Le CEPADHO recense 75 tués en 2 semaines au Nord-Kivu et en Ituri

*Pour sa part, le Gouverneur militaire Constant Ndima donne un bilan élogieux de l’état de siège…

Au Parlement, à Kinshasa, on est à une cinquième prorogation de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri dont la loi y afférente a déjà été promulguée par le chef de l’Etat. Mais sur le terrain, certaines voix en appellent à la fin de l’état de siège.

Au cours d’une conférence de presse tenue le lundi 9 août à Beni par Me Omar Kavota, président du Centre d’étude pour la promotion de la paix et les droits de l’homme (CEPADHO) , cette ONGD a publié un rapport dans lequel il fait état, après investigations sur le terrain d’un nombre de 75 personnes massacrées uniquement par les islamistes ougandais des ADF en seulement quinze jours dans les deux provinces en état de siège, à savoir l’Ituri et le Nord-Kivu.

Ce qui est à la base de la vive réprobation d’une frange de la population opposée à l’état de siège. A ses yeux, l’état de siège a perdu son sens. Mais, le Coordonnateur  de CEPADHO met cette même population en garde contre le risque immense de jouer le jeu de l’ennemi, les islamistes-ADF, qui veut à tout prix l’opposer à son armée loyaliste, les FARDC en opérations de traque et en réduire les effets escomptés.

D’où, en dépit de ces septante-cinq personnes tuées par les ADF, le CEPADHO recommande aux habitants d’Ituri et du Nord-Kivu de redoubler la confiance en leur armée loyaliste et surtout de coopérer avec elle en dénonçant auprès des Services de sécurité militaire tous ceux qui sont en intelligence avec ces forces négatives. Hier toujours à partir de Beni-Territoire où il est installé, le Lieutenant-général Constant Ndima, Gouverneur militaire du Nord-Kivu a réagi contre ces attaques.

Il a d’abord présenté à la presse un bilan élogieux des opérations militaires pendant l’état de siège au Nord-Kivu où ils ont détruit tous les campements des ADF en tuant nombre parmi eux, ils ont aussi arrêté plusieurs collaborateurs congolais de ces islamistes dont des femmes. Plus encore, ce qu’on ne dit pas du tout, c’est que c’est grâce à l’état de siège que des dizaines de combattants des groupes armés locaux se sont rendus aux FARDC avec armes et munitions et qui attendent leur réinsertion dans la société.

Dès lors, Constant Ndima ne s’explique pas cette diabolisation de l’état de siège alors que le résultat est positif. Il est surtout désagréablement surpris que ceux qui exigent l’arrêt immédiat de l’état de siège, soient ceux-là même qui réclamaient au chef de l’Etat à tue-tête son entrée en vigueur. Aujourd’hui, les mêmes défendent le contraire. Par ailleurs, du côté de l’Ituri, c’est Jean-Bosco Laloo, président de la Société civile qui est monté au créneau en se livrant aussi au même exercice sur les massacres des ADF qui se poursuivent malgré l’état de siège.

Comme les députés nationaux du  caucus de l’Ituri ils demandent aussi au Président de la République de décréter la fin de l’état de siège. On rappelle que la semaine dernière, ces élus nationaux ont boycotté la séance plénière consacrée à la cinquième prorogation du régime d’exception en procédant au préalable à une évaluation sans complaisance de cet état de siège avant toute chose.

On a connu la même attitude au Sénat, après avoir adopté la cinquième prorogation de l’état de siège, les élus des élus ont aussi estimé qu’il fallait une évaluation pour savoir où on en est. Il avait été décidé que deux ministres du gouvernement notamment celui de la Défense nationale et de l’Intérieur  soient auditionnés pour faire le point de cet état de siège avant toute autre prorogation, ce qui de fait n’est qu’une évaluation. Ce qui rejoint le point de vue des élus nationaux de l’Ituri soutenus par d’autres pour dépasser même la centaine en y intégrant ceux de tout l’Est du pays.            KANDOLO M.

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