Présidentielle et législatives 2023 : Lamuka propose la date du 22 octobre

Le présidium de la plate-forme Lamuka conduite par Martin Fayulu et Adolphe Muzito, a publié, le vendredi 3 septembre dernier, une proposition de calendrier électoral pour 2023, en fixant la date du 22 octobre prochain comme « jour de scrutins combinés présidentiel, législatifs national et provincial »

Le premier point de ce calendrier prévoit l’organisation de 50 jours  des discussions entre parties prenantes, entre septembre et octobre de cette année, en vue de trouver un consensus autour des réformes institutionnelles ; de l’adoption des textes par le Parlement (loi sur la Ceni et loi électorale), et de la désignation et installation des membres de la Ceni.

Ces échanges permettront de baliser le chemin des élections.  Car, cette question de consensus est aussi partagée par  deux partis politiques de l’actuelle majorité (Ensemble de Moïse Katumbi et de l’UNC de Vital Kamerhe).  Il en est de même pour le FCC de Joseph Kabila, qui tient également à un consensus avant d’aller plus loin.

Lamuka propose également que le recensement électoral soit organisé entre juin et août 2022.  Surtout que cette opération a toujours était considérée par l’opposition comme une occasion de gonfler les effectifs avec des électeurs fictifs.  C’est dans ce sens que la coordination de Lamuka exige à ce que la future liste électorale soit soumise à un audit rigoureux. 

Pendant la présentation de cette proposition de calendrier, Martin Fayulu a qualifié « de n’importe quoi », l’audit du fichier électoral mené en 2017 par les experts de l’OIF.  Il recommande, cette fois-ci, pour plus de transparence, que les statistiques des électeurs soient publiées sur le site de la Ceni.

Pour le moment, sur le plan formel, la question de la présidence de la Ceni continue à diviser les confessions religieuses.  Sur les huit confessions religieuses que comporte la RDC, six se sont mises d’accord sur un candidat, tandis que les deux autres (Eglise catholique et l’ECC) parlent d’un processus controversé.  Face à cette situation, plusieurs organisations de la Société civile appellent à l’arbitrage de l’Assemblée nationale, à travers la commission paritaire mise en place pour trancher sur cette question.  Rocco NKANGA

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