A l’occasion de la célébration du 10ème anniversaire de LA DDC

Ingele Ifoto reprend les commandes du parti

Le député national Jean-Marie Ingele Ifoto a désormais repris la présidence de son parti politique « Dynamique pour le développement du Congo » (DDC). C’était le samedi dernier, au cours d’un séminaire idéologique organisé à l’intention des cadres du parti, à l’occasion de la célébration des dix ans d’existence de cette formation politique.
Frappé par l’indisponibilité constitutionnelle suite à sa qualité de ministre de l’Energie et ressources hydrauliques du gouvernement Bruno Tshibala, Jean-Marie Ingele Ifoto a été rétabli dans ses fonctions de président national de la DDC au cours de cet exercice citoyen et scientifique.

Placé sous le thème: « la reconfiguration politique à l’ère de la covid-19 », ce séminaire de renforcement des capacités des cadres de la DDC vise à préparer ces derniers aux futurs enjeux électoraux. « Nous cherchons à donner une peau neuve à notre formation politique qui a été confrontée à l’expérience de la gestion de la chose publique, le processus électoral. Et, maintenant, nous devons nous donner de nouveaux rendez-vous. Pour cela, il nous faut de nouveaux repères. Et quand on a des repères, on a des guides. Tel est la quintessence de la tenue de ce séminaire », a déclaré à la presse Jean-Marie Ingele Ifoto.
En parlant des élections, Ingele Ifoto souligne qu’un parti politique n’est pas une œuvre de charité.  » Un parti politique, c’est pour la triple mission que vous connaissez, sur base d’un projet de société. C’est conquérir le pouvoir, l’exercer et le conserver le plus longtemps possible, conformément aux textes légaux et réglementaires qui régissent notre nation. Nous sommes là comme parti politique. Nous venons avec ces ambitions, tout en sachant que nous avons un projet de société et que nous avons des capacités, et des compétences pour réaliser notre programme d’action, notre programme de gouvernance. Voilà pourquoi, nous nous réunissons autour de ces objectifs », a-t-il renchéri.

Soutien de
la candidature
de Jérôme Bonso
à la tête de la Ceni

Abordant la question de nouveaux animateurs de la Commission électorale nationale indépendante, Jean-Marie Ingele Ifoto n’a pas caché le soutien de son parti, à la candidature de Jérôme Bonso à la présidence de la Ceni, dont l’expertise en la matière, selon la DDC n’est plus à démontrer.
« Si à la DDC, on choisit Bonso Jérôme, qui est connu de la Société civile et qui n’est pas de notre parti et dont l’expérience est connue de notoriété publique internationale, comment nous poser la question de politisation de la Ceni puisqu’on aura choisi. Qu’est-ce qui se passerait alors ? D’où viendra le futur président de la Ceni? Je ne sais pas. Il ne va pas venir de nuage. C’est sera un citoyen congolais. Donc, vous ne pouvez pas nous priver de cette liberté de faire le choix sur les animateurs de la Ceni. On fait le choix sur les politiques, pourquoi ne voulez-vous pas que l’on fasse le choix sur les animateurs de la Société civile. Surtout ceux qui vont siéger dans cette instance, dans ce tribunal, dans ce jugement qui nous rendra peut-être noir ou blanc. « 

DDC ne s’inscrit pas dans l’Union sacrée et reste au FCC
La reconfiguration politique au niveau du parlement a également figuré parmi les sujets débattus au cours de ce séminaire de la DDC. D’ores et déjà, Ingele Ifoto souligne avec étonnement et colère « qu’on se soit battu pour avoir des institutions, un Etat de droit démocratique et que l’on se retrouve dans cette pratique. Alors il faut que nous puissions interroger notre société. La démarche n’est pas individuelle. Mais nous pouvons intégrer ça dans la démarche d’autres pays. Avions-nous mal choisi de textes? Avions-nous eu de mauvaises pratiques? C’est une question de société et je crois qu’au cours de ce séminaire, nous aurons des questions là-dessus ».
On rappelle que cette cérémonie a été marquée par deux interventions. Le premier à prendre la parole a été l’abbé José Pundu qui a planché sur le « pilier de la démocratie participative et la réconciliation ».
Dans son exposé, ce prêtre diocésain a planté le décor en abordant le problème qui mine le processus de décollage du développement des Congolais, qu’il juge d’ordre anthropologique, avant de soutenir que la société congolaise est en panne de leader.
Le deuxième intervenant, Jérôme Bonso, président de Linelit (Ligue nationale pour les élections libres et transparentes), a axé son message sur le sous-thème: »les partis politiques et le processus électoral, quelle réforme pour les élections crédibles, transparentes et apaisées en RDC? ». Ce technicien des questions électorales n’est pas allé par quatre chemins pour fustiger l’attitude des animateurs de la Société civile et de la classe politique qui tentent de s’entraîner aveuglement sur la mise en place prématurée des animateurs de la Centrale électorale avant de vider les préalables légaux.
Pour Jérôme Bonso, il faudrait d’abord envisager des réformes électorales avant de penser à la désignation des animateurs de la Ceni. « Ce serait mettre la charrue avant le bœuf. Nous avons vécu cette expérience que nous appelons jurisprudence électorale. On a installé les animateurs de l’ancienne CEI en 2002 et la loi portant organisation et fonctionnement de la CEI est sortie le 24 juin 2004. C’était une loi taillée sur mesure et le résultat électoral était un fiasco parce qu’on ne peut désigner les animateurs de la Ceni sans un soubassement juridique », a-t-il soutenu avec insistance.
A la fin de ce séminaire d’immersion idéologique, Gaston Makpoplo, président intérimaire a passé le bâton de commandement au député Jean-Marie Ingele Ifoto. De son côté, Mme Faustine Selegbe a cédé le flambeau au député Lumeya Dhu Malegi, Vice-président du parti. Ce dernier a promis que le président national va bientôt fixer la presse sur la position du parti.
Rocco NKANGA

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