La ministre de la Culture annonce la libéralisation imminente du secteur des droits d’auteurs et droits voisins

Le ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine travaille sur un programme national multisectoriel de réforme structurelle et juridique en vue de la libéralisation du secteur de la perception et de gestion des droits d’auteurs et des droits voisins. L’annonce a été faite par la ministre de tutelle, Catherine Kathungu, dans son discours à l’occasion de la célébration hier mardi 14 septembre, de la Journée africaine des droits d’auteurs et des droits voisins.

S’adressant aux artistes, Catherine Kathungu a insisté sur la nécessité de la gestion collective des bénéfices de leurs œuvres. Elle a indiqué que les intérêts de la collectivité des ayants-droit doivent caractériser, dorénavant, les structures appelées à gérer les droits d’auteur et la gestion collective des artistes.

« Nous, artistes congolais, devons nous réveiller et quitter l’autarcie afin de faire comme les autres Africains réunis qui ont généré plus de 80 millions de dollars en 2019 pendant que chez nous, nous ignorons comment ces droits sont collectés et distribués« , a-t-elle déclaré.

Le numéro 1 de la Culture, des Arts et du Patrimoine a réaffirmé la détermination de son ministère à défendre les droits d’auteurs des artistes congolais dans la perspective de libéralisation de ce secteur et dans l’accompagnement comme ministère de tutelle.

La ministre Kathungu promet de mettre en place des actions visant à mettre un terme aux pratiques qui ont découragé les artistes et qui ont semblé occulter plusieurs de leurs talents.

« Dans la dynamique gagnant-gagnant de l’industrie culturelle que la RDC veut promouvoir, les artistes vont amener de l’argent dans les caisses de l’État et vont améliorer leurs conditions de vie. Ils sont donc appelés à créer une caisse de péréquation pour leur bien-être social« , a-t-elle déclaré.

A l’en croire, le fait que le Président congolais Félix-Antoine Tshisekedi se retrouve Président de l’Union Africaine est un atout pour les artistes congolais, surtout que son mandat est placé sous un thème lié à la Culture, Arts et Patrimoines.

Au-delà de la Présidence de la République, la question de la promotion de la culture et des arts congolais est au cœur de l’action du Gouvernement congolais. Pour preuve, le premier ministre, Sama Lukonde en a fait le 15ème  pilier de son Programme d’action.

La Journée africaine du droit d’auteur et de la gestion collective de bénéfice a été instituée il y a de cela 4 ans. Elle a été décrétée par 20 sociétés d’auteurs et de créateurs africains.

En ce qui concerne la République démocratique du Congo, il a été instituée, il y a de cela 52 ans, la Société nationale des éditeurs compositeurs et auteurs (Soneca) créée pour une durée de 30 ans.

Celle-ci était dotée du monopole dans la question et a été remplacée par la Socoda en mars 2011 après un glissement de 12 années. Orly-Darel NGIAMBUKULU

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