La contrition, la dénonciation et l’abandon total du mal, trois étapes de la repentance, dixit le berger F.Kabange

Les fidèles de l’église Pierre Angulaire de Moulaert à Bandalungwa, membre de la 8ème CEPAC ont été exhortés dernièrement aux trois étapes importantes de la repentance. Il s’agit de la contrition, la dénonciation et l’abandon total du mal. Telle était la quintessence du sermon du Berger Flory Kabange Numbi, diffusé sur la radio Héritage émettant sur la 99.7 FM.

Flory Kabange résume les différentes étapes menant à la repentance en trois. Mais avant tout, cet oint de Dieu, a mis les points sur les i, en indiquant que la repentance n’est pas un processus, c’est plutôt le résultat d’un cheminement. Car, souvent, plusieurs chrétiens confondent les choses.

S’agissant de la contrition, c’est le regret. Un enfant légitime de Dieu sent la douleur d’avoir offensé son créateur. Lorsqu’il s’est engagé dans la mauvaise voie, il sait s’arrêter. La conscience, le message, la révélation des choses faites en catimini sont, entre autres, une alerte pour ne plus foncer sur ce chemin qui n’honore pas l’Éternel.

LA DÉMARCATION ENTRE LES VRAIS ET LES FAUX PLEURS 

Le regret, la désolation, les remords, le chagrin sont les caractéristiques de la contrition et s’extériorise par les larmes. Il y a une vive douleur d’une manière sincère. Cependant, il y a des gens qui pleurent non pas pour avoir mal agi mais pour des affections personnelles, a renchéri le Berger de l’Eglise Pierre angulaire. Ces chagrins ont leur motivation et justification ailleurs. 

Ainsi, le Christ qui sait sonder les cœurs des hommes, a recadré les femmes de Jérusalem quand elles pleuraient pour lui. 

«Ne pleurez pas pour moi, mais pleurez pour vous-mêmes et vos enfants, car les jours qui viennent seront mauvais». Il se définit ici comme le bois vert en revanche, les femmes de Jérusalem et leurs enfants comme le bois sec. 

Flory Kabange a éclairé la lanterne de la communauté chrétienne en ce qui concerne certains sentiments d’amertume qui sont des problèmes personnels pour nouer les deux bouts du mois, des alibis voire de la ruse. Ce, à l’image de Dalila, la femme de Samson qui avait un intérêt particulier en pleurant pendant 7 jours. L’idéal pour elle était d’obtenir le secret de la force de Samson. (Juges 14,17). 

«Elle pleura auprès de lui pendant les sept jours que dura leur festin ; et le septième jour, il la lui expliqua, car elle le tournait. Et elle donna l’explication de l’énigme aux enfants de son peuple». 

Les pleurs de tout un peuple en écoutant les paroles de la loi (Néhémie 8,9). 

«Néhémie, le gouverneur, Esdras, le sacrificateur et le scribe, et les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à tout le peuple : Ce jour est consacré à l’Éternel, votre Dieu; ne soyez pas dans la désolation et dans les larmes! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi».

POINT QUESTION DE LAISSER LE MAL MOMENTANÉMENT

La deuxième étape la plus cruciale est de dénoncer ce mal (citer ce mal par son nom, c’est cela la confession). L’exemple de Zachée, le publicain est éloquent. Il a lui-même dénoncé son enrichissement illicite et a promis de remettre le quadruple des biens des pauvres. C’est aussi le cas de l’enfant prodigue qui, après avoir signé son come-back à la maison de son père,  a lâché ceci: «Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils».

La troisième et dernière étape est l’abandon total du mal. Se détourner de sa mauvaise voie.

Le prédicateur, a insisté sur le fait qu’on ne laisse pas  le mal momentanément par exemple suite à un temps de prière, un jeûne, un séminaire ou la sainte scène mais pour toute la vie. 

Esaïe 1,16. «Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez devant mes yeux, la méchanceté de vos actions. Cessez de faire le mal».

Gloire BATOMENE

Laisser un commentaire

Suivez-nous sur Twitter