Juste une tribune

L’assemblée générale des Nations-Unies ? Juste une tribune. Prestigieuse, certes. Légendaire, assurément. Mais, des discours. Rien que des discours. Retentissants, sans conteste. Des paroles. Fortes, sans aucun doute. Mais,  rien que des paroles. Des vœux.

Empreints de bons sentiments faits  de charité, de solidarité, d’empathie et de sympathie. Pour tout dire d’humanité. Incontestablement.   A l’arrivée, des vœux…pieux. Des postures. Question de se donner bonne conscience. Histoire de s’attribuer de beaux rôles. Mais, au fond des postures.

Des annonces. Beaucoup d’effets d’annonces. Une véritable course à l’échalote sur le front d’annonces. Question de marquer les esprits. Derrière ces annonces, rien de concret. Ou presque. Des  promesses. Beaucoup de promesses. Une boîte à promesses. Toujours généreuses, mielleuses et oiseuses pour finir. Donc sans lendemain. Résumé -peut-être un tantinet exagéré – de la grand-messe annuelle des Nations-Unies.

 Grandeur et décadence pour  l’Assemblée  générale de l’ONU.  Autres temps, autres mœurs du côté de la maison de verre. Descente du piédestal -aux enfers ?- d’une institution planétaire de plus en plus désincarnée. Misère de l’ONU. ONU de la misère.    Hier, séquence culte  suivie religieusement par des fidèles à travers le monde. Aujourd’hui, série télévisée démodée à l’audimat sujet à caution.

Pour passer du crépuscule à l’aurore, un seul exercice emprunté au langage informatique : la mise à jour de la machine onusienne. Reconfigurer, actualiser le logiciel ONU à l’aune du monde du 21ème siècle.  Mais, déconnecté du  rapport de force, cet appel aux réformes,  renouvelé notamment hier par « notre Fatshi national  » sonne comme un vœu pieux. Un de plus.      José NAWEJ   

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