L’administratrice du Marché de la liberté déchue hier par l’APK

* A La suite du verdict de la plénière, Mme Fatuma  Mangaza a 48 heures pour remettre sa démission à Gentiny Ngobila

C’en est fini pour l’administratrice du Marché de la Liberté. Invitée le mercredi 5 mai, pour répondre à une question orale avec débat du député provincial Armand Ifuelo, Mme  Fatuma Mangaza n’a pas convaincu dans sa réplique  lors de la plénière de l’Assemblée provinciale d’hier lundi 10 mai. Ce qui a poussé l’auteur de la question à transformer son initiative en une motion de défiance. Ainsi,  sur les 35 députés ayant participé à la plénière, tous ont voté pour la révocation de l’administratrice de ce lieu de négoce, situé dans le district de la Tshangu, dans l’Est de la vaste capitale de la RD Congo.

Ainsi, conformément aux textes légaux, Mme Fatuma Mangaza a seulement 48 heures pour remettre sa lettre de démission au Gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila qui devra nommer un nouveau comité de gestion de ce marché urbain,  le deuxième principal lieu d’échanges commerciaux après après le Marché central.  

Aux affaires depuis 17 ans, soit depuis un peu plus de qu’existe le Marché de la Liberté, Mme Fatuma Mangaza a été invitée pour  éclairer la lanterne des élus provinciaux sur sa gestion jugée « calamiteuse« , l’insalubrité sur le site ainsi que l’insécurité dans ce marché.

Parmi les questions majeures qui ont été posées à la désormais administratrice du Marché de la Liberté, figurait celle en lien avec la rétrocession due aux communes de Masina, Kimbanseke, N’djili et l’Hôtel de Ville, telle qu’exigée dans l’article 10 de l’arrêté portant création de ce Marché.

A cette question, Mme Fatuma Mangaza avait affirmé le mercredi dernier que le marché de la Liberté rétrocédait  régulièrement aux communes de la Tshangu, après déduction de ses charges pendant plusieurs années, jusqu’à ce que les charges  aient explosé et dépassé largement le seuil de ses recettes. Parmi ces charges, elle avait cité la rémunération du personnel, la gestion de la salubrité, la sécurité du site tout en signalant que le Marché de la liberté ne reçoit aucune subvention pouvant soutenir son développement.

S’agissant de la question relative à la désignation des investissements sous sa gestion, elle avait déclaré : « Le bâtiment dénommé Hururu avec en son sein 7 boutiques, a été construit avec les moyens propres du Marché. Sur notre initiative et appuyée par les membres du comité de gestion, nous avons offert aux tiers la possibilité de construire des infrastructures commerciales après la signature d’un protocole d’accord et un contrat de bail qui intervient à la fin des travaux. Ces infrastructures deviendront plus tard les propriétés du Marché de la Liberté ».

Quant  la spoliation des espaces du Marché de la liberté, Mme Fatuma Mangaza avait tout rejeté en bloc, lors de sa première audition du mercredi 5 mai. A la suite des propos de l’administratrice du Marché de la Liberté, les députés provinciaux l’avaient accablée par une rafale de questions à laquelle la Chargée des Missions n’avait  pas été en mesure de répondre à l’immédiat. Aussi, avait-elle sollicité un délai de 48 heures pour répondre aux différentes préoccupations de la plénière. Hélas !  Toutes les explications données hier n’ont pas convaincu. Ceci expliquant donc cela.

On rappelle que déjà en juin 2019, l’Assemblée provinciale de Kinshasa avait mis en place une commission d’enquête, notamment, sur la gestion du Marché de la liberté, construit sous la présidence de feu le Président Laurent-Désiré Kabila. Ce, en  guise de récompense aux populations du district de la Tshangu, pour avoir résisté à l’agression des rebelles en août 1998.         Grevisse KABREL

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