Prévention et gestion des conflits dans l’Est du pays : les déléguées de provinces saluent les progrès enregistrés

L’atelier de plaidoyer de suivi des recommandations sur la situation de l’insécurité et des violences sexuelles basées sur le genre dans l’Est de la RDC (Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tanganyika) s’est clôturé dernièrement  sur une note de satisfaction.  Les femmes de terrain dans les quatre  provinces   ont noté que la situation sécuritaire telle que présentée en mars dernier, tend à s’améliorer, bien que beaucoup de choses restent à faire pour atteindre le niveau de satisfaction suffisant attendue par la population.

Evaluant l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et Ituri, les délégués de cette partie du pays ont indiqué avec satisfaction  que des progrès ont été réalisés en termes de sécurité. Ce, malgré que les tueries sont signalées ça et là.

Concernant le suivi de recommandations pour la province du Sud-Kivu et la problématique  de la Justice populaire, un édit a été pris pour sanctionner les auteurs grâce aux plaidoyers menés par les membres des groupes d’alertes précoces ainsi que la coordination provinciale du projet. A entendre les déléguées de provinces, le projet a contribué au renforcement de la cohésion sociale entre les communautés, l’implication  de la femme dans la résolution des conflits. Mais aussi, le renforcement de la collaboration entre la communauté et les autorités provinciales et locales.

REHABILITATION DU PONT LUALABA

Au Tanganyika, plusieurs initiatives ont été prises pour harmoniser les relations des femmes Twa et Bantou. Une action d’envergure a été menée afin de mécaniser les enseignants  Twa des écoles publiques dans le territoire de Manono. Ainsi, le projet a organisé des champs communautaires impliquant les Twa et les Bantou dans le territoire de Nyunzu, qui constitue aujourd’hui, un grenier des légumes pour les autres entités. Il a aussi financé la réhabilitation du pont Lualaba,  en état de délabrement très avancé qui causait les dégâts humains et matériels. Il a été réhabilité grâce à  la main d’œuvre des Twa et Bantou et au groupe d’alerte précoce de Kongolo.

Profitant de leur séjour dans la capitale, les délégués de chaque province ont organisé des séances de plaidoyer auprès des ministres sectoriels dont le mandat est impliqué dans la résolution des conflits et le relèvement des communautés. La ministre de la Justice, Rose Mutombo a promis de s’impliquer personnellement  pour que  justice soit rendue en faveur des victimes des différentes violations des droits humains. Elle a parlé de l’existence des fonds pour l’organisation des audiences foraines dans les prochains jours. Il sera organisé les descentes sur terrain pour palper la réalité. 

Pour sa part, le ministre des Droits humains a salué l’initiative avant de souligner son implication pour le retour des déplacés dans leurs milieux respectifs. Il s’est aussi engagé à veiller au respect des droits humains dans les maisons carcérales.  Pendant ce temps, le plaidoyer se poursuit même après le retour des délégués de provinces.   Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet d’appui aux réseaux des femmes pour diriger la prévention des conflits.

Cet atelier a été  organisé par le CAFCO en collaboration avec UCOFEM appuyé par  DIFID à travers Internews.   

Mathy MUSAU

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