Joseph Kabila diplômé en sciences politiques et relations internationales de l’Université de Johannesburg

Le Président de la République honoraire de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange a obtenu ce vendredi 22 octobre 2021 un diplôme de master en sciences politiques et relations internationales à l’Université de Johannesbourg couronnant cinq ans d’études à distance au cours d’une cérémonie tenue au campus de cette université sous la direction du Professeur Chris Landsberg du Centre Africain pour la Diplomatie et le Leadership.

Un récit plus précis sur le processus de stabilisation de la RDC

Au cours de cette cérémonie académique empreinte de sobriété, plusieurs intervenants scientifiques à l’instar de la Vice-doyenne de la Faculté des Sciences Humaines de l’Université de Johannesbourg, le Prof. Suzy Graham, les deux examinateurs académiques externes à savoir Dr Fetus Adetola Odubajo de l’Université de Lagos au Nigeria et Prof Benyero Everisto de l’UNISA ainsi que le Prof Costa Georghiou de l’Université de Johannesbourg qui a présenté le curriculum vitae de l’heureux récipiendaire se sont succédés pour commenter le travail de fin d’études présenté par Joseph Kabila Kabange intitule: « Du Désespoir à la Stabilité vers la Renaissance de la République Démocratique du Congo. Un narratif Auto-biographique et une Analyse Auto-ethnographique« .

Durant leurs différentes interventions, les scientifiques ont apprécié une contribution rigoureuse qui vient enrichir la nombreuse documentation sur les différents processus post-coloniaux en Afrique en général et en République démocratique du Congo en particulier. Ils ont salué le fait que l’auteur de cette étude, un acteur politique de premier plan ayant dirigé l’Etat congolais pendant 18 ans vient donner une lecture plus précise sur la marche vers la stabilisation d’un pays qui était au bord de l’implosion à sa prise de fonctions en janvier 2001 alors qu’une grande partie de la littérature et des travaux scientifiques concernant la RDC proviennent des contributeurs étrangers.

Des cadres théoriques et une méthodologie éprouvés

 Ils ont commenté les deux cadres théoriques conceptuels qui ont structuré l’étude à savoir le concept et l’idée de « Renaissance africaine » qui dans le contexte de la décolonisation des connaissances doit contribuer aux approches théoriques et conceptuelles afrocentriques ainsi que les concepts politiques de « construction de la paix » et de « stabilisation politique » qui devraient être plus mis en exergue.

En termes de « construction de la paix« , cette étude s’est concentrée sur le concept de « construction de l’Etat » en tant qu’élément essentiel de la consolidation de la paix dans le contexte de la RDC. Ainsi, la théorie de la « Renaissance africaine » est étudiée dans l’évaluation du leadership étatique pendant environ 18 ans à la plus haute fonction de la RDC dont les efforts pour reconstruire l’État, restructurant non seulement le territoire sur les plans politique et administratif, mais aussi l’espace social et économique national. Utilisant une approche méthodologique qualitative à deux volets à savoir l’auto-ethnographie et l’approche narrative-biographique, ce travail scientifique est structuré en six chapitres, y compris l’introduction et les remarques finales.

Un travail scientifique de six chapitres

La première partie traite de l’Indépendance au coup d’État militaire de 1965, la seconde allant de 1965 à 1997, lorsque les forces de libération ont renversé le régime Mobutu. La période de transition est suivie par la Troisième République avec la promulgation de la nouvelle constitution en février 2006, adoptée plus tard par référendum populaire. Le chapitre suivant aborde la question du fonctionnement des institutions au cours de la première et de la deuxième legislatures (2006-2011et 2011-2018) avec une note particulière sur les institutions d’appui à la démocratie.

Selon Joseph Kabila Kabange, Il a fallu un « leadership fort » pour impliquer tout le monde dans ce qu’on appelle désormais la formule « 1+4 » convenue lors du dialogue de Sun City avec un président et 4 vice-présidents des anciens groupes rebelles, de l’opposition politique non armée et de la société civile. Durant cette période, ce leadership a dû initier le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants dans la société (programme DDRR) pour assurer une paix durable dans le pays.

Sur le plan des relations internationales, le travail s’est appesanti sur les relations avec les Nations unies qui ont déployé une mission de maintien de la paix de près de 20 000 hommes, les relations avec les organisations multilatérales, les pays membres du Conseil de sécurité, le continent africain en particulier la SADC et les sous-régions d’Afrique centrale ainsi que les organisations influentes comme l’Union européenne et les pays de l’ASEAN.

Le leadership innovant Kabila et ses résultats

En guise de conclusion, l’auteur fait remarquer tout d’abord que des efforts collectifs sous son leadership ont réussi à réunir le pays qui était au bord de la désintégration totale en 2001, avec six armées étrangères, quatre rébellions majeures et plus d’une centaine de groupes rebelles.

Deuxièmement, avec la mise en place d’une Constitution et d’un arsenal des structures étatiques tant aux niveaux national que provincial, il a pu être lancé des programmes de développement économique qui ont mis la RDC sur la voie d’une amelioration sensible des conditions de vie (PIB per capita en 2001 à 158 USD et 487 USD en 2018) notamment en remboursant et effaçant la dette de 14 milliards de USD laissée par le régime de la deuxième République, le pays est passé d’un taux de croissance négatif en 2001 à un taux de croissance à deux chiffres notamment avec l’appui des institutions de Bretton Woods et d’autres organisations financières internationales notamment africaines et en identifiant les 5 grands domaines prioritaires (Les 5 Chantiers de la République) : éducation, infrastructures, création d’emplois, santé, eau et électricité.

Enfin, selon l’auteur, les éléctions générales de 2018 ont permis de « boucler la boucle » d’un leadership innovant avec l’organisation sur fonds propres d’une élection avec pour la première fois dans l’histoire du pays depuis 1960, un transfert pacifique des pouvoirs présidentiels honorant la Constitution établie en 2006.`

Concluant la cérémonie devant attribuer officiellement le diplôme, le Professeur Costa Georghiou a plaidé auprès du récipiendaire d’accepter de prolonger son approche scientifique par un doctorat (PHD) dont le diplôme reçu ce jour lui ouvre scientifiquement les portes car équivalent à un Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA) en système congolais, ce à quoi Joseph Kabila Kabange a répondu par un sourire.

La cérémonie s’est clôturée par un cocktail.

M.S./Correspondance particulière

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