Les journalistes du RECEIAC et du RERAC à l’école du « One Health »

Des journalistes membres du Réseau des Communicateurs pour l’Environnement et l’Information en Afrique Centrale (RECEIAC) et ceux des Réseaux de Communicateurs Ruraux de l’Afrique Centrale (RERAC) sont en atelier de renforcement des capacités sur l’approche « One Health » (Une seule santé), ouverte depuis le mardi 21 septembre à Douala, au Cameroun. Cette rencontre sous-régionale  a pour objectif  de  susciter un engagement des professionnels des médias sur le concept « One Health » en démontrant les liens entre la santé humaine, l’environnement et la biodiversité.

Apparu dans les années 2000, le « One Health » ou « une seule santé » est une approche intégrée de la santé qui met l’accent sur les interactions entre les animaux, les humains et leurs divers environnements. Il encourage les collaborations, les synergies et l’enrichissement croisé de tous les secteurs et acteurs dont les activités peuvent avoir un impact sur la santé.

« Si nous voulons que toutes les parties prenantes de la société jouent un rôle dans une cause bien précise, il faut pouvoir réussir les stratégies d’implication et de communication efficaces. Les médias sont un véhicule très important. Pour que ces communicateurs jouent efficacement leur rôle, il faut renforcer leurs capacités sur des thématiques comme celles du concept One Health« , a indiqué Eugène Mesina, coordonnateur du RERAC (Réseau des radios communautaire d’Afrique centrale).

On rappelle qu’à son origine, « One Health » a pour but d’améliorer la santé et le bien-être grâce à la prévention des risques et l’atténuation des effets des crises qui proviennent de l’interface entre les humains, les animaux et leurs écosystèmes, face aux  maladies zoonotiques telles qu’Ebola, manifestée en République démocratique du Congo, la grippe aviaire observée au Cameroun, la variole du singe etc. Sans oublier, la pandémie mondiale de covid19 au regard de la thèse de son origine.

« Le grand public, les communautés locales et autochtones doivent donc être éduqués et sensibilisés aux menaces croissantes des maladies liées à la faune qui, si des mesures urgentes ne sont pas prises, auront un impact significatif sur leur santé. La rencontre de Douala est une belle opportunité  pour nous d’apprendre afin qu’en retour, nos communautés qui nous lisent, nous écoutent et nous regardent puissent en tirer un maximum de profit en s’informant en s’éduquant, en en étant sensibilisés grâce à nos différentes actions de communication, pour qu’enfin, grâce à  nous,  ces communautés finissent par ajuster leur comportement  et ainsi mieux gérer leurs interactions avec la biodiversité et les écosystèmes en se mettant à l’abri de potentiels risques » a fait savoir Raoul Siemeni, coordonnateur du RECEIAC.

Les journalistes de la sous-région seront outillés, quatre jours durant, sur le concept « One Health« . Ils pourront ainsi acquérir des compétences et connaissances pouvant leur permettre de mieux jouer leur rôle d’informateurs sur risques d’interaction entre l’homme et les animaux.

Cet atelier a été organisé grâce à l’appui technique de la COMIFAC sous financement de la Coopération allemande (GIZ). Fyfy Solange TANGAMU

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