Seuls les malhonnêtes craignent la vérité. Pourquoi sommes-nous si pauvres ? (suite)

Loren Cunningham a relevé dans  » Le Livre qui transforme les Nations « , Ed Jeunesse en Mission, que les trois fléaux maléfiques qui détruisent une nations sont : la cupidité effrénée, la corruption et l’injustice, des germes du début de la destruction une communauté dans les comportements de ses dirigeants et de sa population.

Dans Deutéronome 1.13 Dieu demande pour le choix des responsables  » Choisissez parmi vous des hommes sages, intelligents et de bonne réputation « . Malheureusement, la mentalité gréco-latine a impacté nos comportements. En effet, les critères de vertu ne sont pas privilégiés.

A l’apogée grecque, la moitié de la population était des esclaves. Les femmes étaient des sous-hommes. Il y a ceux qui détenaient des domaines importants (des richesses), soit 10% de la population qui étaient éligibles peu importe la manière dont ils les ont obtenus.

A ce jour, nous savons que 70% de la population mondiale sont des analphabètes, les futurs candidats souvent ne jouissent pas de bonne réputation (cfr. les scandales pendant et après les élections).

Le choix des électeurs est basé sur les images, les campagnes publicitaires, le marketing politique, le tribalisme, les discours et les promesses fallacieuses (reconnues et acceptées par tous), mais non sur les vertus, l’intégrité et les valeurs intrinsèques des candidats.

Il est évident que les trois fléaux pervertissent  souvent différents systèmes religieux, judiciaires, politiques, économiques, sociaux et occasionnent des dégâts énormes dans la société.

LES 5 GRANDES SPHERES D’INFLUENCES DANS UNE SOCIETE :

1.      L’individu : redevable à Dieu. Il doit connaître les lois de Dieu et s’y soumettre.

2.      La famille : les parents ont reçu la responsabilité première de l’éducation et de la formation de leurs enfants

3.      L’église : de gérer les affaires et les responsabilités de l’Eglise, y compris la discipline ecclésiastique. Sa mission est d’enseigner, de former et de créer des activités (les écoles, les universités, les centres hospitaliers, l’agriculture, les œuvres de bienfaisance…). Cette mission est investie des valeurs, des vertus, de la probité, de l’intégrité, de la compassion

4.      L’économie : association de volontaires tels que les clubs, commerces, sociétés, et organisations. Votre activité professionnelle, sociale et politique doit refléter les principes d’intégrité, d’honnêteté, de compassion, de charité, d’amour…

5.      Le gouvernement : recevant le mandat divin de porter l’épée de manière à limiter les effets de la condition déchue de l’homme. Le rôle d’un gouvernement est de réprimer le mal et non de chercher à faire le bien.

Faire le bien relève de l’individu, de la famille, de l’Eglise, et de l’économie. En habituant le peuple à recevoir des dons, il perd tout sentiment de dignité et de créativité. Il développe une attitude de paresse et de mendicité.

Chaque institution doit travailler de manière autonome, mais interdépendante. Malheureusement, les églises se sont enfermées dans leurs quatre murs en fuyant leurs responsabilités dans la société. C’est ainsi que les trois fléaux se sont installés et perpétués dans la société par manque de garde-fou d’éthique, d’intégrité, de compassion

LES PAYS-BAS : ABRAHAM KUYPER ET SON IMPACT DANS LA NATION

Kuyper ayant vu tous les désordres sociaux dus aux nombreuses philosophies qui influençaient l’Europe et les Pays-Bas, il s’est refugié dans la Parole de Dieu.

Il devint Premier ministre en 1901 et fit ce discours :  » Nous travaillons pour le long terme. Nous ne visons pas le triomphe apparent du moment, mais le succès ultime de notre cause. La question n’est pas quelle influence nous avons maintenant, mais combien parmi la jeune génération prendront position pour notre cause « .

Il a permis l’amélioration des conditions socioéconomiques du pays selon les principes bibliques. Il a laissé une base dans tous les domaines et qui s’appliquent jusqu’à ce jour. Malgré de nombreuses crises, les Pays-Bas sont moins impactés. Cet esprit de sagesse et de transformation de la société a survécu  des le début du 19ème siècle à ce jour.

LES CONSEQUENCES DES PENSEES A COURT TERME

La pensée à court terme, échec à long terme. Le roi Ezéchias (2Rois 20.12-19) a commis un péché. Au lieu de se repentir et préserver la génération future de la malédiction, il se réjouit du fait que la malédiction viendra dans la prochaine génération.

Plusieurs autorités familiales, tribales, religieuses, politiques, économiques ou professionnelles, judiciaires, sociales… pour leurs intérêts personnels, cupides, des motivations malsaines prennent sciemment des décisions iniques qui sacrifient sciemment les générations futures.

Nous assistons par exemple, à la vente systématiques des terres coutumières et la disparition des villages ; l’exploitation sauvage des concessions et la pollution des nappes phréatiques par l’abus des produits toxiques ; l’utilisation abusive des engrais chimiques et des pesticides dans l’agriculture ; la détérioration de différents systèmes éducatifs.

Toute autorité devrait dans sa prise de décision, penser toujours en termes de trois ou quatre générations. Sinon, ce serait une attitude irresponsable.

QUELLE STRATEGIE FACE A LA CRISE ALIMENTAIRE ET SOCIALE

Nos communautés religieuses et politiques se focalisent souvent sur les actions à court terme et non sur le long terme. Face à la crise alimentaire évidente et inévitable, elles ne préconisent aucune stratégie de préservation ou de création des greniers agricoles.

En effet, avec les tremblements de terre, les inondations, les feux de forêts, les changements climatiques,… plusieurs productions ont été détruites. Malheureusement, il n’y a aucune anticipation.

Les croyants et surtout les chrétiens ne se préoccupent pas de la situation socioéconomique de leurs entités. L’endettement s’accroit sans la transformation des ressources naturelles et locales.

Ainsi leurs remboursements nécessitent l’accroissement des taxes et des impôts, et de toute forme de subterfuges pour presser, asservir et appauvrir les populations (les coûts sanitaires dans les hopitaux, les taxations des services publics tels que l’eau, l’électricité, le gaz, la prédation sur toute activité génératrice de revenus, …), la satisfaction des désirs de tout gestionnaire ou mandataire public et privé par des rémunérations exorbitantes au détriment des travailleurs.

Il y a la résurgence de la pandémie, quelles sont les stratégies pour y palier. Quelles sont les études scientifiques viables, crédibles proposées comme alternatives pour aider nos gouvernants et les institutions internationales. Depuis plusieurs décennies, dans plusieurs pays, toutes les élites étaient conscientes de la déliquescence et détérioration des infrastructures hospitalières (équipements, laboratoires, formation…).  Les nombreuses lourdeurs décisionnelles pour leurs restaurations et investissements.

A ce jour, en effet, toutes les institutions nationales comme internationales sont paralysées. Elles ont quasiment échoué dans leurs approches, malgré leur bonne foi. Elles n’ont pas encore des solutions rassurantes. Tout le monde tâtonne.

Les conséquences en vie humaine deviennent astronomiques. L’apparition des variant et des mutants est la preuve de la non  maitrise de la pandémie. Le rejet par certains pays de certains protocoles et des effets néfastes de certains vaccins, démontrent la limite de l’homme et son impréparation.

La qualité des produits agricoles est l’une des garanties de l’amélioration des conditions sanitaires et immunitaires. La consommation des denrées alimentaires saines, une bonne hygiène de vie, et le respect de certains principes élémentaires de sagesse proposés par les scientifiques, pourraient être d’un précieux secours.

CONCLUSION

Les communautés religieuses  doivent former leur génération dans la politique, l’art, la médecine, l’agriculture, le cinéma, le sport,  l’éducation, les domaines d’influence de la société,… Les églises les ont préparées au salut en les déconnectant de la réalité sociétale.

La transformation de tous les domaines vitaux de la société selon les prescrits du Seigneur est fondamentale. Elle aurait préparé une génération qualifiée pour assumer ses responsabilités et juguler toute forme de crise.  

A ce jour, la communauté a tendance à réfuter tous les principes de sagesse, d’intégrité, de compassion.  Comme le dit Loren Cunningham : «  Seuls les malhonnêtes craignent la vérité« . Nous devons tous, en toute humilité et sagesse, avoir le courage de reconnaitre nos erreurs et nos fautes. La repentance permet de rebâtir sur des bonnes bases les activités socioéconomiques.

Par l’Ev. Colin NZOLANTIMA

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