Sama Lukonde remet à Mboso un projet de budget de 20 mille milliards CDF

* Comparé au budget 2021 chiffrés à plus de 14 milliards de CDF, soit  6,9 milliards USD, la loi des finances 2022 présente une augmentation de 41,5% des recettes de l’Etat.

Le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a déposé, hier mercredi 15 septembre à Bureau de l’Assemblée nationale, les prévisions budgétaires l’exercice 2022, présenté en équilibre, en recettes et en dépenses, à hauteur de 20.682,6 milliards de FC, soit environ 10,3 milliards USD. Comparé au budget 2021 chiffré à plus de 14 milliards, soit 6,9 milliards de dollars américains, le projet de lois des Finances de l’Etat pour l’exercice 2022 présente ainsi un taux d’accroissement de 41,5%, a déclaré Jean-Michel Michel Sama Lukonde, à la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC), au sortir du bureau de Christophe Mboso, speaker de la Chambre basse du Parlement.

« Le Gouvernement, épris de principes de bonne gouvernance, tenait au respect de la date du dépôt, en l’occurrence le 15 septembre, conformément à l’article 126 de la Constitution. Toute l’assistance était dans l’admiration du fait que le Gouvernement Sama Lukonde ait déposé le Projet de Budget dans le délai. Ce qui est une première depuis plusieurs années« , a renchérit le Premier des Warriors.

Et d’ajouter :  » Premièrement, je voudrais affirmer ici que ce 15 septembre, je suis venu, en tant que Premier Ministre, accompagné des membres du Gouvernement, pour assister à l’ouverture de la session parlementaire de septembre, session qui se veut budgétaire. A cette occasion, nous avons voulu respecter les prescrits de la constitution. C’est l’article 126 qui demande au Gouvernement de la République de déposer le Projet de loi de Finances au plus tard le 15 septembre de l’année d’avant l’exercice budgétaire. Et donc, c’est à cet exercice que nous nous livrons. Parce que le changement de narratif, lorsqu’on parle des pratiques de bonne gouvernance tel qu’il nous l’a été demandé par son Excellence Monsieur le Président de la République, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi, c’est de travailler avec ces pratiques de bonne gouvernance. C’est dans ce cadre que nous respectons ces prescrits de la loi et que nous avons déposé ces textes « .

S’agissant précisément du taux d’accroissement, Jean-Michel Sama Lukonde déclare : « C’est un accroissement  de plus ou moins 40 % par rapport à l’exercice budgétaire 2021 qui, lui, était d’un peu plus de 14 mille milliards. Et, en termes d’accroissement pour la loi rectificative pour l’année 2021, c’est à peu près un accroissement de 13 %. Nous sommes plus ou moins, d’après moi, sur la bonne lancée. Et nous allons continuer à travailler dans ce sens, sous l’impulsion, bien sûr, de son Excellence Monsieur le Président de la République « .

Faisant d’une pierre deux coups, le Premier des « warriors » a profité de son passage hier au Parlement, pour déposer d’autres textes importants, toujours dans le souci de se conformer aux lois du pays. A savoir, les textes d’arriérés qui auraient dû être déposés plus tôt, notamment la reddition des comptes pour l’année 2020 et aussi, la loi rectificative 2021.

« Comme vous le savez, avec les efforts accrus que le Gouvernement et tous les acteurs de la classe politique et des opérateurs économiques sont en train de fournir pour l’accroissement des recettes, nous avons, particulièrement, cette année, des recettes qui vont dépasser les attentes budgétaires. Donc nous avons déposé nos rectificatifs 2021 pour nous conformer à la loi. Et finalement, le projet de loi des finances 2022, accompagné du cadre macro budgétaire 2022-2024 pour vraiment s’assurer que dans le cadre de cette session budgétaire, nous soyons conformes avec la loi et avec les institutions parlementaires « , a renchéri  Jean-Michel Sama Lukonde.

SECURITE, SANTE, EDUCATION, DEVELOPPEMENT RURAL…PARMI LES PRIORITES

 » C’est une première, parce que nous voulons simplement respecter la loi. En termes de priorités, elles sont restés les mêmes que celles édictés dans le cadre du programme du Gouvernement, adopté ici au mois d’avril de cette année. C’est-à-dire, la sécurité, le secteur social notamment la santé et l’éducation. Mais aussi l’appui à nos réformes et la préparation, non seulement au processus de recensement qui va être lancé, mais aussi aux élections de 2023, qui doivent être organisées dans le temps.

On précise que le projet de loi de Finances rectificative 2021, adopté également en Conseil des ministres le vendredi 10 septembre, est présenté en équilibre, en recettes et en dépenses, à hauteur de 16.621,6 milliards de FC dégageant. Soit, un taux d’accroissement de 13,7% par rapport au budget initial chiffré à 14.620,5 milliards de FC.

Ainsi, pour déposer ces trois textes budgétaires au Bureau de l’Assemblée nationale, le Premier Ministre s’est fait accompagner de quelques membres de son Gouvernement, dont le VPM de la Fonction Publique, Jean-Pierre Lihau,  le Ministre du Plan, Christian Mwando, le Ministre du Budget, Aimé Boji, la ministre du Portefeuille, Adèle Kayinda et  du ministre des droits humains, Albert Fabrice Puela.

Le projet de budget 2022 déposé hier au Bureau de l’Assemblée nationale, traduit donc en chiffres, les ambitions à la fois légitimes et réalistes du Gouvernement, pour mettre en œuvre son Programme d’actions élaboré en conformité avec la vision du Président Félix Tshisekedi. 

En ce qui concerne l’accroissement de 41,5% du budget de l’exercice 2022, des sources au Gouvernement renseignent que cette augmentation s’inscrit dans la droite ligne de la continuité de la tendance haussière des recettes internes de l’Etat, observée depuis le début de l’année en cours. Des mesures idoines de mobilisation  des recettes et d’encadrement des dépenses sont prévues afin d’atteindre les objectifs escomptés.

UN RECORD INEDIT

Peu importent les commentaires que pourraient probablement charrier les 20 mille milliards de francs congolais, proposés pour le budget 2022 de l’Etat congolais, un fait devrait cependant, retenir l’attention des Congolais. C’est que pour la toute première fois, un Premier ministre dépose au bureau de la Représentation nationale, un projet de Loi des finances le jour même de l’ouverture de la session ordinaire de septembre, essentiellement budgétaire.

L’histoire renseigne que depuis 2006, jamais un Premier ministre n’avait gagné le pari de déposer,  dans le délai constitutionnel, le projet  de budget de l’Etat à l’Assemblée nationale. On rappelle que conformément aux dispositions de l’alinéa 2 de l’article 126 de la Constitution du 18 février 2006 en vigueur, « le projet de loi de finances de l’année, qui comprend notamment le budget, est déposé par le Gouvernement sur le Bureau du Parlement au plus tard le quinze septembre de chaque année ».

Il se fait, fort malheureusement que de tous les Premiers ministres qui se sont succédé à la tête du Gouvernement, depuis  le début de la IIIème république en 2006, personne n’a été capable de respecter cet impératif constitutionnel. Il y en a même eu un qui avait déposé au Bureau de l’Assemblée nationale, le projet de loi des finances le 4 octobre. Ce qui n’avait pas permis, aux membres des deux chambres du Parlement, d’examiner ledit projet à fonds. Conséquence,  ledit texte avait été étudié superficiellement et adopté à la va-vite.

Comparativement aux Exécutifs précédents, le fait pour le Gouvernement Sama Lukonde, de déposer à la date du 15 septembre à l’Assemblée nationale, le projet de loi de Finances et de Budget de l’Etat pour l’exercice 2022, est un record inédit. Cette ponctualité de l’Exécutif national permettra ainsi à l’Autorité budgétaire de disposer de suffisamment de temps pour  examiner et, éventuellement enrichir le texte venu du Gouvernement, avant son adoption. Grevisse KABREL

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