Décès de Manara : L’hommage de Kibambi Shintwa

Manara Kamitega fut journaliste à Bukavu dans sa tendre jeunesse. A la faveur d’un concours organisé par le Centre de Formation des journalistes à Paris, il y passe deux ans. Il décide de ne pas retourner dans son Zaïre natal, pour continuer à se former davantage en France. Il obtient son diplôme d’Etudes Approfondies option Histoire en 1978 à Paris II.

Il est proclamé Docteur en Civilisation contemporaine à l’Université de Poitiers en 1982. Il ne s’arrête pas en si bon chemin. Affamé de savoir, il se rend au Canada où il reçoit un autre parchemin en gestion de ressources maritimes, à l’Université de Québec à Rimouski en 1992. Ce dernier diplôme lui permettra d’être souvent invité sur des Paquebots scientifiques dans les hautes mers à travers le monde.

De retour de ses aventures il venait me raconter avec  fierté et orgueil la vie des différents poissons.  Taille économique, petite tête bien remplie. Incollable ou presque pour ce qui est de la culture générale, il avait des réponses à plusieurs interrogations de l’émission « Questions pour un champion ». Un rat de bibliothèque. Toutes les fois qu’il connaissait l’intitulé de l’émission que je proposais pour  » Profondeur « , il allait se documenter à la bibliothèque de France où il avait ses habitudes.

A ses débuts il était parmi les grandes vedettes. Remarquable dans ses réparties. Ses propos étaient ornés d’expressions toujours renouvelées et de mots bien à leurs places. Il avait deux cultures celle des Bazimba qu’il aimait et celle de la France qu’il chérissait. 

Tous les bouquinistes de la ville de Kinshasa connaissaient  l’homme. Il s’amusait à collectionner tous les vieux ouvrages qu’il achetait avec plaisir pour compléter sa connaissance déjà immense. Il a dirigé avec rigueur un des services au ministère de Mines avant de se rendre à Kalemie où il a été choisi par une ONG internationale pour diriger l’un de ses bureaux avec passion et compétence. Numérica TV réunira tous ses amis dans une émission pour honorer sa mémoire. Jean-Pierre Kibambi Shintwa         

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