L’incertitude plane sur les élections de 2023

*A 33 jours de la fin de la session de mars, les nécessaires réformes électorales ne sont toujours pas à l’ordre du jour à l’Assemblée nationale.

Y aura t- il des élections en 2023 en République Démocratique du Congo ? L’incertitude plane déjà sur la tenue, dans le délai constitutionnel, de ce scrutin réclamé à cor et à cri.

En dépit des assurances du chef de l’Etat lors de sa rencontre avec les députés de l’Union Sacrée, la mise en place de la Commission Electorale Nationale Indépendante n’est toujours pas effective.

Depuis l’ouverture de la session en cours le 15 mars dernier, la loi portant sur la réforme de la Centrale électorale, initiée par Christophe Lutundula, traine encore au niveau de la Commission PAJ de l’Assemblée nationale. 

«Au rythme nonchalant où se déroule la session de mars 2021, la réforme électorale est de plus en plus compromise par manque de volonté politique. Sur les 34 jours restants, il devient illusoire de penser terminer la loi CENI et procéder à sa mise en place. 2023 de plus en plus incertain», peut-on lire sur le compte twitter de Delly Sesanga.

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale lors de l’examen de la loi Lutundula, le leader de l’Envol avait touché les points sensibles à la base des chaos électoraux de 2006 à 2018. Abordé à cet effet, l’élu de Luiza laisse entendre qu’il en a marre des cycles électoraux mal organisés, avec une commission politisée à outrance. Pour 2023, Sesanga estime que les choses doivent être faites autrement.

Pour leur part, l’Union Européenne, l’Eglise catholique …insistent sur l’organisation des élections dans le délai constitutionnel. 

L’Etat de siège 

Lors de son passage à l’Assemblée nationale, Corneille Nangaa avait affirmé qu’il était encore possible d’organiser les élections générales en 2023 avec ou sans réformes. Mais, pour y parvenir il avait précisé qu’il fallait que toutes les parties prennent leurs responsabilités afin que les choses puissent avancer. 

Nombre d’acteurs redoutent que l’état de siège décrété par le Président Félix Tshisekedi puisse carrément ouvrir la brèche à un glissement qui risquerait de  pousser, sine die, le scrutin de 2023.

Eric WEMBA

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