5 ans après sa disparition, les idéologies politiques de Z’Ahidi Arthur Ngoma demeurent (Rappel d’un parcours édifiant)

QUI FUT Z’AHIDI ARTHUR NGOMA ?

Z’Ahidi Arthur NGOMA, de Nationalité Congolaise (RDC ex Zaïre), est né le 18 Septembre 1947 à Kalima (Province du Maniema, Secteur de Beia, Territoire de Pangi).

Initiateur et Président national du parti politique  » Forces du Futur  » (1994-2016) et Président du regroupement politique  » Camp de la Patrie « (2006).

Les domaines politico-juridiques et sociaux ont toujours été au coeur de ses batailles. Construire un État de droit, garantie d’une démocratie avec un État juste, respecté et respectueux de ses engagements, redresser l’économie du pays pour réduire les inégalités sociales en permettant le développement des partenaires économiques.

Par-dessus tout, Z’Ahidi Arthur Ngoma avait une conviction première: pour élever notre pays en dignité, il faut lui donner les moyens d’investir dans l’individu, dans des hommes et des femmes, en conscience citoyenne, première richesse et avenir de notre pays.

Jeune étudiant à l’université Lovanium (Kinshasa), Z’Ahidi Arthur Ngoma a combattu le régime de Mobutu. Il a pris part en 1969 aux manifestations estudiantines réprimées par le régime: 180 étudiants tués et d’autres arrêtés, comme lui, au camp militaire de Kokolo (Kinshasa). Il s’en évadera, direction la France où il poursuivra ses études et sortira lauréat des universités françaises.

Il se construira une carrière de 20 ans à l’UNESCO, à la Division des Droits de l’Homme et de la Paix, au Bureau des Relations Extérieures, puis au Département « Priorité Afrique ».

Une vie politique à l’opposition…

En 1997, sous le régime de Laurent-Désiré Kabila, Z’Ahidi Arthur Ngoma est arrêté à la prison de Makala (Kinshasa), puis déporté à Likasi (Katanga), à la prison de haute sécurité de Buluwo pour avoir désobéi à l’ordre du Président interdisant tout rassemblement politique sur l’étendue du territoire national.

Condamné à mort pour atteinte à la sûreté de l’Etat, sa peine fût commuée en condamnation avec sursis, grâce à la pression et l’intervention de personnalités diplomatiques et politiques internationales.

Poursuivant son combat contre le nouveau régime instauré par l’AFDL, Z’Ahidi Arthur Ngoma s’engage dans la rébellion initiée par le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD). Il comprend son erreur en discernant les dessous des cartes de ce mouvement: un vrai complot contre la République.

Il fera son mea culpa public en proclamant : « je peux faire toutes les guerres, sauf celle contre mon pays ». Il est alors jugé de traître par le RCD mais se réconcilie avec le pouvoir en place en un slogan patriotique « Le Congo n’est pas à vendre! ».

Il crée en 1999, à Bruxelles, l’ *Union des Congolais pour la Paix* (UCP) avec pour objectif la défense de la Nation, à travers le concept de l’opposition non armée » aux accords de Lusaka (2000).

Il participera également aux accords de Sun City (Afrique du Sud) en 2003, pour le compte de l’opposition en tant que Président des États généraux de l’opposition (structure politique de 25 plateformes). A l’issue de ce dialogue entre Congolais, un Président de la République Joseph Kabila et 4 Vices Présidents élus chacun par leur composante politique: Abdoulaye Yerodia Ndombasi, Z’Ahidi Arthur Ngoma, Jean-Pierre Bemba et Azarias Ruberwa.

Au Gouvernement de Transition 1+4, ZAN est Vice-président de la République en charge des Affaires sociales et culturelles. On retiendra son action indélébile, notamment à travers les « accords de Mbudi », *contrat social de l’innovation (12 février 2004) ou la lutte pour l’amélioration et le rééquilibrage des salaires des fonctionnaires indexés sur le cours du dollar variant.

Z’Ahidi Arthur NGOMA incitera et prendra part active, en tant que personnalité politique, aux dialogue concertations pour la tenue des élections, sous tutelle de l’Union Africaine. Il tirera sa révérence tout juste avant les signatures du 18 octobre 2016.

Il sera honoré à titre posthume de la médaille de « héros national Lumumba – Kabila ».

Ses idées politiques prennent continuité au sein de son parti Forces du Futur présidé à ce jour par Solange Ngoma Akupendae, sa fille aînée, mandatée par la majorité des membres présents au congrès du parti en Novembre 2016. La Rédaction

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