Washington exhorte Fatshi à contraindre les gouverneurs militaires au respect des droits humains

Les gouverneurs militaires nommés dans les deux provinces congolaises en état de siège sont conviés au respect des droits humains. Commandant suprême de l’armée, le Président Félix Tshisekedi est invité à le leur faire comprendre, martèle Washington.

Le bureau de presse et de la diplomatie publique de la Mission des USA auprès des Nations Unies à New York a rendu public, ce 25 mai, la conversation téléphonique qui s’est déroulée le 25 mai dernier, entre Linda Thomas-Greenfield, ambassadeur des USA à l’ONU et Felix Tshisekedi.

Dans cet entretien, Mme l’ambassadeur Linda Thomas Greenfield s’est dite « préoccupée par le fait que des officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ayant des antécédents problématiques en matière de droits humains demeurent à des postes de direction ».

Elle a exhorté le Président Félix Antoine Tshisekedi à « veiller à ce que les gouverneurs militaires sous son commandement respectent les engagements de la République démocratique du Congo en matière de droits humains« .

En ce qui concerne la sécurité dans les provinces de l’Est, Linda Thomas-Greenfield a fait part de « ses préoccupations concernant les attaques de groupes armés, en particulier Daech-RDC, et de l’espoir des États-Unis selon lequel les efforts de la République démocratique du Congo pour faire face à ces attaques soient pleinement coordonnés avec la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en république démocratique du Congo (MONUSCO) et d’autres organisations humanitaires« , peut-on lire dans ce communiqué.

L’ambassadeur Linda Thomas-Greenfield s’est, par ailleurs, félicitée de l’accent mis par le Président Tshisekedi sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration communautaire.

Elle a réaffirmé la volonté des États-Unis de soutenir la création d’emplois dans le cadre du Partenariat privilégié pour la paix et la prospérité.

Eric WEMBA

Compte rendu d’une conversation téléphonique entre l’ambassadrice Linda Thomas-Greenfield et le président de la République démocratique du Congo Felix Tshisekedi

Mission des États-Unis auprès des Nations unies

Bureau de presse et de diplomatie publique

Pour Distribution Immédiate

Le 21 mai 2021

Compte rendu d’une conversation téléphonique entre l’ambassadrice Linda Thomas-Greenfield et le président de la république démocratique du Congo Felix Tshisekedi

Ce qui suit est attribuable à la porte-parole de la mission des États-Unis auprès des Nations unies, Olivia Dalton :

L’ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, s’est entretenue aujourd’hui avec le président de la république démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

L’ambassadrice Thomas-Greenfield a fait part de ses préoccupations concernant les attaques de groupes armés, en particulier Daech-RDC, et de l’espoir des États-Unis selon lequel les efforts de la RDC pour faire face à ces attaques soient pleinement coordonnés avec la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et d’autres organisations humanitaires.

L’ambassadrice Thomas-Greenfield s’est félicitée de l’accent mis par le président Tshisekedi sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration communautaire, et a réaffirmé la volonté des États-Unis de soutenir la création d’emplois dans le cadre du Partenariat privilégié pour la paix et la prospérité.

Elle s’est dite préoccupée par le fait que des officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ayant des antécédents problématiques en matière de droits humains demeurent à des postes de direction, et a exhorté le président Tshisekedi à veiller à ce que les gouverneurs militaires sous son commandement respectent les engagements de la RDC en matière de droits humains.

L’ambassadrice Thomas-Greenfield a également remercié le président Tshisekedi pour son engagement continu à procéder à une enquête approfondie sur les meurtres des experts de l’ONU Michael Sharp et Zaida Catalán.

En ce qui concerne le grand barrage de la Renaissance éthiopienne, l’ambassadrice Thomas- Greenfield a indiqué que les négociations menées par l’Union africaine devaient, selon les États-Unis, être des discussions de fond axées sur les résultats, et que la Déclaration de principes de 2015 et la déclaration de juillet 2020 du bureau de l’UA sont des fondations importantes pour ces négociations.

L’ambassadrice Thomas-Greenfield a également exhorté le président Tshisekedi à encourager l’Éthiopie à faciliter l’accès humanitaire, sans entrave, à toutes les parties du Tigré, à déclarer un cessez-le-feu et à entreprendre un processus politique pour mettre fin à la crise qui y sévit.

Veuillez noter que ce compte-rendu a été rendu public un jour avant l’éruption du Nyirangongo à Goma, dans la province du Nord Kivu.

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