Afrewatch publie son rapport sur les violations des droits humains dans les zones minières

Observatoire africain des ressources naturelles, AfreWatch (Africa Ressources Watch) vient de publier son rapport sur les violations des droits humains dans les zones minières en République démocratique du Congo. Axé particulièrement sur les sociétés de sécurité privée, déployées dans les entreprises minières au Haut Katanga et au Lualaba, ce rapport a été présenté hier, mercredi 16 juin, lors d’un atelier qui a ouvert ses portes à Kinshasa.

Organisé du 16 au 17 juin à l’hôtel Memling, cet atelier de réflexion porte sur les défis et opportunités d’élaboration du plan d’action national pour la mise en œuvre des principes directeurs des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l’homme en RDC. Ces assises, qui bénéficient du concours, du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, rassemblent des représentants de la Société civile et des  entreprises  du secteur privé.

Directeur exécutif de Afrewatch, Emmanuel Umpula révèle que l’étude tire  sa genèse d’un  constat amère : ‘‘Entre 2011 et 2020, le nombre de violations des droits de l’homme, commises par les  entreprises privées  de sécurité et entreprises minières,  a sensiblement augmenté en RDC. Et particulièrement dans les provinces du Haut Katanga et du Lualaba’’.

Ces cas d’atteinte, explique-t-il dans son exposé, sont relatifs aux violations des droits à la vie, aux sévices corporels, aux tortures, aux traitements inhumains et dégradants, aux arrestations arbitraires… Ils sont imputés aux entreprises minières qui utilisent des sociétés de sécurité privées, moins averties sur  le respect des droits humains.

RECOMMANDATIONS

Intervenant à ce propos, le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Mwamba Mushikonke, a reconnu que la RDC ne dispose pas  encore d’un plan d’action national de mise en œuvre des principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et droits de l’homme, contrairement au Kenya, le seul pays africain sur les 23 Etats membres de l’ONU qui sont en règle. La RDC ne figure  même pas  parmi les neuf pays africains qui  ont déclenché le processus de l’adoption et de mise en œuvre de  ce plan national, a-t-il déploré.

«Jusqu’en décembre 2020, fait-il remarquer, la RDC comptait environ 700 entreprises privées et sociétés commerciales, opérant dans les secteurs des mines, des carrières, des forêts, des hydrocarbures… », où curieusement, le respect des droits de l’homme continue à poser problème. Pourtant, dit-il, il existe un cadre législatif et règlementaire qui couvre chacun de ces secteurs. Mais, ce cadre n’est pas aussi approprié que le  plan d’action national.

Raison pour laquelle le numéro un de CNDH a encouragé les participants à l’atelier à suggérer au Gouvernement national des recommandations susceptibles d’aider le pays à être en phase avec cette résolution des Nations unies qui garantie les droits humains dans les secteurs  des ressources  naturelles.

Yves KALIKAT

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