Le CALCC et le Milapro rappellent au Conseil d’Etat la requête des articles 10 et 12 de la Loi sur la Ceni

Les confessions religieuses en Rd Congo avaient jusqu’hier, dimanche 3 octobre, pour finalement, trouver le compromis tant attendu sur le candidat nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Ce, après un dernier ultimatum que le Président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso Nkodia Mpwanga leur avait adressé lors de la plénière de la Représentation nationale du 30 septembre dernier.

     En réaction à cette mise en demeure du speaker de la Chambre aux confessions religieuses, le Comité de l’apostolat des laïcs catholiques (CALCC) et le Ministère des laïcs protestants (Milapro) rappellent la requête en interprétation des articles 10 et 12 de la Loi sur la CENI, introduite depuis plusieurs semaines à la  section consultative du Conseil d’Etat. Pour rappel l’article 10 stipule que « les confessions religieuses et les organisations et organisations de la société civile concernées sont celles ayant la personnalité juridique, une existence  effective sur le terrain et une expertise et une expérience avérée en matière électorale. »

     L’article 12 évoque le profil des membres de la Ceni, la règle pour  » l’invitation des composantes, par le bureau de l’Assemblée nationale, à procéder à la désignation des membres de la CENI, conformément à l’article 10 « .

     Selon les structures des laïcs des deux Eglises, la suite à cette demande  permettrait aux confessions religieuses concernées d’effectuer, en toute quiétude et responsabilité, la désignation du futur président et d’un membre de la plénière de la Centrale  électorale.

     Dans une mise au point conjointe le 1er octobre, le CALCC et Milapro attirent  l’attention du président de la République, des présidents des deux chambres du Parlement, des chefs des confessions religieuses concernées, de la communauté  nationale et internationale sur l’existence de cette requête.

     Le Milapro et le CALCC encouragent les chefs des Eglises à attendre l’arrêt devant interpréter les articles 10 et 12 sous examen au Conseil d’Etat, avant de procéder à toute désignation des animateurs de la Ceni. Aussi, invitent-ils par conséquent, le Conseil d’Etat à faire diligence en vue de permettre aux Eglises « d’accomplir leur devoir comme il se doit et dans le strict respect de la loi.  »   Kléber KUNGU

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