Le film Simon Kimbangu de Masumu Debrindet dévoilé au public

Le film Simon Kimbangu du réalisateur et ambassadeur de la paix, Ndungi Mambimbi alias Masumu Debrindet, a été projeté le mardi 31 août, à l’occasion de sa sortie officielle. Ce, sous le haut patronage du ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, en collaboration avec Zénith Africain de production  et de promotion culturelle et artistique (Zapproca ASBL). Parmi les invités d’honneur, le président national de la Solidarité pour le développement du Manianga (Sodema ASBL), Dieudonné Bifumanu.

L’oeuvre de Masumu Debrindet se veut le résumé de l’histoire prophétique et évangélisatrice du prophète Simon Kimbangu, simple catéchiste protestant, immortalisé dans ce long métrage de 1h30.

L’histoire part de Nkamba, en 1920, début de l’œuvre d’évangélisation de Simon Kimbangu. Ce catéchiste protestant  se lance dans la sensibilisation de ses compatriotes aux événements cachés concernant leur avenir, celui de leur pays ainsi que de l’Afrique noire toute entière. Pas seulement. Mais également, d’un village à un autre, pris par l’Esprit Saint, il va prêcher la Bonne Nouvelle, demandant aux villageois de se repentir, de pratiquer le bien et abandonner les péchés.

Une évangélisation appuyée par des guérisons miraculeuses de nombreux malades, ainsi que de nombreux miracles. C’est notamment les cas de l’enfant Kiantondo malade et d’une jeune fille atteinte d’une maladie qu’un guérisseur traditionnel n’a pas pu guérir. Parmi les miracles, le soldat qui lui avait arraché son poisson et qui, par la suite, avait la malédiction d’avoir le goût de ce même poisson dans tout ce qu’il mangeait…

La prise de conscience que ses prophéties suscitaient au sein de la population congolaise, ses nombreux miracles ainsi que ses guérisons miraculeuses n’ont pas plu aux colonisateurs. Ceux-ci ne se sont pas fait prier pour lui chercher noise, l’accusant de tous les maux. Ce qui va le pousser à vivre dans la clandestinité au village Mbanza-Nsanda. Les menaces d’arrestation que les colonisateurs brandirent sur lui, ne vont pas du reste le désarmer. Au contraire.

CONDAMNE A MORT

D’où son arrestation et son transfèrement à Thysville (actuel Mbanza-Ngungu) en octobre 1921 ainsi qu’un grand nombre  de ses fidèles. Au terme d’un jugement inique, Simon Kimbangu est condamné à mort et ses fidèles à de lourdes peines.

De là, enchaîné, il sera transféré par train à Léopoldville avant Stanteyville (Kisangani) Elisabethville (actuelle Lubumbashi). Mais à Kinshasa, voulant en finir avec lui, les colons l’enferment dans un fût dont ils soudent le couvercle avant de le jeter dans le fleuve. Miracle : Simon Kimbangu sort de l’eau avec sa chaîne. La salle réagit en applaudissant frénétiquement.

Il sera transféré à Elisabethville pour purger sa peine dans la prison centrale. Nous sommes en 1922. En juin 1944,  Simon Kimbangu annonce sa mort à ses co-prisonniers. Il va mourir en octobre 1951, à 15heures, tel qu’il l’avait annoncé.

LA SPIRITUALITE DE KIMBANGU A DECLENCHE LA FORCE

Dieudonné Bifumanu Nsompi, président de la Sodema a été invité à la cérémonie de la projection dudit film en raison de sa connaissance approfondie de l’histoire de Simon Kimbangu et du fait que celui-ci était Manianga. Dans son mot de circonstance, le numéro 1 des Manianga a circonscrit le contexte du film. Il a expliqué les causes des brimades subies par Simon Kimbangu tout au long de sa courte vie, ainsi que de son arrestation. Pour Dieudonné Bifumanu, la spiritualité de Simon Kimbangu a permis de déclencher une force au sein du peuple congolais. D’où le courage qu’ont eu les pères de l’Abako de réclamer l’indépendance du Congo. Ainsi, raconte-t-il, en 1944, un certain Jean Kiasumbwa avait été reçu par Simon Kimbangu dans la prison de Lubumbashi pour lui annoncer que le Congo deviendrait indépendant. « Voilà pourquoi un tel personnage mérite d’être immortalisé dans un film« , a déclaré le président de la Sodema.

A la fin de la projection de son film, Masumu Debrindet a félicité toutes les personnes qui, de près ou de loin, l’ont aidé à le réaliser, tout en reconnaissant l’imperfection de toute œuvre humaine. Pour lui, a-t-il dit, l’essentiel était d’avoir fait passer le message.    Kléber KUNGU

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