Les avocats de Richard Muyej accusent l’Assemblée provinciale de refuser de notifier à leur client sa décision de retrait de confiance

* Dans un communiqué hier, ils qualifient cette décision d’inique et d’irrégulière.

Le collectif d’avocats de Richard Muyej Mangez Mans accuse l’Assemblée provinciale du Lualaba de refuser de notifier à leur client sa décision de lui retirer la confiance et de le mettre en accusation pour détournement des deniers publics.

« Le collectif d’avocats du gouverneur Muyej porte à la connaissance de l’opinion qu’il est surpris de constater que l’Assemblée provinciale du Lualaba….traîne les pas en usant des manœuvres dilatoires pour transmettre et/ou lui notifier la résolution de retrait de confiance et de mise en accusation« , renseigne le communiqué des avocats de Muyej, rendu public hier mardi 14 septembre.

Ces derniers qualifient cette décision de retrait de confiance et de mise en accusation de leur client d’inique et d’irrégulière. Ils pensent que lui refuser la notification c’est violer son droit à la défense.

Car, plus tôt Richard Muyej est notifié, mieux il peut attaquer la décision en justice et préparer sa défense. Ses avocats rassurent que le concerné se réserve le droit de dénoncer cette attitude auprès des instances compétentes.

Par ailleurs, le collectif fustige la façon d’agir d’une institution censée être responsable de ses actes qui enfreint davantage le droit de l’incriminé -injustement- à se défendre et se réserve donc le droit de saisir les instances judiciaires pour dénoncer cette irrégularité.

L’Assemblée provinciale du Lualaba a retiré sa confiance à Richard Muyej au cours de la plénière du 10 septembre dernier. Sur les 17 députés provinciaux présents à cette plénière 11 ont voté pour le retrait de confiance et la mise en accusation.

Ils affirment fonder leur décision sur les conclusions du rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) qui notent un détournement de 369 millions de dollars américains à charge de Richard Muyej. Le hic, c’est que l’IGF n’a pas intégré dans son rapport final les observations pertinentes du gouverneur Muyej. Pas plus que l’Assemblée provinciale n’a permis à l’incriminé de présenter ses moyens de défense. Pour nombre d’observateurs, le « feuilleton Muyej » sent à mille lieues le dicton selon lequel « qui veut noyer son chien l’accuse de rage ». Orly-Darel NGIAMBUKULU

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