshasa, la manif est projetée au 25 octobre.

Déterminés à obtenir gain de cause, les enseignants du secteur public de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) en RD Congo, n’entendent pas fléchir. Malgré les intimidations du ministère de tutelle, ces professionnels de la craie maintiennent leur mouvement de grève, enclenché depuis le 4 octobre en cours, date d’ouverture officielle de la nouvelle année scolaire 2021-2022 dans l’ensemble du pays.

Ainsi, pour amener le Gouvernement à accorder une oreille attentive à leurs revendications, ces enseignants des écoles publiques projettent une série de manifestations pacifiques de rue, dès demain vendredi 22 octobre. L’option a été levée lors de différentes assemblées générales des syndicats des enseignants organisées concomitamment dans toutes les provinces du pays, apprend-t-on des sources qualifiées de l’EPST.

Selon nos sources, le coup d’envoi de ces mouvements de révolte collective des enseignants, sera donné dès ce vendredi dans la province du Sud-Kivu où les techniciens du « beau métier » vont envahir les rues.

Pour leur part, les enseignants de Kinshasa ont retenu la date du 25 octobre pour leur procession qui devra, sauf ultime changement d’itinéraire, les conduire jusqu’au Palais du peuple, siège du Parlement.

Dans cette dynamique du groupe, les enseignants de l’EPST demandent aux parents de garder leurs enfants à la maison, jusqu’à ce que l’Etat congolais aura répondu positivement à leurs désidératas.

Dans leurs revendications, les enseignants grévistes exigent entre autres, la mécanisation des Nouvelles Unités (NU), l’installation de la mutuelle de santé en provinces ainsi que la suppression des zones salariales. S’ajoutent à cela, la réactivation de certaines écoles considérées avoir été fermées injustement et la réhabilitation, sur le fichier de paie, des enseignants désactivés du collège Boboto et du lycée Bosangani, deux de prestigieuses écoles de Kinshasa, gérées par l’Eglise catholique romaine.

Ces enseignants comptent également mener des actions de grande envergure, comme l’apposition de leurs signatures dans une pétition exigeant le départ du ministre national de l’Epst, Tony Mwaba.  Ils qualifient « d’irresponsable et d’irréfléchie« , la décision de Tony Mwaba de vouloir désactiver de la liste de paie les enseignants grévistes.

Des Lycéens et collégiens de N’djili dans la rue

Comme pour précéder leurs enseignants, les élèves des Lycées Sainte-Thérèse, Sainte-Germaine et ceux du collège Bonsomi dans la commune de N’Djili, district de la Tshangu sont sortis du silence. Fatigués de se tourner les pouces, ces apprenants ont improvisé, hier mercredi 20 octobre, une marche de protestation à partir de leurs écoles, en passant par le boulevard Lumumba pour « réclamer le début effectif des cours« . Victimes de la grève des enseignants des établissements publics et conventionnés, ces écoliers ont exprimé leur ras-le-bol vis-à-vis de l’attitude du Gouvernement qui, visiblement, semble indifférent à cette situation de grève.

Sans encadreurs ni la Police, ces jeunes manifestants ont fait le tour des principales artères de la commune de N’Djili.  Chants, coups de sifflet, cris à tue-tête…les élèves de ces trois écoles ont recouru à tous les moyens à leur disposition pour faire entendre leur voix.

Une initiative encouragée par des passants et  certains parents. « C’est une bonne chose. Quand le Gouvernement n’entend pas les cris des adultes, les enfants ont droit de se manifester pour que l’Etat apporte une réponse à cette situation de grève des enseignants« , estime un tenancier d’une boutique sur le boulevard Kimbuta.

En RDC, la rentrée scolaire a eu lieu le lundi 4 octobre 2021. Mais dans les écoles conventionnées catholiques, il s’observe une grève des enseignants. Les grévistes demandent l’application du protocole d’accord signé avec l’Intersyndical des enseignants en décembre 2019. Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) a promis la reprise du dialogue avec le banc syndical des enseignants.  Mais en attendant que l’Intersyndical des enseignants et le Gouvernement se remettent au dialogue, de plus en plus des manifestations des enseignants et des élèves sont enregistrées à travers le pays. Rocco NKANGA et Rachidi MABANDU

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