Avec le soutien de la Chine, la RDC deviendra une puissance minière mondiale

Ambassadeur de Chine en RD Congo » Zhu Jing est par nature discret A l’instar, du reste, de tous les diplomates de l’Empire du Milieu. S’il a cependant été amené le 30 septembre 2021 à sortir du devoir de réserve – un autre à sa place ne l’aurait que fait -c’est pour prévenir et arrêter la campagne de diabolisation, de stigmatisation, d’indexation dont sa communauté dans ce pays est victime à cause de l’exploitation minière, campagne menée à travers des mêmes médias et des ONG qui, depuis une quinzaine d’années bientôt; sont contre les bonnes relations entre Kinshasa et Beijing…

UN FORCING AYANT DE QUOI INQUIÉTER LES CONGOLAIS

On en veut pour preuve le tweet du 5 mai 2021 par lequel Peter Pham, diplomate américain actuellement sans fonctions après deux mandats catastrophiques d’envoyé spécial des États-Unis d’abord pour les Grands Lacs, pour le Sahel, a révélé l’intention du chef de l’Etat congolais de procéder à la révision du contrat sino-congolais.  » Selon @lettreContinent  S.E.M. Félix Tshisekedï @Présidence_RDC « entame un bras de fer avec la Chine sur les contrats passés avec l’ex-président Joseph Kabila, dont les clauses sont jugées contraires aux intérêts du pays ». Comme il se doit. Bravo ! « , a-t-il écrit

C’est le même Peter Pham, pour rappel, qui avait présenté le staff dirigeant de General Electric au président Félix Tshisekedi le 12 février 2020, Depuis un an et demi, on ne voit rien venir.

Le 22 septembre dernier, en marge de la 76ème session ordinaire de l’assemblée générale des Nations Unies, il a été reçu en audience par le Chef de l’Etat. De leur entretien rien n’a filtré. Il paraît qu’on a parlé sécurité. De quoi inquiéter les Congolais qui l’identifient parmi les concepteurs du projet de démembrement de leur pays sous prétexte d’être trop grand pour être bien gouverné. Ce à quoi la Chine s’est toujours opposée, elle-même ayant connu à une époque ce risque.

Ce serait surprenant que Peter Pham ait d’opinion et de position…

COPIER-COLLER SIGNE ITIE

Dans son article portant le titre « En RDC, les Etats-Unis freinent l’expansion chinoise »,  » Le Journal de l’Afrique  » révèle que « les Américains soutiennent en effet la politique du président actuel Félix Tshisekedi. L’administration Biden voit en la RDC un allié de poids contre la Chine, gui s’implante de plus en plus en Afrique. Et avant elle, Donald Trump avait lui aussi œuvré en ce sens », avant de noter : « Au mois de mai dernier, la RDC a annoncé qu’elle reverrait les contrats chinois. C’est l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) qui a lancé un pavé dans la mare en annonçant une évaluation des accords signés plusieurs années auparavant. II y a une semaine, l’ONG Afrewatch affirmait que les « contrats du siècle » signés en 2008 n ‘étaient pas si intéressants que cela : la RDC est  » perdante « , contrairement à ce qui avait été annoncé par Kabila à l’époque « . Le média poursuit :  » Cette décision de remettre en cause les contrats chinois n’est pas récente. Cela fait en effet environ un an et demi que les Américains poussent le président congolais à revoir ces accords, indique le journal Africa Intelligence. Et pour en arriver là, les USA ont mis à la disposition de la RDC une équipe d’experts spécialistes de la lutte anti-corruption et du droit minier au début de l’année dernière, via l’intermédiaire du cabinet d’avocats Baker McKenzi « .

Ce qui veut dire que le rapport intérimaire dont ITIE se targue d’être l’auteur est juste un copier-coller signé.

LES EVIDENCES REVELEES PAR L’AMBASSADEUR DE CHINE

 » La Chine est victime d’une campagne de diabolisation, II y a plusieurs spéculations médiatiques et des éléments infondés qui discréditent le partenariat Sino-Congolais. Des choses qui ne correspondent pas à la réalité. L’objectif de cette campagne de diabolisation est de détruire le partenariat Sino-Congolais dont la RDC est le grand gagnant« , a déclaré l’ambassadeur Zhu Jing le jeudi 30 septembre 2021 aux médias.

Dénonçant les pressions américaines pour la renégociation des contrats miniers Sino-Congolais, l’ambassadeur a tenu à fixer l’opinion sur un certain nombre d’évidences.

PREMIÈRE EVIDENCE : «  Les contrats signés entre la Chine et la RDC n’ont rien avoir avec les Américains. Le partenariat Sino-congolais ne peut pas être dicté par d’autres États« , a décrété l’ambassadeur Zhu Jing.

DEUXIEME EVIDENCE : « Quand vous signez les accords, il faut les respecter. Mais cela ne veut pas dire que les accords resteront figés. Si l’on trouve quelque chose à améliorer, bien sûr, on peut toujours servir discuter objectivement, tranquillement et amicalement. Si l’Etat congolais et les entreprises chinoises sont d’accord pour modifier quelques clauses ou éléments dans leurs accords afin d’améliorer l’efficacité, la visibilité, de ses partenariats, ça ne pas du tout. Mais à condition que ces discussions se déroulent de façon amicale et équitable. II faut veiller à ce que les droits légitimes de chaque partie soient respectés « , a souligné le diplomate chinois.

TROISIEME EVIDENCE :  » Durant les 7 premiers mois 2021, les échanges commerciaux entre la Chine et la RDC ont atteint 7,9 milliards de dollars USD. Soit une augmentation annuelle de 97% par rapport à la même période en 2020. Dans les 7,9 milliards USD, la RDC a gagné 4,7 USD. C’est-à-dire que la RDC est largement excédentaire dans les échanges avec la Chine« , a-t-il dit.

QUATRIÈME EVIDENCE :  » La RDC ne dispose plus que des mines mais aussi des chaînes de production et de transformation apportées par les entreprises chinoises« , a fait observer Zhu Jing.

CINQUIÈME EVIDENCE : «  La RDC est le grand gagnant de ce partenariat. D’abord, les contrats sino-congolais se sont réalisés entièrement avec l’argent des entreprises chinoises avec à la tête la SICOMMES qui prend en charge le financement. Ces entreprises s’endettent auprès des banques chinoises et investissent en RDC. L’Etat congolais, sans investir un seul dollar, bénéficie d’une industrie minière moderne. Ce qui fait de la RDC une grande puissance mondiale d’exploitation minière. Le contrat sino-congolais permet à la RDC d’accéder au premier marché mondial sans passer par les intermédiaires« , conclut-il

APRES QUARANTE ANS

Cette guerre économique entre Beijing et Washington dérange dans la mesure où les Américains entretiennent une position ambiguë devant interpeller Kinshasa.

En effet, jusqu’en 2016, le plus grand et important opérateur minier étranger au Congo était Tenke Fungurume Mining (TFM). Pour des raisons qui lui est propre, le géant américain s’est retiré de la RDC (ce qui pourrait se comprendre), mais a vendu ses parts à China Molybdenum pour USD 2,65 milliard (ce qui se comprend mal).

On peut toutefois en deviner la cause : SICOMINES SA est venue innover aux plans technique, écologique et social. Elle a pris une avance sérieuse sur les autres prétendants à l’exploitation minière en RDC.

Aussi, cette façon pour Washington de désinvestir dans un pays ayant grandement besoin d’investissements, mais aussi de promettre aux Congolais des nouveaux investisseurs qui ne viennent pas et, en plus, de laisser ses planificateurs du démembrement côtoyer les officiels congolais devrait interpeller Kinshasa.

Du reste, les Congolais sont obligés de chercher la réponse exacte à la question légitime de savoir quels sont les investissements américains actuels qui contribuent à la création d’emplois et à la croissance de la production, car les derniers remontent à l’époque d’lnga (Consortium Inga-Shaba), Goodyear, City Bank, General Motors et Midema, voici plus d’une quarantaine d’années,

La réponse va choquer : il n’y en a pas…

Club Vigilance Congo

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