CENI : la confusion se poursuit à l’Assemblée nationale !

A l’Assemblée nationale, on s’apprête à la convocation de la plénière devant adopter le rapport de la Commission mixte paritaire Majorité-Opposition et passer à l’entérinement des membres du Bureau de la CENI désignés par les six confessions religieuses autres que les Catholiques et les Protestants. Les travaux de cette Commission ad hoc à l’hôtel du Fleuve, se sont déroulés en l’absence des élus du FCC qui représentent l’Opposition parlementaire. Alors qu’il s’agit bel et bien d’une Commission mixte paritaire. D’où, toute la controverse autour de la neutralité et la légalité même de cette Commission.

Au FCC, le ton monte. Pas plus tard qu’hier lundi 30 août  Geneviève Inagosi, élue du Haut-Uélé a craché le venin. Elle commence d’abord par démontrer comment cette Commission est tout sauf une  mixte paritaire. D’autant plus  que les députés nationaux de l’Opposition parlementaire en ont été absents.

Partant de cette irrégularité majeure, le FCC incarnation de l’Opposition parlementaire dénie à cette Commission sa qualité de mixte paritaire, au motif que celle-ci a siégé contre vents et marées et a même élaboré un rapport déposé au Bureau de Mboso Nkodia Mpwanga. Ce que l’élue de Wamba dit n’avoir jamais vu dans les annales parlementaires. Plus grave, soutient-elle, en tapant du poing sur la table, il n’y a aucune décision officielle du Président de l’Assemblée nationale mettant en place cette Commission mixte paritaire.

De même qu’elle dénonce la caractère illégal de la Commission, Geneviève Inagosi rappelle au speaker de leur chambre parlementaire, la disposition de la loi sur la Ceni qui veut qu’en ce qui concerne la constitution du Bureau de la Centrale électorale, les candidatures y afférentes sont déposées au Bureau de l’Assemblée nationale et non à une quelconque Commission, fut-elle mixte paritaire comme on vient de le vivre. Raison pour laquelle, la CENCO et l’ECC ont refusé de répondre à la convocation par la Commission en estimant, à juste titre, qu’elle n’était pas fondée à le faire.

La Commission avait dans ses soutes le candidat Denis Kadima que catholiques et protestants continuent à contester le qualifiant de proche du Pouvoir-Tshisekedi. Mais il n’y a aucun doute que c’est sa candidature qui sera entérinée par la plénière de la Chambre basse où la confusion est totale. Les catholiques et les protestants sont restés droits dans leurs bottes. Dès lors, tous les Congolais y compris ceux de l’Union sacrée de la nation attendent de voir comment le Chef de l’Etat va réagir cette fois-ci, lui qui, au nom de la paix sociale s’était interposé en juin 2020, lorsque dans les mêmes circonstances, les six confessions religieuses (les mêmes?) avaient porté la candidature de Ronsard Malonda, en dépit de l’objection de la CENCO et de l’ECC. Quand on sait que la charte de la composante « confessions religieuse » n’a été modifiée dans aucune de ses dispositions et que le Présidium est toujours exercé par la CENCO comme Président et l’ECC, Vice-Président.

Selon cette Charte, seuls les membres du Présidium présentent les candidats de cette composante au Bureau de l’Assemblée nationale. Autrefois, c’est pour ce motif que Félix Tshisekedi, avait rejeté l’investiture par ordonnance présidentielle de Ronsard Malonda au poste de Président de la CENI en dépit du fait que l’Assemblée nationale, alors présidée par Jeanine Mabunda, avait entériné cette désignation de Ronsard Malonda.

Le grief qui était fait par le chef de l’Etat à l’époque n’était pas d’avoir été désigné par seulement six confessions religieuses mais c’est plutôt au niveau de la qualité du Président de la composante qui avait déposé cette candidature de Ronsard Malonda au Bureau de l’Assemblée. Le cas Denis Kadima dont le dossier est déposé par Dodo Kamba des Eglises du réveil, alors nom membre du Présidium pose justement problème. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les Congolais se demandent, dès lors, quels arguments le Chef de l’Etat présentera pour faire avaler à la majeure partie de l’opinion nationale, la « pilule » (très amère) Denis Kadima. KANDOLO M.

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