CPVS: vivement son appropriation par tous

On peut tout reprocher à Fatshi, sauf de ne s’être pas doté d’un antidote à la navigation à vue. On peut critiquer le Président de la république sur certains aspects de sa dialectique comme de sa praxis, sauf lui faire grief de n’avoir intégré des mécanismes correctifs de sa gouvernance. Félix-Antoine Tshisekedi a, à la fois, fait sien le «Gouverner, c’est prévoir, et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte» cher à Emile de Girardin et le «errare humanum est, perseverare diabolicum», attribué à Sénèque.  Bref, pour une gouvernance frappée du sceau de la cohérence et de la modernité, le chef de l’Etat a, à sa disposition, une jauge des mesures gouvernementales.  En l’occurrence,  le Conseil présidentiel de veille stratégique (CPVS) piloté par un homme qui respire la compétence, l’expertise et l’expérience. A l’occasion du séminaire gouvernemental, le Président ne pouvait manquer de dire un mot sur cet organe transversal essentiel à toute gestion axée sur les résultats.    

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a relevé dans son discours prononcé à l’ouverture du séminaire gouvernemental, le 22 juillet, la pertinence voire l’apport du Conseil présidentiel de veille stratégique (CPVS). Un organe technique spécialisé de la Présidence dont la mission principale est de suivre et évaluer la mise en œuvre des engagements du Président de la République repris dans le programme commun du gouvernement. La Coordination de ce service est confiée à François Muamba Tshishimbi, un homme dont l’expertise et l’expérience ne sont plus à démontrer.

Le CPVS est un outil pour le Président de la République pour suivre tout ce qu’il a pris comme engagement vis-à-vis de la nation. « Pour votre information et afin de répondre au devoir de rédevabilité qui m’incombe, en tant que seul comptable du bilan de ma mandature devant la nation à l’échéance 2023, j’avais décidé de me doter d’un outil de recueil d’information, d’analyse et d’anticipation pour accroître la réactivité dans la mise en œuvre de l’action du gouvernement « , a indiqué le Chef de l’Etat.

Après que le Garant de la nation a lui-même reconnu l’importance de ce service, les observateurs attendent voir cette cellule, dont la vocation est transversale, pénétrer le plus possible dans toutes les institutions du pays. Et ce, tant au niveau central que provincial. Pour la simple et bonne raison que le CPVS permet une meilleure gouvernance, celle qui repose en amont sur la prévision et en aval l’évaluation. C’est-à-dire on liste des actions, on les met en œuvre et on les évalue à l’aune des prévisions.  Et au regard du résultat récolté, on rectifie le tir là où il le faut.  

De l’avis des observateurs, cette façon d’agir fait avancer d’autres nations. Il n’y a pas de raison que la RDC continue de faire du surplace. Nous devrions aussi avancer, comme sous d’autres cieux. Ce service présidentiel de veille stratégique est un maillon important dans la chaîne présidentielle. « Le CPVS est aussi un mécanisme d’arrêt, un système informationnel qui me permet d’être proactif essentiellement dans le processus de prise de décision collective « , a déclaré le Chef de l’Etat devant les membres du Gouvernement Sama Lukonde.

Il poursuit :  » A ce jour, des points focaux ou les personnes-référence ont été identifiés dans les différents ministères, entreprises et services publics, et travaillent en parfaite synergie avec cette structure de CPVS. Je vous exhorte à ne pas briser cet élan car c’est notamment par ce canal que je pourrais avoir à tout instant le niveau de mise en œuvre de mes engagements et promesses. « 

Le Chef de l’Etat a des engagements forts sur les plans social, économique, développement humain et de l’environnement. Toutes ces choses doivent rencontrer des réponses conformément aux attentes de la population.

Ces points focaux constituent en effet les ponts entre le CPVS et les différents ministères pour une bonne interaction.

DES MOYENS pour se déployer

On explique que les points focaux désignés sont des cadres qui seront pour le CPVS des portes d’entrée pour faciliter la collecte des données en vue de l’élaboration des états des lieux dans un premier temps. Ensuite, l’évaluation de la mise en œuvre des engagements du gouvernement.

Il faudrait maintenant un travail de pédagogie pour que tous les acteurs publics comprennent le bien-fondé de cet outil qu’est le CPVS. 

Ce n’est pas tout. Compte tenu de sa vocation, les observateurs plaident pour que ce service soit aussi doté, dans la mesure des possibilités du pays, de suffisamment de moyens pour se déployer non seulement dans les institutions centrales, mais aussi au niveau des provinces et des entités décentralisées etc.  Bref, que cette machine soit suffisamment huilée pour irriguer tout le pays. 

Didier KEBONGO

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