Kieni kia Mpesa plaide pour un programme pharmaceutique de production de médicaments traditionnels améliorés

            Le pharmacien Dapton Kieni kia Mpesa plaide pour une politique gouvernementale basée sur un programme pharmaceutique de recherche appliquée et de production de médicaments traditionnels améliorés. Selon lui, ce programme devrait être autonome et financé par le gouvernement et réalisé exclusivement par les pharmaciens nationaux. Sûr des ressources locales, ce pharmacien, doublé de casquette d’inventeur et de chercheur en phyto-nutrithérapie, est convaincu que les atouts dont dispose la RDC dans le domaine pharmaceutique se prêtent sans conteste à réaliser un tel programme.

On rappelle que dans son discours du 6 décembre 2020 prononcé à l’issue des consultations présidentielles de novembre, le président de la République, Félix Tshisekedi avait souligné « la nécessité d’investir davantage dans le capital humain par le financement des recherches médicales et médicinales pour la promotion de l’industrie pharmaceutique locale« . Ce crédo du chef de l’Etat résonne encore dans les oreilles de M. Kieni Kia Mpesa, comme si c’était hier.

Dans une tribune inédite, Dapton Kieni kia Mpesa avait interpellé les autorités congolaises pour qu’elles s’occupent véritablement du secteur pharmaceutique national qui regorge de plusieurs potentialités. Le médicament étant un maillon essentiel du développement d’un système efficace de santé, « qui contrôle le médicament, contrôle la santé! », dit-il.

SITUATION DE DEPENDANCE PERMANENTE

Expert, le pharmacien Kieni kia Mpesa brosse un tableau sombre du secteur pharmaceutique: « Notre secteur pharmaceutique est en situation de dépendance permanente du médicament jusqu’à ce jour. Il est dépendant des médicaments importés qui l’ont pris en otage. Un système pharmaceutique qui est tributaire de médicaments d’importation à 90%. Et pourtant, il est démontré que la plupart de ces médicaments sont de qualité douteuse et le plus souvent sous-dosés. En plus, la quasi-totalité sont des synthèses chimiques, donc peu compatibles avec le corps pour une bonne santé. L’économie du pays et la volonté politique des dirigeants étant ce qu’elles sont, le domaine de la recherche pharmaceutique demeure le cadet des préoccupations du gouvernement », explique-t-il. « Le pharmacien congolais, bien que scientifiquement formé pour concevoir,  formuler, fabriquer,  administrer et délivrer le médicament, est cependant réduit à un simple vendeur de médicaments« .

Qui pis est, il « est livré à lui-même dans la compétition face aux mastodontes industriels et financiers importateurs étrangers. Ce qui constitue le tendon d’Achille de notre système« , se plaint l’inventeur de phyto aliments médicaments.

« Etant entendu que le système sanitaire et pharmaceutique international est basé sur la modernisation, Kieni Kia Mpesa déduit que la disparition des médicaments et de la médecine traditionnelle a été systématiquement programmée et mise en exécution depuis lors, d’autant plus que les pouvoirs publics ne jurent que par la modernisation de la médecine. Or la santé elle-même n’a jamais été ni moderne ni archaïque« , tranche le patron de Beni Food.

BESOIN DUNE POLITIQUE PHARMACEUTIQUE PLUS ADEQUATE

Le secteur pharmaceutique a besoin d’une politique pharmaceutique nationale idoine et courageuse, plus adéquate, prête à apporter des solutions concrètes et pragmatiques pour le mieux-être de la population congolaise.

D’où, la nécessité pour le gouvernement de s’engager dans une politique volontariste de développement de la production pharmaceutique locale et appuyer la recherche appliquée de façon plus concrète.

« Ce ne sont pas les atouts qui font défaut dans le secteur: le pays regorge de vastes étendues de terre en friche, d’énormes potentialités végétales alimentaires et médicinales, de cadres scientifiques, professionnels et techniciens de la santé. Le tout appuyé par une biodiversité végétale très riche en différentes variétés. Sur 50.000 espèces connues en Afrique, la RDC en compte environ 10 531 dont 1 377 espèces endémiques propres à la RDC. De quoi donner plus des ailes aux pharmaciens pour montrer de quelles productions pharmaceutiques ils sont capables. Il suffit que le gouvernement les appuie financièrement et matériellement« . Kléber KUNGU

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