22 juin 2011, disparition de Mbuta Mashakado

Le 22 juin 2011, disparaissait Mbuta Mashakado, en Afrique du Sud, une légende de Zaiko Langa Langa. Zaïko Langa Langa venait de perdre un de ses meilleurs fils. C’est une part de notre jeunesse qui s’en est allée ce jour-là.

Samuel Dieudonné Mpoyo Nzolatima est né à Kinshasa le 10 mars 1952.  Auteur-compositeur, il était un danseur hors pair, un showman époustouflant, une bête de scène.

Il est repéré par le dénicheur des talents, le fondateur DV Moanda, qui est impressionné par sa capacité à chanter et à danser en même temps la musique pop réservée à la classe bourgeoise et belgicains (des enfants de familles aisées qui étudiaient en Belgique).

Il se fera connaître au début à travers la Pop Music dont il était le véritable Show man au cours de ses premières années dans Zaïko, avec Pierre Nkumu.

Tous les mélomanes se souviennent de sa prestation au cours desquels il s’appliquait avec succès à faire une musique proche de celle de James Brown dont il reproduisait fidèlement toutes les acrobaties de danse, d’où son sobriquet de Yaya Brown.

À cette époque, soit de 1970 à 1974, Zaïko Langa Langa était reparti en plusieurs divisions décroissantes, il ne faisait pas partie de ténors, il était pratiquement à la queue.

En décembre 1974, Zaïko Langa Langa enregistre sa première défection, Papa Wemba, Mavuela Somo, Bozi Boziana et Evoloko Lay Lay quittent le groupe pour former Isifi Lokole. C’est ainsi que Mbuta Brow Mashakado, de la variété rythmique deviendra chanteur.

Il explose réellement lors de leur prestation à la télévision en 1974. Le public découvre l’iconoclaste. Ce spectacle marquera les esprits.

Il s’entoure de meilleurs chanteurs : le très méticuleux Jossart Nyoka Longo, Bimi, Likinga et Lengi Lenga. Il rencontre le succès avec Beli Mashakado -une chanson dédiée à la mère de ses 4 enfants-, et puis la gloire l’année suivante.

Les tubes colossaux s’enchaînent à un rythme effréné. L’impétueux Yaya Brown fait oublier le bouillant Evoloko Lay Kay, il est au top de sa carrière, ses performances scèniques sont de véritables spectacles. Mais au sommet de sa gloire, en 1976, Mbuta Mashakado quitte Zaïko pour intégrer l’orchestre Yoka Lokole. Rebelle et turbulent, Mbuta Mashakado découvre qu’il ne fait pas partie d’une tournée africaine, blessé, il quitte Zaiko.

Il aurait été à l’origine de départ de Papa Wemba dans Yoka Lokole. C’était au cours d’un concert au bar 1.2.3. à Kinshasa que Mbuta Mashakado se passera pour le véritable tombeur de Wemba, par un renvoi en public .

Il a été retenu, en Janvier 1977 par Tabu Ley pour faire partie de l’orchestre national du Zaïre qui a pris part au Festival mondial des arts nègres de Lagos (Nigéria). Il fait la Une des journaux nigérians.

Au retour de l’orchestre National à Kinshasa, Mbuta Mashakado sera exclu de Yoka Lokole par Mavuela Somo.

Il regagne Zaiko lors d’un concert public à la Fikin.

En septembre 1980, il décide de partir en Europe pour reprendre des études. À son retour au pays, il crée une entreprise d’électricité et de froid monobloc et Split système. Mais en 1988, il intègre Zaiko Familia Dei, pour quitter deux ans après. Après, il intègre l’entreprise de son frère aîné Bonaventure, la Dispromalt comme Directeur.

Les derniers temps de sa vie furent épouvantables. Des rumeurs circulent sur son état de santé. Il reconnaît Dieu, prêche la bonne parole, s’éloigne de la musique pour faire de la politique. Vers la fin de sa vie, il occupait le poste de président interfédéral du Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR) au niveau de la ville de Kinshasa. Fils d’un riche homme d’affaires, il s’est éteint après une longue maladie, le 22 juin 2011.

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