La Sicomines prête à accompagner le Programme de développement à la base des 145 territoires de la RDC

Pour répondre favorablement aux ambitions du président Félix Tshisekedi de doter la République démocratique du Congo d’infrastructures modernes, adaptées aux défis actuels de développement, la Sino-Congolaise des mines (Sicomines) se dit déterminée à accompagner le programme de développement à la base des 145 territoires de la RDC, renseigne une dépêche de cette entreprise minière, opérant à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba.

A en croire la source, cette évidence se constate dans  la communication du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, telle que rapportée dans le compte-rendu du dernier conseil des ministres du 15 octobre courant.  Cette communication portant sur  » l’état d’exécution du contrat Sino-Congolais « , renseigne sur l’état des lieux d’exécution du contrat sino- congolais, au regard du rapport fait par les ministres en charge des Infrastructures et Travaux Publics et des Mines

De ce fait, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a instruit les ministères concernés à procéder à l’examen des propositions formulées pour la suite de ce programme, en étroite collaboration avec son cabinet sur les sujets  portant, notamment, sur la relance des grands travaux de reconstruction nationale en priorisant les infrastructures structurantes.  Ce, non seulement pour favoriser l’éclosion des activités socio-économiques porteuses de développement  mais également appuyer éventuellement le programme de développement de 145 territoires du pays. Etant donné que le contrat n’a atteint qu’un taux d’exécution de 30%.

Un autre point concerne l’Audit technique et financier de la Sino-congolaise des mines (SICOMINES) à diligenter et  la mise en place d’un mécanisme assurant la transparence dans la gestion et le fonctionnement de cette entreprise, ainsi que la nécessité de mettre fin au déséquilibre entre parties. Notamment, par la révision de certaines clauses du contrat ou de Convention de collaboration entre la RDC et le Groupement d’entreprises chinoises et du contrat ou de convention de la Joint-Venture SICOMINES.

Une commission mixte pour se pencher sur des questions d’intérêts communs

Le Président de la République a saisi l’occasion pour rappeler au vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, l’urgence de mettre en place une commission mixte Sino-Congolaise qui se penchera sur l’ensemble des sujets d’intérêts communs pour que désormais, l’exécution des contrats soit effectuée selon la volonté mutuelle gagnant-gagnant.

Dans ce cadre, la Sicomines salue le vœu exprimé par le Chef de l’Etat congolais de voir les deux parties se pencher sur l’ensemble des sujets d’intérêts communs, dans l’objectif noble de préserver et de matérialiser le concept  » gagnant-gagnant « .

Elle note avec satisfaction la résolution prise par le Président Félix Tshisekedi de relancer les grands travaux de reconstruction, en priorisant les infrastructures structurantes,  celles qui sont justement et effectivement visées dans le contrat sino-congolais.

Dans la même optique, la partie chinoise, qui fournit jusque-là la totalité du financement en faveur  des infrastructures de base de la RDC,  déjà réalisées, et celles en voie de réalisation, est disposée à répondre positivement à l’accompagnement du Programme de développement de 145 territoires lancés depuis le 9 octobre  par le Premier ministre Sama Lukonde à partir de Kenge, chef-lieu de la province du Kwango.

Ledit programme sur lequel  Félix Tshisekedi fonde ses espoirs, d’autant plus qu’il est basé sur les infrastructures sélectionnées dans le cadre du contrat sino-congolais, concernent tous les 145 territoires, donc par ricochet  toutes les provinces du pays.

Bien entendu, l’exécution à 30 % du contrat dans son volet Infrastructures ne devrait pas amener d’aucuns à déduire qu’il s’agisse d’une défaillance ou encore d’une mauvaise foi de sa part. Loin s’en faut.

La Sicomines a déjà réalisé un tiers d’investissement dans les infrastructures

La réalisation d’un tiers d’investissements dans les infrastructures en pleine construction au cours des 10 premières années, pour un projet de 30 ou 40 ans, témoigne de grands efforts faits par la partie chinoise dans le but d’aider la RDC à bâtir et à développer son environnement et non à circonscrire ces efforts dans un but purement lucratif.

Pour le projet Infrastructures, la partie chinoise a assuré au lendemain de la signature de la convention en 2008, la totalité des financements dès l’exécution de la première infrastructure à Kinshasa, capitale de la RDC, tandis que la première tonne de cuivre ou de cobalt produite par la Sicomines intervient en novembre 2015, soit  8 ans durant et sans contrepartie directe pour elle.

Cependant, la partie chinoise a, jusqu’à présent, peu reçu en retour au motif que la Joint-venture sino-congolaise n’est pas encore entrée dans la phase de sa grande production minière, contrairement à la partie congolaise qui jouit depuis 2008 des avantages prévus dans le projet d’infrastructures de base dont les unes sont déjà opérationnelles, d’autres en cours de réalisation.

La promotion de l’Industrie congolaise assurée

La première production a fait face aux difficultés d’électricité. D’où l’urgence de la construction, encore financée entièrement par la partie chinoise, du barrage hydroélectrique de Busanga, maintenant prêt à fonctionner pour permettre à l’entreprise d’atteindre sa capacité de production maximale de 250.000 tonnes de cuivre l’an en sa deuxième phase.

Pour promouvoir l’industrie nationale congolaise, la partie chinoise s’investit activement en créant une société minière internationale compétitive avec une technologie de pointe implantée en RDC.

Pour l’heure, sur les 3 milliards USD réservés au volet Infrastructures de base, près de 2 milliards USD reste à disponibiliser.  Il est toutefois indiqué qu’il ne s’agit pas d’un fonds à utiliser hic nunc.  La norme exigée dans le monde entier, est qu’à partir du moment où le contrat  est un package, les parties signataires s’en tiennent au respect strict des engagements.

Ce respect constitue une base de confiance mutuelle. Et c’est sur cette base que les deux parties entrent en dialogue, sur base de cette confiance renouvelée au nom du principe de continuité de l’Etat inscrit à l’article 69 de la Constitution de la RDC -principe que la partie chinoise entend respecter – à travers  l’accompagnement du programme en faveur des 145 territoires, qui est réalisable en fonction d’une programmation à convenir.

Le dialogue attendu entre les parties dans le respect des engagements pris

Il va de soi que la Sicomines attend avec assurance le dialogue avec la partie gouvernementale pour envisager la suite des événements.   C’est, du reste, à l’honneur de la RDC de rassurer le monde (international) des affaires et de coopération, de sa capacité à  respecter tous ses engagements pris.

Cela pourra donner une valeur ajoutée aux efforts tant fournis par le gouvernement congolais, afin d’améliorer davantage le climat des affaires et attirer, par voie de conséquence, d’importants investissements auxquels la RDC aspire en toute légitimité.  La Sicomines salue, par cette occasion, la détermination du Chef de l’Etat, d’encourager les investissements portés sur les infrastructures. Rocco NKANGA

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