Bahati Lukwebo mobilise les états-majors de l’AFDC-A

* « Pour nous, c’est Fatshi ou personne à la prochaine présidentielle », déclare Willy Mishiki au sortir de la rencontre.

A l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), l’heure est à la mobilisation générale pour la réélection de Félix Antoine Tshisekedi, candidat à sa propre succession à la présidentielle de 2023. C’est dans ce cadre que le modestissime Modeste Bahati Lukwebo, l’autorité morale de ce regroupement politique, a réuni hier mercredi 11 août, tous les communicateurs de sa plateforme.

Ces acteurs de terrain ont, durant plus d’une heure, reçu des directives claires et nettes, afin de réajuster leur communication, dans l’unique but de faire réélire l’actuel chef d’État aux échéances électorales de 2023. Ils ont été conseillés de se montrer toujours courtois et républicains dans leurs sorties médiatiques.

Dans sa casquette d’autorité morale de l’AFDC-A, le speaker de la chambre haute du Parlement a concrètement demandé à ses lieutenants de sensibiliser l’opinion aux réalisations du Gouvernement de l’Union sacrée de la nation, pilotée par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde.

SOUTIEN DU PALU

«Il a été question d’affûter nos armes. Nous avons levé l’option de soutenir le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo en 2023. Il était question que nous commencions maintenant à nous préparer. Parce que pour nous, l’AFDC-A, en 2023, c’est Félix Tshisekedi Tshilombo ou personne« , a déclaré Willy Mishiki, communicateur de ce regroupement au sortir de la rencontre avec le grand manitou de leur cartel.

Dans cette perspective de soutien à la candidature du Président Tshisekedi, Bahati Lukwebo a échangé, au cours de la même journée d’hier, avec le secrétaire permanent a.i du Parti Lumumbiste (Palu) Godefroid Mayobo.

A la lumière des déclarations faites par ce dernier au terme de cette audience, il n’est pas exclu que le parti cher à feu le patriarche, Antoine Gizenga, puisse soutenir la candidature de celui que les Kinois ont surnommé Fatshi béton.

«Nous avons adhéré à l’Union sacrée, proposition géniale du président de la République. Nous avons dit qu’on va cheminer ensemble pour entreprendre toutes les réformes visant à changer le pays dans le sens positif. La question des échéances électorales de 2023 se posera exactement dans le même cheminement. Nous pensons que, nous nous nous sommes mis d’accord par rapport aux objectifs, il ne se posera  aucun problème pour qu’on s’entende autour de l’horizon 2023« , déclare Gode.

MARCHE A L’UNISSON

Sans aller par quatre chemins, le numéro 1 du Palu a salué l’initiative du président de la République Félix-Antoine de fédérer toutes les forces politiques et sociales pour amorcer une dynamique  capable d’opérer des réformes profondes devant s’attaquer aux vrais  problèmes du peuple congolais.

«Nous étions avec l’AFDC à la première loge dans cette perspective. Depuis que le professeur Bahati est devenu président du Sénat, nous n’avons pas encore eu l’occasion de nous retrouver. Aujourd’hui, il nous a donné cette opportunité pour nous rappeler et envisager la marche à l’unisson autour du futur sur le plan politique, par rapport au pays et aux attentes du peuple», renchérit Godefroid Mayobo.

L’occasion faisant le larron, Godefroid Mayobo est revenu sur le conflit au sein du Palu après la mort d’Antoine Gizenga. « A ce jour, le Palu ne connaît pas de dédoublement« , affirme-t-il.

LE PALU, UN PATRIMOINE INDIVISIBLE

«On ne peut pas dédoubler un parti qui a une personnalité juridique comme le Palu qui en a une, réactualisée depuis 1991. C’est un seul Palu qui est reconnu dont le chef charismatique nous a quitté le 24 février 2019, le vénérable Antoine Gizenga. Ce parti qui obéit aux lois externes que sont la Constitution, à la Loi 04/002 et aux lois internes que sont les statuts et le Règlement intérieur ne peut pas permettre qu’il y ait deux partis avec la même dénomination. Ces textes ne prévoient pas qu’un groupe puisse se détacher et déclarer qu’il a généré un autre Palu. C’est de l’imposture», juge Godefroid Mayobo.

Ce, avant de préciser que leur parti politique ne peut être divisé tant sur le plan du droit, comme politique que sur le plan de l’histoire. Il n’y a donc pas de rupture. Il reste sur la voie que lui a montrée son fondateur, le patriarche Antoine Gizenga. 

On rappelle que, c’est au terme de la conférence des présidents des partis politiques et personnalités membres, tenue le 27 juillet dernier que le regroupement AFDC-A a plébiscité le Président Félix-Antoine Tshisekedi comme son candidat à l’élection présidentielle de 2023. Une annonce qui est venue tordre le cou à la rumeur qui donnait Bahati Lukwebo pour candidat à ce scrutin.Une rumeur entretenue par ceux-là qui rêvent d’un vide autour de Fatshi

Orly-Darel NGIAMBUKULU

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